DIXIÈME MANIPULATION
Détemmr la densité de la vapeur d'éther par le procédé de Gay- Lumcetpar celui de M. Dunias, en ayant soin d'introduire dans les calculs les corrections que comportent ces deux procédés.
Le pharmacien peut avoir intérêt, dans un grand nombre de cas, i déterminer la densité de vapeur d'un liquide ou d'un corps volatil, quel qu'il soit.
Trois avantages principaux se i*allachenl à celte détermination : ElleolTre une donnée physique très-importante et souvent utile pour caractériser le corps volatil sur lequel on opère; 2* elle donne le moyen de calculer les proportions dans lesquelles se trouvent combinés les éléments gazeux qui le constituent , S^ elle permet d'en fixer l'équivalent, c'est-à-dire la formule chimique, quand on ne peut le faire par la méthode ordinaire des combinaisons définies.
La détermination des densités de vapeur est encore utile dans les recherches de physique délicate, en ce qu'elle pennet d'apprécier les changements de volume que les vapeurs subissent suivant les conditions particulières où elles se trouvent placées, et de connaître, par exemple, la manière exacte dont chacune d'elles se comporte, quand elle est soumise à l'inlluence variable de la températureet de la pression. Les vapeurs n'étant considérées, en général, que comme des gaz très-voisins de leur point de liquéfaction, il importe de savoir si, tant qu'elles existent comme vapeurs, elles suivent exactement les lois que nous avons précédemment énoncées comme applicables aux gaz permimenls. Les expériences jusqu'ici laites ont montré qu'il existe une différence à cet égard ; mais celle différence a toujours été si faible, que ce n'est qu'à laide des procédés les plus rigoureux qu'on a pu parvenir à la rendre manifeste.
Le pharmacien n'a pas, heureusement, à s'occuper de ces difficiles questions ; et, comme il ne cherche, dans les densités de vapeurs, que l'un des trois avantages signalés plus haut, les procédés usuels peuvent parfaitement lui suffire, surtout s'il les pratique avec tout
le soin qu'ils comportent.
MjiGim.
i\i DENSITÉ DES VAPEURS.
En effet, si Ton admet comme exacte la loi dcGay-Lussac sur/i combinaisons gazeuses, et sur la simplicité du rapport qui exisi toujours enire les volumes des gaz combinés, on comprend qu les petites erreurs qui pourraient survenir dans l'exactitude di résultat obtenu seraient facilementcorrigées par cette circonstance; et qu'ainsi, l'incertitude ne pouvant exister que sur la question de savoir si c'est un, ou deux, ou trois volumes de gaz qui se corabineal ensemble pour former la vapeur du liquide examiné, il faudrail que la densité de cette vapeur lût bien grossièrement prise pour qu'on ne fut pas à môme de répondre à une pareille question.
De même, s'il s'agit de déterminer l'équivalent ou la formulechimique d'un liquide volatil qui n'est ni acide, ni alcalin, et qui ne forme d'ailleurs, aucun composé défini, le pharmacien peut encore se contenter des appareils et des procédés ordinaires, en leur donnant, il est vrai, toute la précision dont ils sont susceptibles. Quelques mots d'explication paraissent ici nécessaires pour bien comprendre le sens et la portée de cette indication.
Lorsqu'un corps volatil, comme l'acide acétique, peut contracter une combinaison bien définie avec un autre corps dont!' équivalent est lui-même bien défini, on n'est pas embarrassé pour fixer la valeur de son équivalent. Ainsi l'acétate de plomb neutre et parfaitement cristallisé, a pour formule, en ne tenant pas compte de l'eau de cristallisation qu'il renferme, Pb 0, C* IF 0^ ; on peut donc considérer G* IF O comme représentant l'équivalent de l'acide acétique anhydre. Mais il existe un grand nombre de corps qui ne se combinent ni avec les acides, ni avec les bases, et qu exigent d'autres procédés pour la fixation de leur équivalent. Lei considérations sur lesquelles on a coutume de s'appuyer en parei cas, sont : 1" la densité de vapeur, quand le corps est volatil i" le dédoublement sous l'action de certains réactifs, quand il es assez fixe pour que sa densité de vapeur ne puisse être obtenue.
Prenons l'exemple de l'alcool. L'alcool est formé de carbone d'oxygène et d'hydrogène, dans les proportions suivantes :
Carbone 5i? 65
Hydrogène 12 90
Oxygène 3i 45
En divisant chacun de ces nombres par le poids atomique dv