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VAPEUR D'ÉTHER

On a ainsi toutes les données nécessaires pour établir là densité de la vapeur.

Ed effet :

Le poids P du ballon rempli d'air sec se compose nécessairement du poids de l'enveloppe et de celui de 1 air. Or, si Ton connaît le volume de cet air, sa température et sa pression, rien n'est plus facile que de calculer son poids te : Il est donné par la formule :

»= V 0*'. 001493 X âà X

760 ^ i +at'

La connaissance du poids de Tair entraine nécessairement celle du poids de l'enveloppe ; car si le poids de l'air est w, celui de l'enveloppe doit être P — w.

Le poids F du ballon rempli de vapeur d'éther se compose de même du poids de l'enveloppe qui est maintenant connu, et du poids de la vapeur qui s'en déduit par différence. On a en effet pour le poids de cette vapeur F — (P — ic) ou F — P -f ^) ^^ ^^ poids se rapporte à un volume V [1 -}- K (i' — t)] à une température C et à une pression H' (1).

Pour avoir le poids des deux fluides élastiques sous le même volume, on cherche quel serait le poids de l'air contenu dans le ballon à la température t' et à la pression ff. Ce poids serait évidemment :

11 n'y a donc plus, pour avoir la densité cherchée, qu'à diviser la valeur F — P -f- « par celle qui résulte de cette dernière formule. Car ces deux quantités représentent les poids comparés de la vapeur et de l'air sous la même unité de volume et dans les

(1) K représente ici le coetncient de dilatation qui appartient au verre dont le ballon est formé.

{î) Dans les deux pesées successives du ballon rempli d'air sec et de vapeur, on ne tient pas compte de la perte de poids que ce ballon éprouve par le fait de son immersion dans Tatmosphère. On suppose que la poussée est la même dans les deux cas, et c*est là une hypothèse qui n'est pas absolument exacte. Il y aurait donc avantage, si ron voulait faire une détermination précise, à équilibrer le ballon dont il s'agit au moyen d'un autre ballon déplaçant le môme volume d'air, et l'on pourrait même pousser la rigueur jusqu'à dessécher complètement l'air qui remplit le ballon dans la première pesée. Mais ce sont là des précautions minutieuses dont l'influence sur le résultat est assez restreinte, et qui n'ont guère d'utilité réelle que dans les recherches de physique délicate.

mêmes conditions de température et de pression. La formule ^ finale devient ainsi :

(P' — P + ir) 760 (1 + g^) ** — V [i + K (f— «)] 0,001293 H'

Moyen de remplir le ballon de vapeur d'élher. — On chauffe doucement le ballon en lui donnant au dessus d'une lampe à alcool la position représentée par la figure 59. La température du verre s'élève dans la partie comprise jusqu'en aô, et l'air dilaté s'échappe par l'ouverture effilée. On plonge alors cette ouverture dans un vase contenant de l'éther, en plaçant le ballon dans la position représentée par la figure 00. Par refroidissement, l'éther monte

FiG. 50. — Chauffage du ballon pour Fic. 60. —Contraction de 1 air et ascension dilater Tair qu'il renferme. du liquide.

jusque dans la panse du ballon ; et, comme les parois qu'il rencontre sont froides, il continue son ascension d'une façon progressive et régulière (1). Dès que la quantité qui s'est élevée représente un poids de 8 à 10 grammes, on retourne vivement le ballon, et le contact des parois chaudes n'a plus d'autre effet que celui de volatiliser une partie du liquide introduit.

Pour remplir le ballon de vapeur d'éther à l'exclusion de l'air et du liquide qui s'y trouvent actuellement contenus, on commence

(1) Il n'en serait pas do môme si Ton donnait au ballon la position représentée par la figuro 61. Les prcmitTcs gouttes de liquide qui tomberaient en a se vaporiseraient instantanément ; et l'air intérieur éprouvant un accroisemement subit de force élastique, refoulerait dans le vase le liquide qui se serait déjà élevé dans le tube. En pareil cas l'introduction de l'éther liquide dans le ballon deviendrait à la fois plus difficile et plus longue.

VAPEIÎH D'ÉTIIER. 1«3

ytr le fixer dans un support métallique (fig. M). Ce support se «omposc de deux anneaux horizontaux, dont l'un, l'nnneau infér lieur est (ixe, tandis que l'autre, l'anneau supéiieur, est maliilo et : peut monter ou descendre parallMement à lui-mL'ine au moyen de Tinxa oreillons qui glissent dins les rainures de deux montant^ lerticaux. On engage le ballon entre ces deux anneaux, en ayant soin que l'origine de sa tubulure se trouve dans la |)arlic liaute(t), ' «I on le maintient dans une position invariable à l'aide de deux

bout-bons pressés par deux vis.

l I'dp tige verticale porte une traverse mobile dans un plan liorilODtal, à laquelle on Tixe deux Ihermomètres servant d'agilateui'S.

Le système étant ainsi disposé, ODleporte dans un bain liquide(â)

Xi^

nt. 61.— Di»(iasilion qu'il faut éviter Fie. fii et 63, — Appamt .In M. Dumas

. du donner au ballun. pour iicn<ilé île vujH-itr l*).

coDtenu dans une marmite de fonte que l'on a placée sur un fournwiu (fig. 63). Il s'y maintient complètement immci^é par son

Ir 0((e disposition a pour eflct du facilitur l'expulsion île l'air par la vapour que Muitl'éther en >e vaporiianl.

il Lorw|u'il «'agit d'i'tlicr, de sulfure île farlonc, de chloroftirme, du, il'une maûi^re ifnérale, d'un liquide dont le point iréhullîtion u'exci^de pa« 70", on pent emvIfim l'eau comme bain liquide ; c'est ce que l'on Tait dan» tes manipulation» de I nnl« de pharmacie. Si le liquide sur lei|iu-l ou opère devait exiKer une température '^riw entre tOO* et lâS°,'il raudrail employer une solution saturée de chlorure de ''• r,g. ti. Support du iMllm ivcc thmnonH.'IrP9 . — Pi(. 03. Cliauili'rri! i^ fuiilp lorminl lui»-

propre poids, et le niveau du liquide doit s'élever assez haut po l'ecouvrir la voûte supéiieure du ballon. On chaufTc {traduelleoM l'eau du bain : la vapeur qui se forme dans l'intérieur du bail chasse l'air par l'ouverture effilée, et s'échappe elle-même parcd ouverture sous forme d'un jet parfaitement visible. On continiu chauffer jusqu'à 70" environ, et, loi'sque le jet de vapeur ces d'être aperçu, ce qui indique qu'il ne reste plus d'éther liquil dans le ballon, on note la température t', la pression H', (AU fernie l'orifice du tube à l'aide du chalumeauen ayant soin demâi tenir l'appareil dans lebnin. On enlève ensuite le ballon, on l'esol parfaitement, et l'on prend très-exactement son poids P'. Ce poil doit être notablement supérieur à P.

FiG. 61. — Asunsion de ri^au dan» li> balluci rempli de vapeur, au nio[n«a(

Moyen de déterminer la capacité itttérieure du ballon i' température t. — Lorsqu'on a pris le poids F du ballon' req de vapeur d'éllier, on plonge l'extrémité de son col dans un n contenant une grande quantité d'eau bouillie et refroidie à la la pérature I, et on la brise sous l'eau elle-même, en évitant toi rentrée d'air. La figure 64 représente cette disposition. L'e monte dans le ballon, et bientôt elle en remplit exactemeni

cniciuni. Si la IrmptTatiirc ilu bain dn'ait s'i^lovor jiiiqii'Â SOO* ou 950*, il h*i alors einpiiiyer une huile HxR, en duiinant la préférence à l'huile de pied de bcEll ■Innne moinx de vapeur* et dca vapeurs mninii Icres que les huiles de prainea. B si l'on devait opi'Ter i des températures encore plus éleiéM, ou se sertirait de t mëlalliques roroiés par des alliages de plomb, de bJMOUtli et d'élain.

VAPEUR D'ÉTHER. Ifô

'é, si loutefois l'opération précédentci a été bien conduite. se alors cette eau dans une éprouvctte graduée (fig. 65), et frede centimètres cubes qu'elle y occupe donne le volume V jndant à b capacité intérieure du ballon pour la tempéra- ).

incipale difficulté que présente la détermination de la denrapeur par le procédé de M. Dumas est celle de saisir le

convenable pour la fermeture du U condition essentielle est que le ioît vaporisé, et qu'il n'y ait dans le ae de ta vapeur, sans mélange d'air, ms dit que, pour remplir cette con- I fallait fermer le ballon, dès qu'on vait plus de jet de vapeur à sa pointe lais celte précaution, qui est en effet ne, ne peut avoir d'effet utile itque la chaleur du foyer aura été ue constante, ou qu'elle n'aura

aucun afiaiblissement pendant la i l'opération. Car si, à un moment la chaleur du foyer venait à se

l'ébullilion du liquide cessant, on ivrait plus de jet à l'oriticc du tube, armerait te ballon trop tôt : le liquide orisé serait pesé comme vapeur, et ilé serait trouvée beaucoup trop

ïme si, le liquide étant compléte- Lporisé, la température venait à s'a- ik voiamc de l'cau qui l'a ivant lafermeluredu ballon, la vapeur '"'^'"p''-

en se contractant, produirait un vide qui serait immént rempli par de l'air. En pareil cas, il y aurait encon; anslapeséc, puisque celle-ci porterait sur un mélange d'air

-.it p.iï cliase racili! que iIk Taire paner rn.iu du hnllon dans l'éprouvettc. ''iir lie pouvant diviser la rolnimc lii|uiilt.- a cause de li capillarité de fjut donner un Irait de limi; ilans la pnrlic ta plus \3Tf,e du tube ; et bÎ e»! encore Irap l'Iroilc, se servir de la p.irlie délachéc cuminc il'un si-

elde vapeur, alors qu'elle ne dt)it porter que sur delà vapeur pure On est averti, du reste, de ce dernier inconvénient au momeol Ton brise sous Teau la pointe eflilée du ballon. Celui-ci, au lieu se remplir dune manière complète, ne se remplit que partielleme ot l'espace quo l'eau refuse d'occuper mesure précisément volume de lair rentré. On peut donc en calculer le poids pc la température (et pour la pression H', et l'on déduit ce poids celui (le la vapeur. Seulement, la pression de cette vapeur n* plus ir, comme nous l'avons supposé, mais ir-/",/* étant la foi élastique calculée de cette petite quantité d'air pour la temp rature t.

En général, on ne fait pas ces corrections à l'école de pharmad Pour peu que le ballon contienne à ou 4 centimètres cubes d'à on considère l'opération comme mauvaise et on la recommem

•OBiiée* d'une expérteiice iH**<Hiv^« m^ hi yrmpemr d'étlMr ^r le prti'

de M. BaBUM.

Soient :

P. . . . Poids du ballon rempli d*air sec à t et à H. . 549^ 600 t . . . . Tempércitureambiante^au moment de la pesée 25**

H. . . . Pression barométrique corrijjée, id 757"" 0

P'. . . . Poids du ballon rempli de vapeur d'éther à

la température i' et la pression H' 559' 059

i' . . . . Température de la vapeur d'éther, au moment de la fermeture du ballon 80*» 0

H'. . . . Pression barométrique supportée par la vapeur d ether, au moment de la fermeture

<lu ballon (hauteur corrigée) 756""4

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