VINGT-TROISIÈME MANIPULATION
Déterminer j à Vaide de Vappareil de Melhniy le po^ivoir diaihermane des liquides ustieh et de leurs dissolutions.
Supposons que le liquide dont il s'agit d'apprécier le pouvoir diathermane soit contenu entre deux lames de verre mince, à faces exactement parallèles : si nous venons à interposer le système entre une source de chaleur et un appareil thermoscopique destiné à en recevoir l'impression, il est de toute évidence que les rayons transmis seront les seuls que le thermoscope pourra accuser, puisque les autres, complètement arrêtés par le liquide, seront ou absorbés dans sa masse, ou réfléchis à sa surface. Il est vrai que les rayons absorbés, en échauffant peu à peu sa propre substance, lui donneront la (acuité d'agir à son lour comme source de chaleur, et d'ajouter son rayonnement propre à celui de la source ellemême. Mais ce second effet, qui a réellement lieu, est très-peu de chose comparé au premier, et Ton a reconnu d'ailleurs qu'il exige un temps beaucoup plus long pour devenir manifeste. II résulte des expériences que Melloni a faites en Irès-grand nombre, et dans les circonslimces les plus variées, que la chaleur qui traverse les corps dialhermanes sous forme rayonnante n'exige jamais plus d'une minute et demie pour produire son effet total, c'est-à-dire pour donner à l'index de Tapparcil thermoscopique la position déiinitivc qu'il doit prendre sous cette seule action. Tandis que Toffel résultant du rayonnement de la substance elle-même, en supposant qu'elle soil assez rapprochée de la source pour s'échauffer d'une manière sensible, ne se manifeste jamais qu'au bout d'un temps beaucoup plus long, et toujours supérieur à deux minutes (1).
(1) On reconnait que la chaleur reçue par Pappareil thermoscopique, pendant let