MESURE DU POUVOIR AMPUHANT
ique et sur un même axe sonl grossies et reportées ensemble ine manière inséparable.
Quant au petit calcul à Taide duquel on arrive à connaître le ossissement par ce procédé, il est des plus simples. Supposons, le chaque division du micromètre recouvre trois divisions de ichelle étalon : puisque celles-ci sont distantes d'un millimètre^ en faut conclure qu'après le grossissement total du microscope,. laque centième de millimètre occupe un intervalle de trois mil-
mèlres. Ainsi 0- 01 X G = 3-" 00 ; d'où G = ^-j^ = 300.
11 est rare que les divisions extrêmes du micromètre oculaire^ incident exactement avec les divisions du micromètre objectil ii leur sont superposées. On compte alors le nombre n des [visions de l'objectif auxquelles correspondent les 50 divisions î roculaire, et le rapport ^ donne avec une approximation très- [acte le nombre de millimètres et la fraction de millimètre auxlels correspond, après le grossissement, chaque centième de jllimètre du micromètre objectif.
Le grossissement, tel qu'il vient d'être calculé, représente évi- 3mment le grossissement total du microscope. La mesure s'efctue, il est vrai, au moyen d'une échelle étalon graduée en. ixièmes de millimètre; mais comme celte échelle est vue à avers une loupe qui la grossit dix fois, les dixièmes de millimètre» ^viennent, en réalité, des millimètres. La mesure, établie au oyen de l'échelle en dixièmes grossie par la loupe, est donc )solument la même que celle qui serait établie au moyen d'une îhelle en millimètres, observée directement. Et l'on est ainsi •ndé à dire que, lorsqu'un centième de millimètre, grossi par le licroscope, devient capable de recouvrir 3 millimètres, le grossissment qu'il a éprouvé, et qui est égal à 300, est dû à l'ensemble^ es pièces qui composent le microscope, c'est-à-dire tout à la fois il système objectif et au système oculaire.
Il semble, d'après cela, qu'il soit facile d'établir la part qui îvient à chacune de ces deux pièces dans le grossissement totaL n effet, le grossissement total G étant égal au produit g X g^ des eux grossissements de l'objectif et de l'oculaire, on peut poser
= ^ . Dans le cas actuel où G est supposé égal à 300, on a. = ~ = 30. Mais il faut remarquer que, dans tout oculaire biea
AU OCULAIRE MICROMETRIQUE.
construit, il y a deux verres à considérer, savoir : le veiTe supérieur et le verre de champ. Et si le premier est le seul qui r^sse le grossissement g' de Téchelle étalon, le second modifie nécessairement le grossissement g de Tobjcctif, de sorte qu'il n'est phs possible de déduire celui-ci de l'équation g = j, . L'effet da verre de champ est de rapetisser l'image réelle formée par Tobjectif, et, par conséquent, de déterminer le grossissement de celui-ci. La valeur de g est donc nécessairement trop petite. Mais la réduction qu'elle éprouve est variable, quoique le verre qui la détermine conserve toujours la môme position et la même puissance focale. La détermination exacte de g n'a, du reste, qu'un intérêt de curiosité scientifique.
En résumé, le grossissement, déterminé par le procédé du micromètre oculaire, n'est pas celui de l'objectif seul, mais celui de tout le microscope, objectif et oculaire compris. Il représente l'image grossie d'abord par l'objectif, réduite ensuite par le verre de champ, qui en a rapproché les rayons divergents, et grossie de nouveau par le verre supérieur, qui est celui que l'on a sous les yeux. Mais, comme on ne peut obsen-er sans oculaire, le grossissement de l'objectif seul serait tout à fait inutile à connaître.
Le principal inconvénient que comporte le procédé du micromètre oculaire résulte de la difficulté qu'on éprouve à obtenir des verres grossissant exactement dix fois. Malgré le soin quonl apporté dans ce genre de travail MM. Nachet, il existe encore des •différences assez notables entre les divers oculaires micrométriques qu'ils construisent. Pour donner une idée de ces différences, nous dirons qu'avec un môme objectif associé à des oculaires qui tous avaient été réglés pour grossir dix fois, on a obtenu des grossissements variant entre 475 et 530.