‹ Manipulations électrotypiques, ou, Traité de galvanoplastieChapitre 3 sur 20 · La galvanoplastie « Mecivolypie ou tlec · texte numérisé non relu

La galvanoplastie « Mecivolypie ou tlec

lion du courant électrique et cessation de l’action chimique relative à l’électricité (1) ; l’hydrogène ne se dégage plus sur la plaque de cuivre et la dissolution du zinc (pur ou amalgamé) cesse dé s’effectuer.

8. On ne saurait trop insister sur ce principe fondamental : que l’électricité est transmise, à travers le liquide , du zinc au cuivre. Si l’on se pénètre bien de ce simple fait , on pourra toujours trancher cette question qui embarrasse tant de personnes (§ 165), à savoir : quelle est l’extrémité positive ou l’extrémité négative d’une batterie. C’est par l’extrémité positive que l’électricité s 'échappe; c’est par l’extrémité négative qu’elle opère sa rentrée. Dès qu’on aura déterminé la direction du courant en voyant la position des deux métaux dans un vase, les autres points en seront une conséquence inévitable.

9. Dans le cas où le fil métallique réunissant les deux plaques qui nous ont servi d’exemple pour un seul couple (§ 3), dans le cas, dis-je, où ce fil serait rompu et la continuité rétablie par un appareil quelconque placé entre les deux extrémités, l’examen seul suffirait pour démontrer que l’électricité passant du zinc au cuivre , s’échapperait par le fil attaché à la plaque de cuivre et rentrerait dans la batterie par celui qui tient à la plaque de zinc , après avoir traversé l’appareil placé entre les extrémités

(1) Les effets chimiques ordinaires de l’acide sur le zinc ont toujours lieu, à moins qu’ils ne soient empêchés par d’autres moyens ( $ l\ 0, l\\ ).

rompues ; le cuivre ou métal négatif formerait l’extrémité positive (le la batterie, et le zinc, métal positif son extrémité négative .

10. Électrolysie. Les puissants effets de l’électricité voltaïque, ceux qui ont donné tant d’attraits a l’étude de cette science, dépendent des différentes manières dont on combine un plus ou moins grand nombre de paires métalliques, et de la nature de l’appareil placé entre les fils fixés aux extrémités de la batterie. Notre attention doit être exclusivenent réservée à l’étude de cette puissance que le docteur Faraday a nommée électroly tique (1), d’après ses effets. De l’intelligence parfaite de ce point dépend tout le succès des expériences éiectrotypiques.

11. Si l’on dispose une série d’environ dix batteries ou paires voltaïques dans l’ordre suivant : zinc, liquide , cuivre , et que dans un vase contenant de l’eau acidulée avec l’acide sulfurique (2), on fasse plonger les fils métalliques extrêmes qui , pour cet usage, doivent être en platine, l’eau sera électrolysée ou décomposée par l’électricité; l’hydrogène se portera sur le fil fixé à l’extrémité négative de la batterie et l’oxygène sur l’extrémité positive. Si l’on recueille séparément ces gaz dans des tubes placés sur les fils de platine, on obtiendra deux parties d’hydrogène pour une d’oxygène.

(1) Voy. Exp. Researches , série?, $ 66ft.

(2) Ici, comme dans tout autre cas analogue, l’acicle sulfurique est destiné à augmenter le pouvoir conducteur du liquide pour faciliter le passage de l’électricité. Nous ne nous occupons pas encore du procédé opératoire,

12. Si l’on jette quelques cristaux de suifate de cuivre dans celte eau acidulée et qu’on y fasse passer le courant électrique , l’électrolysie se manifestera encore ; l’eau sera décomposée , mais on n’obtiendra que du gaz oxygène. A mesure que l’hydrogène se dégage de l’eau, il prend dans la solution la place du cuivre qui est mis à nu et qui se porte sur le fd négatif (§ 9). Cette expérience peut être continuée jusqu’à ce que tout le cuivre de la solution soit épuisé ; il ne restera plus que de l’eau fortement acidulée.

13. On modifie cette expérience en substituant un fil de cuivre, au fil positif de platine. Ici encore l’eau est décomposée , mais aucun des gaz n’est visible. Comme dans l’expérience précédente , l’hydrogène remplace le cuivre dans la solution et met le métal à nu (§ 13) ; au lieu de se porter sur le fil positif, l’oxygène se combine avec le cuivre pour former un oxyde de cuivre dont l’union avec l’acide sulfurique donne naissance à un sulfate d’oxyde de cuivre. Ainsi , à mesure que la solution est appauvrie par le dépôt du cuivre sur le fil négatif, ses pertes sont réparées par le fil positif.

1/j. On remarquera que, dans ces exemples d’électrolysie, les métaux se portent sur la plaque négative. Une partie de la science électrotypique découverte en Angleterre par M. Spencer et sur le continent parle professeur Jacobi, consiste à préparer des modèles ou des moules (§ 2 A, 28) des objets à copier et à les substituer à la plaque négative ; il aut aussi que la batterie ou l’appareil destiné à pro-

duire le courant voltaïque (§ 63, 64) dépose les métaux sous une forme compacte et solide,

15. Ces deux points exigent plusieurs précautions ; mais, en se conformant aux instructions qu’on va lire, les individus les moins habiles parviendront à obtenir des copies métalliques des plus beaux produits de Fart , s’ils y apportent un peu de soin et de patience.

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