‹ Manipulations de physiqueChapitre 59 sur 304 · S' 0.7150-0.6794 .,,--- ^-^ "TT 0.679A X · texte numérisé non relu

S' 0.7150-0.6794 .,,--- ^-^ "TT 0.679A X

Le chiffre 0.00209 qui exprime le coefficient de dilatation moyen de l'acide cyanhydrique anhydre pour les températures comprises entre 0* et 25* représente, par cela même, un résultat fictif qui ne s'applique ni aux degrés inférieurs pour lesquels il est trop élevé, ni aux degrés supérieurs j^our lesquebil est trop faible. En resserrant les limites de température, ou môme en déterminant la densité ^' de l'acide cyanhydrique pour chaque degré du thermomètre en particulier, ou reconnaît que le coefficient de dilatation D croit très-sensiblement avec la température, et que, s'il est de 0.0021 en moyenne pour toute l'étendue de l'échelle comprise entre 0* et +25", sa valeur réelle n'est que 0.001^ entre 0* et + 5«, tandis qu'elle atteint 0.0025 entre -f- 20» et -f- 2&>.

Courbe des dilatations observées sur un même liquide. — Ainsi que nous Tavons dit plus haut, le coefficient de dilatation D croît en général avec la température, et c'est surtout dans le voisinage du point d'ébullilion que l'accroissement devient très-sensible.

Les solides qui sont fixes aux températures ordinaires, comme? les métaux, le verre, ont des coefficients de dilatation que rom peut considérer comme uniformes et qui rendent très-faciles les corrections de volume ou de capacité que la chaleur nécessite à leur égard.

II n'en est pas de même des liquides. Si quelques-uns d'entre eux, comnje le mercure, les huiles fixes, n'entrent en ébullition qu'à des températures élevées, les autres, tels que l'eau, l'alcool, le sulfure de carbone, l'éther, etc., sont plus ou moins volatils dans les conditions ordinaires, et leur coefficient de dilatation doil varier selon le degré thernlométrique auquel il se rapporte. C'est en effet ce que montre l'expérience, et c'est ce qui oblige à déterminer des coefficients moyens pour chaque limite particulière de l'échelle des températures.

S'il s'agit des gaz qui représentent le dernier des états physiques que la chaleur puisse communiquer à la matière, on observe que le coefficient de dilatation qui est très-élevé se maintient sensiblement uniforme pour toutes les températures. Pour eux, comme pour les solides, il suffit de mesurer l'augmenUition de volume qui se produit de 0" à -f 1° pour connaître celle qui correspond à tout autre degré, et le calcul des corrections de volume se feiit, ici encore, avec une très-grande facilité.

DIUTATIOS DES LIQUIDES. 191

Ost donc aux liquides volatils que s'applique la courbe des dilalalions dont il est question dans ce paiagiaphe. Déterminée avec soin, et pour chaque liquide en particulier, elle constitue un caractère spécifique, dont l'importance ne saurait être méconnue.

Le moyen de tracer cette courbe est simple. On commence par IliTurer deux lignes droites AB, AC (fig. 93), formant un angle droit l'une avec l'autre, et ayant un même point d'origine en A. Sur l'une de ces lignes, la ligne horizontale, on marque des degrés équidistants qui expriment l'accroissement régulier de la lem-

Fic. 93.— Echelle à double entrée pour courbe de <IllïUilion.

[•éraiure(l). Sur l'autre, la ligne verticale, on inscrit une succession de chiffres également équidistanls, qui représentent des dix-millièmes du volume à 0°.

Lorsqu'on a les données d'une expérience, c'est-à-dire la température à laquelle s'est faite robser\-alion, et l'accroissement de rolume que le liquide a subi, on choisit sur la ligne horizontale le diiflre qui exprime la première donnée, et sur la ligne verticale, te chiffre qui se rapporte à la seconde. On suit le prolongement de ces deux lignes, et l'on marque un trait au point où elles se rencontrent. On en fait autant pour chaque expérience successive ; et, en

itj Le nombre de degréi varie aeton l'intervalle Ihcrmomi-lrique que l.l courbe iluil mbruscr. Les deux limilea, en deçà et an delà ilesiiiielles elle ne [leut s'i-leiiiiro sont N d«iix pointi qui correspondent au cbang^inent d'état, c'est-à-dire le point de con- (rlation el le poiot d'ébuUition du liquide suiunis i l'eiMl.

réunissant ensuite tous les traits obtenus, on obtient le tracé représente la courbe des dilatations.

La figure ci-dessus s'applique à Tacide cyanhydrique pour températures comprises entre 0'' et25\ Les augmentations de lume ont été mesurées avec soin par M. Bussy et par moi, au mo de la méthode des densités (1).

On voit à la simple inspection de la figure :

!• Que l'acide cyanhydrique, qui est un des liquides les plus latils que Ton connaisse, puisqu'il bout à 26%5, est aussi uo ceux qui se dilatent le plus par la chaleur. La dilatation q éprouve pour un intervalle de 25 degrés est exprimé par 0,t

c'est-à-dire par ^ environ du volume total qu'il occupait à

Parmi les nombreux liquides sur lesquels a opéré M. Pierre, il i est aucun qui ait présenté un coefficient de dilatation aussi él( 2° Que le coefficient de dilatation s'accroît d'une manière t marquée avec la température. On voit, en effet, que le tracé des croissements de volume, qui devrait être rectiligne, si la dilata était régulière, se relève de plus en plus vers la verticale, à mes que la température devient plus élevée.

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