AVANTAGES DU CLIMAT POUR L'AGRICULTURE
Les dangers, de désastreuses gelées durant la saison de ‘a végétation et qui affectent si intimement les intérêts agricoles, ne sont pas plus à redouter dans Manitoba que dans plusieurs parties d'Ontario. Le printemps de 1869 fut excessivement tardif à Manitoba, et il y eut dans jé mois de mai plusieurs légères gelées qui ne firent aucun dommage aux moissons ; il est même, de fait, que l'on pourraït à peine constater ces dommages, et cela pour ies raisons suivantes :
lo. La sècheresse de l'atmosphère (qui est un trait distinctif de cette région) permet au froid d'être beaucoup plus vif que dans les climats plus humides, sans cependant préjudicier à la végétation, et donne ainsi une plus grande vigueur aux plantes croissant rapidement et, qui, protégés par une ferme enveloppe, peuvent résister au froid, à cause de leur grande vitaiité, de même qu'an homme qui a fait un copieux repas est mieux en mesure de se proteger contre le froid de l'hiver.
20. Le changemeut soudain de température qui se produit souvent dans cette région—les extrêmes se succèdent rapidement—est moins dom-
-mageable aux plantes vigoureuses qu'u”c diminution graduelle de la cha-
leur antérieurement absorbée; car elles peuvent ainsi plus facilement supporter une température de 20° que de 36°, lorsque cette chaleur intérieure ne les vivifie plus. Le sol de la prairie est généralement sec,
et est rapidement chauffé par les rayons du soleil au printemps.
30. Les avantages résuitunt de la sècheresse de l'atmosphère s’expliquent par le fait que l'humidité de l’air tend à amollir l'enveloppe délicate des plantes et à les endre par là même plus sensibles au froid,
40. La nature du sol qui absorbe la chaleur. Pour ces raisons et plu-
sieurs autres que l’on pourrait indiquer, le climat de Manitoba est moins | I
sujet aux gelées désastreuses, qu'on le pourrait croire, à raison de ces hautes latitudes.
Le rapport suivant extrait d'un registre météorologique tenu par J'hon M. Gunn, M. L. ©. est fort intéressant. Il concerne les six mois
agricoles de 1860.