QUARANTE ET UNIÈME MANIPULATION
Faire une épreuve photographique sur verre à l'aidedu collcdio» ■ ioduré et d'un bain d'argent, en versant successivement sur k
plaque impressionnée une solution de protosulfate de fer el
une solution de cyanure de potassium.
Description de rapparcll. — L'appareil qui sert pourb préparation des positifs sur verre est un appareil général dont on fait usage pour toutes les opérations photographiques. On le désigne sous les noms de daguerréotype, chambre noire à tirage, ajtjjoreil de Daguerre. Les deux figures 254 el 255 représentent la
chambre noire à tirage vue par sa partie antérieure : la premicn; la monti'e en coupe, la seconde en perspective. M M est une caisse rectangulaire dont les parois sont noircies intérieurement, à l'exception de celle qui forme la face du fond, et qui est constituée pi une lame de verre dépolie V à très-petits grains. Celte caisse comprend deux parties distinctes dont l'une C, est fixe , tandis quf l'autre B est mobile, et peut entrer à frottement doux dans la première.
La face antérieure de la partie G est percée, en son milieu, d'une large ouverture circulaire, à laquelle se trouve adapté, hermétiquement, uD tube de laiton A portant l'objectif, c'est-à-dire le système de convergence destiné à donner l'image réelle de l'objet qu'on veut reproduire. Cet objectif, qui consistait dans l'origine en une lentille simple biconvexe, est formé aujourd'hui (fig. 260)
OBJECrrF SIMPLE ET DOUBLE.
de deux lentilles achromatiques LL\ disposées comme on le Toit dans la figure. L'emploi do deux lentilles substituées à une lentille unique est assez fréquent en optique, et il présente des avantages incontestables. Lorsque ces deux lentilles sont disposées de manière à produire le même degré de convergence que la len-
FiG. âo8. — Coupe de la chambre noire et du porte-objectif.
tille unique qu'elles remplacent^ elles donnent nécessairement une image plus vive et plus brillante (1). L'objectif simple qui était seul €n usage autrefois, qui est encore adopté aujourd'hui par certains photographes, est formé en réalité de deux lentilles simples collées easemblCy Tune biconvexe en crovw (fig. 250), l'autre biconcave en flint. Cette disposition a pour objet non-seulement de réduire au moindre degré possible l'aberration de sphéricité, mais encore
Ki^"-^--..
Fio. ÎîjO. — Lentille achromatique.
et surtout de rendre nette jusr{u'au\ bords Timage qui se produit
sur le verre dépoli.
U y a deux manières d'employer l'objectif simple :
1* On peut tourner la lentille de manière que le vJAk concave
regarde le verre dépoli ; c'est ce que l'on fait pour de.s fKirtrait» ou
(1) Cela rétalt« de ce q»i«r. pour *^îiUrr \t:% zh^niinm 4*! tf^i^Kit^, 'Ht *r»t fétn»! de rettreindre Vmpmian dfrs i*«tiiJ*r«, H. 4t f^ufr q*t'*'Uf% u'»riitUr»t^^tt y4tMt% t^u'un^, portion limita des sphères qui ]^ t/rrrninent. K'i w^rl^ tu*- ti un^ UtuUlUi m un Pfj*^ Irè* court, ooen d'autres teno** ii ^Ik 9pparti<!;rit a «««s *pià*rr 4k t/'rv'p^t rajum, son ouTertnre étant |«r cela lu^tiHï \SK^-^r\ Ur. H> r*^ p^t ^^ti^Xi". que y^.u 4e lu^ mière, et les images qu'elle doiu>« umi Uk^-^m ^tiii^.
59i DESCRIPTION DE U CUANBEIE NOIRE.
des vues instantanées. En pareil cas, l'objet doit être placé à au
assez ^nde distance pour que la dimension de l'image n'eicède
pas celle de la lentille ; autrement l'épreuve n'aurait pas la netteté
voulue.
^ On peut tourner la lentille de manière que ce soit la dceconvexe qui regarde te verre dépoli. C'est ce qui a lieu pour le paysage. La lentille donne lieu alors à une grande aberration de sphéricité qUe l'on corrige dans une certaine mesure au moyen d'un diiphragme, comme celui que l'on voit en D, qui arrête les rayoDS marginaux et ne laisse pénétrer que ceux qui sont les plus voisins de l'ase.
A égalité d'ouverture du diaphragme, l'objectif simple est k plus rapide de tous les systèmes d'objectifs connus; mais il ih'
FiG. i<M. — Cliamlire n
peut soi-vir que pour les lepioductions de paysages. Sa qualûi' essenliellc est de posstdci au plus luut drgré la profondeur ifc foyer, c'est-à-dire la facultu de repioduire des plans différenli avec une égale netteté. Cette qualité, tonlcfois, n'existe qua la condition de munir l'objoctif d'un diaphragme assez petit pour qu'il n'excède pas le j^ de la dislance focale.
Indépendamment des autres avantages que présente une pareilli' combinaison, elle fournil un moyen de rendre la mise au point plus parfaite, et de donner par conséquent plus de netteté aui images. Lalenlillc L {fig. 258) élant fixe, et la lentille L' pouvant au contraire être mise en mouvement au moyen d'une crémaillère et d'un pignon P on peut h volonté augmenter ou diminuer l'intervalle qui sépare ces deux lentilles, et par suile déplacer 1p foyer conjugué de quantités très-petites, de manière à l'amener
DIVERS MODÈLES DE CHAHBRE NOIRE. 50r>
toujours et Irès-exactement sur l'écran de verre dépoli qui forme le fond de ta caisse.
Ce n*est pas toutefois par le pignon P seulement que l'on pcul obtenir ce résultat. Lorsqu'on veut elFecluer la mise au point, ou se sert d'abord dii tirage de la boîte qui permet d'avancer ou dn reculer ta partie mobile de la caisse, de manière à placer l'écran dans la position qui correspond au foyer conjugué de l'objet. 1^ f^ure S60, qui représente la chambre noire vue par sa partie postérieure, permet de mieux saisir l'eiïct de ce mouvement. Quand, par le tirage de la boite, c'est-A-dire par un écavtement convenable des deux parties B et C, on a obtenu une première mise au point , on fixe l'écran V au moyen de la vis D, et on fait ensuite mouvoir le pt^OD P pour donner à l'image produite toute la netteté et tout l'éclat que l'on peut désirer.
Lorsque l'on veut elTectuer un tirage assez fort, on peut se ser-
vir avec avantage de la chambre notre à soufflet (lig. 2G1), qui tient Eort peu de place quand elle est fermée. C'est la partie anti'rrieure qui porte l'objectif. La i)artie postérieure est en II. Le soufllet e»! entre G et B. La figure est d'ailleurs assez claiic pour que nouK n'ayons rieo à ajouter aux détails qu'elle présente.
Châ&sis à glace (hg. -H'fi, ^t>:t). L'écran de verre qui forme Ii; fond de la caisse à tirage est (ixi: dans un cadre K qui peut n'enlever à volonté, et que l'on peut remphc/T par une autre piftoî disant partie du même appareil. Cette nouvirlle pièce est connue sous le nom de châms à glace ou rliâtiU de chambre noire.
ms CHASSIS.
Le châssis à glace représenté dans la Tigure ci-dessous se compose d'uQ cadre de bois d'une certaine épaisseur que l'on peut ferma sur une de ses faces par une planchette pliante a, et sur l'antre face par une porte à charnière b. A l'intérieur, le châssis est muni de coins en relief cd e f destinés à supporter ta glace et à ùm qu'elle ne repose pas sur toute l'étendue du bois.
Mode opératolFc. — i° Nettoyer la plaque de verre en la ErMtant avec un tampon de linge ou de colon imbibé d'un mélange d'alcool et de tripoli fin (1 ) . Enlever les dernières traces de iripoli avec du colon bien sec. Comme le verre ainsi trotté attire à lui les poussières qui voltigent dans l'air, il est nécessaire d'attendre que
F[G. ÎGÎ. — Coupe Je chissis i glara Fie J&3. — Chlssis à t'Iacc
son élal élcclrique ait cessé avant de procéder aux opérations ulli;ricures. On détache alors, au moyen d'un blaireau, tous les corpuscules que cette attraction momenlanéc a déposés sur sa surface;
2* Placer l'objet qu'il s'agit de reproduire à une distance convenable en avant de l'appareil de Daguerre; ôtcrle couvercle de l'objectif. Couvrir le verre dépoh d'un drap noir, irl lui donner àl'aidi' du tirage à crémaillère la position convenable pour que l'image de l'objet vienne s'y peindre nelieracnt. Fixer alors l'écran ù l'aide de
(Ij Nous suppusuns ici (|u'il s'agit d'une gbcc neuve duiit la surfarc esl siinplenl^Dl ternie par un peu de pmii»iiTU ou de nialiùre i;ras)c. S'il l'ôigissail d'une glace qui cOt déji tcrvi, il faudrait un ncltoyai^e plus radical. On coni monte rail par déluira^Mr la plaque du eollodion adhérent; nn lu laîasernit f^nsuite séjourner pendant pluiieup bcnres dam de racide iiitri<]ue étendu, puis on la laverait i l'eau pure.