TRENTE-QUATRIÈME MANIPULATION
Observer au microscope divers objets ^ tels qu£ des globules à sang, des grains de fécule, des organes de plante. Dessiner ce.^ objets à la clta^ubre claire. Déterminer siiccessivement le grossissement du microscope, et la dimension , absolue, ou le diamètre réel des objets examinés.
Les microscopes que l'on emploie habituellement dans les labomtoires de chimie et de pharmacie ont des formes et des dispositions très-variées. Mais quand on ne considère que les pièces essentielles qui les composent, on trouve qu'ils peuvent se réduire à deux espèces distinctes : 1° le microscope simple, qui ne comprend qu'un seul verre lenticulaire, et qui est connu sous le nom de loupe; 2" le microscope composé, qui comprend au inoiii> deux verres lenticulaires, et qui est le microscope proprement dil.
Microscope simple. — La loupe ou microscope simple ne doil pas nous arrêter longtemps : nous l'avons décrite théoriquenionl dans les généralités qui précèdent. Elle consiste en une simple lentille convergente à court foyer. Lorsqu'on place un petit objK en deçà et très-près de ce foyer, il suffît d'appliquer l'œil de Tautrc côté de la lentille pour apercevoir une image droite, agrandie, et vivement éclairée de cet objet.
Deux avantages principaux se rattachent à l'emploi de la loupe: 1'' elle permet de voir distinctement, à la distance de !2 ou â centimètres seulement, un objet qu'il faudrait placer sans elle à la distance de 2^2 centimètres environ ; 2" elle fait pénétrer dans la pupille un grand nombre de rayons lumineux qui, sans son intermédiaire, tomberaient en s'irradiant sur les côtés de l'œil, et seraient perdus pour cet organe. Le premier avantage a pour conséquence d'augmenter l'angle visuel sous lequel l'objet est aperçu, et, par