‹ Manipulations de physiqueChapitre 44 sur 304 · REMPLISSAGE. POL\TS FIXES. U · texte numérisé non relu

REMPLISSAGE. POL\TS FIXES. U

cte de plus en plus, et une partie du mercure de l'ampoule dans le réservoir (fig. 69).

ihaufler de nouveau le réservoir jusqu'à faire bouillir le merlui y a pénétré : la vapeur du métal expulse complètement lu lube, ainsi que les dernières traces d'humidilé que le merpouvait encore retenir. Si, dès lors, on cesse de chauffer, la

rrfr<"

Fie. 0(8 et 69. — Remplissage du tube, thermométrique à mercure.

r mercurielle se condense, et l'appareil se trouve exactement i de mercure, au moins dans la partie qui correspond au rér et au tube. La fig. 70 représente cette disposition (1).

'aVwn des limites entre lesquelles le mercure doit se mour — 11 s'agit maintenant de régler la course de l'instrument, i-dire de marquer les limites entre lesquelles le niveau du

il r«?»tait In moindre buIK^ d'air divisant la colonne liquide en un point quclile son étendue, il faudrait recommencer à faire bouillir le mercure, de mal'cipulser cnnqdétenicnt. T/est une condition de rigueur, sans laquelle le ther- « ne serait point acceptable.

CONSTUUCTIO.N DES THERMOMÈTRES.

mercure doit se mouvoir. Les capacités relatives du réservoir et do tube ayant été calculées pour un inten^alle de 1^ degrés enviroi, on s'arrange pour que le niveau du mercure occupe la partie supérieure de la tige quand le thermomètre est exposé à une température de -f 1 10° ; et il est évident, dès lors, si les mesures ont été prises bien exactement, que le niveau se trouvera au bas de h

FiG. 70. — Tubp thcmioinétrîque à mercure, complètement rempli.

FiG. 71. — Disposition que |)rébcntc le tube tliermométrique à mercure, au moment où Ton en détache l'ampoule.

FiG. 72. — Tube thermométrique dont on a détaché l'ampoule et effilé li pointe.

Iig(» quand la température sera — 10° C'est là, en effet, la coui*se ordinaire des thermomètres à mercure que Ton construit à Técole de pharmacie. Voici maintenant comment on procède pour obtenir ce résultat.

1° Avant que le thermomètre de la fig. 70 se soit complètement refroidi, faite couler par la pointe effilée dont on agi*andit au besoin Touvcrlure, le liquide contenu dans l'ampoule. Le niveau du mercure se trouve alors au point a dans le tube (fig. 71), et il

REMPLISSAGE. POINTS FIXES. i 10

descend peu à peu, à mesure que le refroidissement se poursuit. Quand le refroidissement est complet, le niveau s'est abaissé à quelques centimètres au-dessous du sommet de la tige.

i* Chauffer à la lampe d'émailleur la partie du tube comprise entre a et c, on la tournant dans la flamme jusqu'à ce que le verre soit ramolli. Etirer alors le tube en pointe effilée, et détacher Tampoule par un trait de lime. Le thermomètre prend alors la forme représentée fip. 72; mais sa pointe effilée est encore ouverte.

3" Plonger le thermomètre dans un bain d'eau salée en ébuUition (i), en ayant soin que son extrémité ouverte fasse seule saillie an dehors du bain. Le mercure se dilate, gagne le sommet du tube, et sort en fines gouttelettes par la pointe effilée. Dès que Técoulement cesse, ce qui indique que le mercure a pris tout le volume qu'il peut prendre pour la température à laquelle il se trouve, on ferme le tube en dirigeant le dard du chalumeau sur sa pointe ouverte. Le tube ainsi fermé se trouve privé d'air ; et quand le merrure se contracte, il laisse au-dessus de lui un vide semblable à celui de la chambre barométrique (2).

Points fixes de la graduation, — Pour rendre comparables les

indications fournies par les divers thermomètres, on fait reposer

la graduation de ceux-ci sur deux points fixes, c'est-à-dire sur deux

points de repère qui sont en coïncidence nécessaire dans tous les

thermomètres, parce qu'ils correspondent à des températures qui

^ûl partout et toujours les mômes. Ces deux points sont la fusion

(le la glace et Vébullition de Veau.

On a observé que la glace fond toujours à la même température,

n»Cnc solution saiurôc de sel marin lioiit à -f ^^3* ' ^^^^^ ^^ pression normale •le Qr 760.

lii 11 est important de ne pas laisser d'air aii-dossus du mercure au moment où l'on ftnne le tube ; car cet air pourrait, à un moment' donne'*, ou diviser la colonne merfuridk», ou amener la rupture de l'instrument.

Certains physiciens, cependant, ont émis l'opinion qu'une petite quantité d'air, laissée* au-dessus du mercure, valait mieux que le vide absolu. La pression extérieure a^t, comme on sait, avec une puissance de 1 kilogramme .par centimètre carré ; et, quand rien n'existe a l'intérieur du tube pour contrebiilancer cette pression, le réservoir subit a la longue une déformation qui modifie sa capacité. U est bien vrai qu'en laisnot une petite quantité d'air on atténue beaucoup cet inconvénient ; mais il faut alors prendre de grandes précautions pour éviter la division de la colonne mercurielle. Il Ciul aussi, pour éviter la rupture du thermomètre, disposer au sommet du tube, un petit reoflement destiné à contenir l'air, lorsque, par m^rde, on a dépassé la températore qui am^ne le. liquide an sommM de la tifre.

quelle que soit la pression (i), quelle que soit l'eau d'où elle provient. Un a observé, de plus, que cette température reste im-arbUe pendant tout le temps que dure la l'usioa. On a donc décidé de choisir le point de fusion de la glac *; comme premier point fixe de la graduation des thermomètres, et l'on est convenu d'en faire ■ le 0° de la graduation.

11 a été reconnu, d'un autre cûlé, que, quand l'eau est en ébulH- • tion 90HS la pression normale, la vapeur qui s'en échappe a toujours la môme tempéraliirf, quelle que soit la nature di:

cette eau, et quelle que soit l'activité du foyer qui en provoque l'ébullition (â). C'est donc la température qur possède la vapeur (le l'eau en ébullition sous la pression normale qu'on a choisie comme second point lise, et Ton est convenu d'en faire le point 100' de la {graduation.

Voici maintenant le détail opé* ratoire.

Point (y. Remplir de glace pilée un vase V (fig. 7;î), dont le fond percé de trous laisse écouler l'eau provenant de la fusion.

Plonger dans cette glace )e thermomètn^ à mercure qu'il s'agit de graduer. La colonne liquide s'abaisse d'abord rapidement ; puis sou mouvement se ralentit, etbientôt il s'arrête. Lorsque le nivi-au est devenu parfaitemenl slationnaire, ce qui exige environ un quart d'heure, on marque d'un trait fin la partie de la tige qui lui correspond : c'est le pointO" delagradualion.

iii> riisiiiri 'le 11 iiliirc iiVsl pn» HhHiluinenl ind^p^ndanl de U luettes Mt tollenicnt faiblo dans les cirfonetaDCPi ordinkires ciiDimc comfilëtcmpnt négtigoablr.

ncnt que l'ean boul :i 100° sous la pression normale de 760~; T riTtaini^ rrutriclinn». La pun>lé pinii on mains grande de

point 0* dp 1

nENPUSSAGE. POINTS FIXES. |3l

/ lOO' — Porler le thermomètre à mercure dans l'appareil

spécialcmcnl à la détermination du point 100° (fig. 74). areil étant placé sur un fourneau à «az convenablement .■au contenue dans le vase M entre en ébullition. La vapeur l'abord dans le tube cy- ,e A el descend ensuit** s deux enveloppes en suichemin marqué par le<:

puis elle arrive en D ie se dépge dans l'atre. Le tube m qui est la lubulureEest destiné de manomètre, et à Taire 'e à tout instant la tension ;ède la vapetir dans l'ap- I).

lermométre que l'on a 'ouverture a se trouve itouré par la vapeur et d rapidement ia tempé- I,e mercure qu'il contient 0 et s'élève firogressidans le tube. On fait a tifte du thermomètre

bouchon de manière nivenu ne fasse jamais faible saillie au-dessus )ouchon. Et quand il est devenu parfaitement stationlalgré la permanence de ré)»ulli[ion de l'eau, on marque

«a «mclii^i, I» nnuiri- ilu vav < 1 iIp eircoiixiaDcn qui a}çis5i>nt |inur moililUr ta Ipinpi-ratiin- An %an Slwl- 1 rrâullP dfs (ilKii>rvalji>n-i liti Rudhrric i\af *i, nu lini iIk ploiiKW Ir llier- ■as le lùjiiiilc luiHu^mp, nn lo plni^^ ilans la vn|iGur ijul i'en Miippr, on tais tontPii cp4 rai iH>«<lpvarin lion*. L'rau |i«iil lioiiillir â ll(r, tSO*, 130*. I5D>, i tempi'nilurr ik sa rapoiir s'en Iruiivo niodiliiic. El, pnurvii que la presKinn le el éi^le  'W". Li va|H-iir '|iii sVrliappn de l'eau en rbiillilion a lou* ■>-exarleaienl la tempi-ralurtt île -|- 100', quelle (inp soii la niliire du rase, util la prufunileiir île la ennrlic liquide, quelle que soil lit nalure on lanm- 1 matériaux iIia'Iuiu''.

pmr iIp l'eau en êhullitinn n'a repliement lu lemp^rature ile-f- 10D*qu'aulnnl Mion extérieure e«t ifiic à 760*". On négltpe m " '" *

Page 1