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I. Observation microscopique simple

L'observation microscopique simple a pour but démettre en évidence des détails de structure et d'organisation que l'œil seul ne peut apercevoir directement, à cause de leur extrême petitesse. Il importe d'opérer dans les conditions les plus favorables d'éclairage, de mise au point et de grossissement.

1" Éclairage. — Placer le miroir concave M (fig. 193) en regard d'un nuage vivement éclairé (1), et lui donner l'inclinaison convenable pour qu'il renvoie le faisceau réfléchi dans Taxe du microscope (2). Comme le faisceau réfléchi est convergent , élever ou hisser le miroir pour que le petit objet reçoive la quantité de lu-

it} U faut éviter d'employer la lumière direcle du soleil qui, réfléchie par le miroir

^« Taxe du microscope, serait absolument éblouissante, et rendrait la réline inca-

fible de percevoir l'ombre très-pâle du contour des objets. Comme lumière réfléchie,

<t peut employer celle d'une lampe à huile, bien qu'elle ait Tinconvénient d'avoir un

l ^ un peu jaune.

I (i) Quelquefois on éclaire Tobjetpar la' lumière oblique, de telle sorte que le fai»- « (ttu réfléchi, au lieu de se diriger suivant l'axe du microscope, est rejeté sous un

I5i ÊCLAIHACE DE L'OBJET,

iniêrc qu'oQ dOsirc lui communiquer. Si le miroir est placé à une distance telle, que l'objet se trouve exactement au sommet du cône lormé par les rayons réfléchis, Ofi aui-a la position qui convient au

Pir<l articulû àa portL--loupc de M. Cosm

maximum d'éclairage. C'est celle qu'on adopte pour les forts grossissements.

Quand l'objet à examiner est opaque, ou mùme quand il ne laisse psser que difficilement b lumière, on éclairn sa surface aii moyen d'une lentille ([lie l'ondirig;c vers le nuage lumineux, et à laquelle on donni' la position convenable pour que l'objet se Iroim' I dans le cône des rayons ivfi-aoïr'î.

On peut se servii' avec a\-anlage du système de loupe (lîg. MWi imaginé par M. (^osson. Sur un piod métallique très-fort et trèslourd se trouve installée «ne petite rolonnc àrrémaillière qucTwi peut élever ou abaisser au moyen d'une vis d'engrenage. A i'extrémité supérieure de cette coloune se trouve une lige très-longw et deux Ibis articulée qui p^'ut, par eola même, prendre toutes le*

l'i'fliif.igp 1

mifh' [>lii4 ou rnoin:! niivrrl en clcliurs de ci\l 3\r. Otte illipasitjnn, ivpri^ntr^ pai la liRtlv H C ttlic. 1Q7|, n'apprend en |{<'[ii''ml rien de ping que l'^<:lain)!f! dirrcl: niii) clli> a l'avnnlngr' irolTrir à l'ubscrvnt^iir iiii Fpprtaclv curieux e( innrcoutumé en l>i " ' 'i>t ■■■iii U firme d'un ■niiil'' pnlyéilriqun IrèR-hrilInnl. doiu l'onibre fl ' n'ii' l'oiiiiiic le serait relie il'iin nlijct Main pu le soleil.

ositions possibles; de sorte que la lentille qui la termine peut oujours être amenée en regard et à la distance convenable du petit )bjet qu'il s'agit d'éclairer ;

2* Mise au point. — La mise au point s'effectue, comme nous Vavons dit, au moyen de deux mouvements : l'un, qui consiste à faire glisser le tube du microscope dans l'anneau qui le contient, c'est le mouvement brusque; l'autre, qui consiste à tourner légèrement le pignon de la vis micrométrique, c'est le mouvement lent.

Comme l'objet, si petit qu'il soit, a toujours une certaine épaisseur, la mise au point, quand elle est obtenue, ne s'applique jamais qu'à une même couche superficielle ; de sorte qu'il est nécessaire, pendant TobseiTation, d'avoir toujours la main sur le pignon de la vis, et d'amener successivement au foyer de l'objectif toute? les parties de l'objet qu'on examine.

Il est à remarquer que, dans les microscopes bien construits, la plaline reste fixe. C'est qu'en effet l'expérience a montré que le procédé qui consiste à faire mouvoir le corps du microscope est bien plus précis et bien moins sujet à dérangement que celui qui consiste à faire mouvoir la platine. L'objet, d'ailleurs, étant mis en mouvement, quand la platine se meut, les points qu'on examine n'ont plus toute la fixité désirable ;

3* Dimension de V image. — Quand le petit objet est convenablement éclairé, et que la mise au point est obtenue d'une manière lussi parfaite que possible, il s'agit de donner à l'appareil un grossissement qui permette d'observer tous les détails de l'image. ^'opérateur a, pour cela, trois moyens à sa disposition : le chan- ;ement de l'objectif, le changement de Toculaire et le simple tirage lu tube qui fait varier la distance entre ces deux pièces.

a. Le premier moyen de grossir les objets consiste à employer Successivement des objectifs de plus en plus forts, c'est-à-dire d'un loyer de plus en plus court. L'image grandit, en effet; mais, à mesure qu'elle grandit, sa lumière devient moins vive, et ses contours se recouvrent de franges colorées qui nuisent à la netteté de l'observation. Cette circonstance, jointe à l'obligation d'emlloyer des couvre-objets de plus en plus minces, s'oppose à ce

çie le grossissement puisse être porté au delà de certaines L Mes.

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b. Le second moyen consiste à prendre des oculaires de plus en plus forts; et ici, comme dans le cas précédent, on remarque que, plus Toculaire grossit, plus il fait perdre de lumière, en même temps qu'il déforme davantage le contour des objets. L'observation montre, toutefois, que la perte de lumière et la perturbation apportée dans la netteté des bords de Timage, sont beaucoup plus marqués, à grossissement égal, lorsque ce grossissement provient du changement de l'oculaire, que lorsqu'il provient du changement de l'objectif. Il en résulte que, toutes les fois que la nature des recherches le permet, on préfère changer l'objectif, malgré l'inconvénient, assez faible du reste, d'employer des couvre-objets de plus en plus minces.

En pratique, il suffit d'avoir trois oculaires dont les grossissements soient entre eux comme i, i 1/2, et 2. L'inteimédiaire est celui que Ton emploie le plus ordinairement. Le plus court ne sert que dans certains cas exceptionnels où on l'associe aux objectifs les plus puissants.

c. Un troisième moyen de grossir les objets consiste tout simplement à allonger le corps du microscope, c'est-à-dire à agrandir la distance qui sépare l'objectif de l'oculaire. Il est alors nécessaire de rapprocher le corps du microscope de l'objet, afin que l'image de cet objet se retrouve dans la position convenable par rapporta l'oculaire. Les anciens microscopes n'avaient guère d'autre moyen de grossissement, et il faut convenir qu'il est en effet très-simple (;t très-commode. Mais il présente deux inconvénients graves : lo premier, que nous avons déjà signalé, consiste en ce que l'image prenant une épaisseur sensible, l'œil n'aperçoit distinctement que les points convenablement situés par rapport à l'oculaire ; le second tient à la grande quantité de lumière qu'éteignent, en général, les instruments à long tirage. Ce second inconvénient est le! que, lorsque le tube du microscope dépasse 25 centimètres, et que Toculaire employé a moins de 3 centimètres de longueur, la perte de lumière devient assez considérable pour qu'il y ait tout intérêt à observer avec des grossissements moindres.

En résumé, pour donner à l'image les dimensions qu*elle doit avoir, le mieux est de ne changer ni l'oculaire, ni la longueur du tube, mais de choisir un objectif dont la puissance soit en rapport avec le grossissement que l'on veut obtenir. Les objectifs à immer-

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