‹ Manitoba et le nord-ouest du Canada [microforme]Chapitre 4 sur 40 · LA LEGISLATURE LOCALE SUR L'IMMIGRATION, MAI · texte numérisé non relu

LA LEGISLATURE LOCALE SUR L'IMMIGRATION, MAI

“La brochure de M. Spence intitulée, Manitoba et le Nord-Ouest du Canada, ses ressources et ses avantages comparés aux Etats de l'Ouest de l'Amérique, devrait être lue par tout individu qui a l'intention d'émigrer tant des Provinces de l'Est que de l’Europe.”

ALEXANDRA CoTTAGE, St. Boniface, 10 Mars 1874.

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Il ya plusieurs années, le Père de Smet, l'un des premiers missionmaires qui aient évangelisé ce vaste Nord-Ouest de l'Amérique Britanique, faisait les observations suivantes : ‘“ Ces vastes et innombrables champs de foin sont-ils destinés « être toujours consumés par le fer ou à perir

sous les neiges de l'automne? Se peut-il qu'ils doivent toujours rester

inexploités ? Certes, non. Le jour viendra où les pionniers lui donneront de la valeur, Cet espace considérable est appelé à renfermer ne population forte, active et industrieuse. Les bètes fauves seront rem placées avant longtemps par nos animaux domestiques; les troupeaux de bœuts et de moutons brouteront dans les magnifiques prairies qui bordent les innombrables montagnes, collines et plaines de cette vaste région.” Il n’en est pas encore tout-à-fait ainsi. Mais le rève de ce bon missionnaire est maintenant passé dans le domaine de la réalité. Avec l'annexion de la Terre de Rupert au Canada, qui maintenant s'étend de l'Atlantique au Pacitique, et l'établissement de Manitoba, comme sa province intermédiaire, une nouvelle ère va commencer pour la colonisation et l'industrie dans cette nouvelle et masnifique région du Canada— le Nord-Ouest, dont l'avenir sera grand et glorieux; car il possède une étendue assez grande pour contenir l’excédant de la population du vieux monde d'ici à plusieurs siecles (heureux donc seront les descendants de

-ceux qui peuvent maintenant s'établir dans ses limites gigantesques),

—il a tous les vrais éléments d’une grandeur future, et son rapide accrois. sement comme sa richesse, seront sans parallèle dans l'histoire de l'Amérique Britannique.

Il suffit maintenant d'un simple exposé » faits pour assurer, à l’aide de la politique libérale du gouvernement can. lien, le commencement d’un courant d'immigration qui réalisera le grand projet de Bulwer en faveur d’une union de province; loyales, s'étendant de l'Atlantique au Pacifique. Manitoba, dès la première session de sa législature, il ÿ a quatre ans, s’est montrée à la hauteur des progres de notre siècle, en adoptant une loi d'établissement (Homestead Law) plus libérale que celle d'aucun des Etats-Unis. Elle exempte non-seulement de ia saisie pour dette les meubles ordinaires, outils, instruments aratoires, mais encore une vache,

deux bœuis, un cieval, quatre moutons, deux cochons, et leur nourriture: pour trente jours. Une autre clause comprend la terre cultivée par le débiteur, pourvu aue l'étendue n’en soit pas plus de cent soixante acres ; dans ce cas, le surplus pourra être vendu avec priviléges aux premiers créanciers hypothécaires. L£ maison, les écuries, granges, clôtures sur la terre du débiteur, sont par cet Acte déclarées exemptes de saisie, en vertu de brefs d'exécution émanant de toute cour de cette province.” Cette disposition de la loi démontre qu’il n’y a de restriction ni pour la valeur de la terre, ni pour la résidence qui est ainsi garantie à la famille, quelque soit la valeur qu’elle puisse obtenir ; er elle devient ainsi son refuge, son château, la maison de la famille, où elle sera sûre de trouver nn abri à l’heure de l'adversité comme à l'époque de la prosnérité. Il est certain que d'autres personnes pourront queique fois profiter des avantages qu'une loi générale a pour but d'accorder à l’homme dans la détresse; mais si elle bénéficie à quelques individus qui en seront indignes, il est non moins vrai qu'elle sera comme une Providence pour &es milliers de bons citoyens, femmes et enfants,

Il ne m'appartient pas dans cet ouvrage de retracer l'historique de la colonie de la Rivière Rouge et du Nord-Ouest; qu'il me suffise de dire que la colonie a été fondée par Lord Seikirk, en 1812, à l'embouchure de la rivière Assiniboine, pour faciliter le commerce de la Compagnie de la. Baie d'Hudson, et lui servir d'établissement agricole, etc.

Les différentes explorations du pays et de la Terre de Rupert par Palliser, Hind, Dawson, et autres, eurent pour effet de les faire ‘onnaitre à l'Angleterre et au Canada qui commença a comprendre l’immense

valeur de ce pays; et l'enquête parlementaire qui eut lieu en 1857,

étonna soudainement le mcnde par la nature de ses révélations. Après beaucoup de délais, de luttes et de troubles, nous commençons maintenant une brillante carrière, avec les meilleures garanties de déveioppement, de paix et de prospérité, et nous tendons cordialement la main au monde, en offrant à des millions d'individus l'assurance de trouver ici l'indépendance et la prospérité.

On peut dire en termes généraux que le territoire du Nord-Ouest et

de la Colombie Britannique embrasse toute l'étendue de terrains situé au

nord du quarante-neuvième dégré de parallèle, et on peat jugei de son immensité par la comparaison suivente :—-

L'étenduc des Etats-Unis, d'après les chiffres officiels, est de 2,936, 166 milles carrés,

Celle du Nord-Ouest de l'Amérique Britannique, y cenpris la Color. sie Britannique, de 2,598,837 milles carrés,

Si on la compare maintenant avec l'Europe, on voit que l'étendue depe; 1

l'Europe est de 3,811,594 milles carrés.

Tandis que cell: du Canada au nord du quarante-neuvième dégré de parallèle est de 2,598,837 milles carrés.

Et si nous ajoutons toute l'étendue des Provinces de l'Est et de l'Isle du Prince Edouard, 351.570 milles carrés, on voit que le Canada a maintenant 54,241 milles carrés de plus que les Etats-Unis.

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Pour revenir à Manitoba et au territoire du Nord-Ousst, l'£’endue de rol fertile et propre au pâturage que nous possèdens dans les vallées de l’Assinibaine et de la Saskatchewan seulement, est d'environ 40,000.,000 d’acres, dont 18,000,000 d’acres, ‘ peuvent ètre immédiatement cultivés ”? et sont de la plus grande fertilité.

Au nombre des rivières et lacs de cette riche vallée, en outre d’un nombre presqu'infini d’autres cours d’eau de moindres dimensions, se trouve :

La Rivière Saskatchewan, la plus importante, dont les deux grands bras arrosent les deux tiers de cette région. Les deux grands bras de: cette rivière prennent leur source dans les Montagnes Rocheuses, traversent dix-huit dégrés de longitude et s'avancent à travers une région pleine: d’ondulations et de collines couvertes d’herbes, que viennent brouter des myrisdes d'animaux des plaines. Les deux bras de cette grande rivière: sont navigables sur un parcours d'environ 1,400 miiles pour les bateaux à vapeur.

La Rivière Rouge prend sa source dans le Minnesota, Etats-Unis, près de l'embouchure du Mississippi, et s'avance dansle territoire anglais, à la frontière de Manitoba, à environ 120 milles de son embouchure, où alle se décharge dans le Lac Winnipeg: elle est navigabie sur ur: parcours d'environ 400 milles, et l’an dernier elle était sillonnée par quatre beaux et grands bateaux à vapeur, qui transportaient du fret et des voyageurs, ainsi que par plusieurs petits remorqueurs, dont le nombre augmentera continuellement.

La Rivière Assiniboine qui arrose la plaine située entre ces rivières, est le principal tributaire de la Rivière Rouge, dans laquelle elle vient tomber à Fort Garry ou Winnineg (nouveau nom), la capitale de Manitoba. Cette rivière pourrait ètre navigable sur un parcours de près üe 200 miles, au moyen de quelques améliorations qui ue coùteraient comparativement qu'une somme insignifiante.

Le Lac Winnipeg est situé à cinquante nm °°les de la capitale ; il a 264 milles de longueur et une largeur moyenne de 35 miles; il est le réservoir commun de ces deux rivièies qui y confiuent, et il se décharge dans la Baie d'Hudson,

Les Lacs Manitoba et Wianipegosis sont reliés au lac Winnipeg à l’ouest par ces deux cours d’eau navigables; ce sont deux grandes n2ppes d’eau, aussi longues que le lac Winnipeg avec environ la moitié de sa largeur, L'étendue de ces lacs est égale à celle des lacs Ontario et Erie réunis.

Dans l’état primitif où se trouve encore ce pays, les pionniers de: l'immigration trouveront de grands avantages à obtenir les premiers les meilleures terres, celles qui sont les mieux boisées et arroséos. IT est bon de remarquer, à ce sujet, que bien des prairies Qui sont aujourd’hui Ad déboisées, pourraient ètre dans quelques années garnies. d'arbres, dès que la civilisation aura pu mettre un terme au fléau annuel du feu des prairies. Car, chaque fois que ces feux ont cessé, lu terre s’est bientôt couverte de bois épais, surtout de peuplier.

Avec la tendance de la population à s'établir tout d'abord sur Jes nords des eaux navigables, les pionniers de l’émigration pourront fonder des villes prospères sur tout leurs parcours jusqu'au pied des Montagres Rochoeuses,

En comparant les avantages ct les ressources de ce grand Nord-Ouest canadien avec l'Ouest et le Nord-Ouest des Etats-Unis, nons devons tenir du compte du fait que l'étendue de terrains colonisée en dix ans dans les États américains de l'Ouest a été de 170,955 milles carrés, et qu’elle s’accroit incessamment; et que les rapports des explorations faites, sous les auspices du ‘zouvernement des Etats-Unis, dans la région qui se trouve entre le Mississippi et les Montages Rochenses, ont révélé le fait étonnant ‘‘que le progrès de la population de l’Ouest a été tel qu’elle a presque atteint l'extrême limite occidentale de l'étendue de terrains propres à la colonisation, et que toute la région à l'Ouest du 98ème dégré de parallèle, qui comprend la moitié de la superficie entière des Etats-Unis, est un désert aride et désolé, à l exception d’une bande étroite de terrains d’un sol riche située le long des côtes du Pacifique.”

Cette étendue do terres fertiles, mais étroite, dont il est question, se trouve dans les Etats florissants de la Californie et de l’Orégon, et elle est déjà nabitée par une population de plus 1,200,000 âmes. Ce fait i important a été signalé en premier lieu par le Professeur Henry, du Smithsonian Institute. “Toute la région, dit-il, à l’ouest entre ie 98ème méridien et les Montagnes Rocheuses est un désert aride, sur lequel l'œil peut errer a linfini sans rien apercevoir, qui rompe la monotomie; comparée à d’autres parties des Etats-Unis, cette région est une solitude, impropre à Ja culture, bien que dans quelques-unes des vallées des montagnes, comme au Lac Salé, par exemple, on ait pu au moyen de l'irrigation, faire produire un peu de céréales.” Il n’est pas nécessaire de reproduire au long la description de ce Sahara Américain ; la conclusion du Professeur Henry SePVIrA micux notre but.

Ji dis: “ Nous avons ét tabli que toute la région, à l’ouest du 98ème dégré de longitude ouest, à l'exception d’une faible partie du Texas occidental et de la frontière principale le long du Pacifique, est d’une valeur ‘comparativement insignifiante pour l’ agriculteur ; et nous étonnerons peut-être le lecteur, si nous attirons son attention sur le fait, que cette ligne qui passe depuis le sud du Lac Winnipeg jusqu'au Golfe du Mexique, partage la “superficie entière des États-Unis en deux sections à peu près égales.” Ce fait, une fois bien considéré, servira à dissiper quelques uns des rèves, que l'on a déjà mis au nombre des réalités, ‘sur Jes destinées ” de I. partie occidente!'e du continent Nord-Américain. La vérité, cependant, doit avoir le pas sur les aspirations bien légitimes de l’amourpropre national, et pour mieux dirigei la politique de cette grande confédération (les Et tats-Unis), “il est nécessaire de bien connaître le théâtre futur des évènements qui serviront à l’histoire.”

De plus, il y a quelque chose de presque terrible dans la description de la région qui borde le chemin de fer du Pacifique du nord, dans le territoire du Dakota, dont la frontière nord touche à la région fertile de notre

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Nord-Ouest. Cette description a paru dans une lettre adressée à la Tribune de New York, par le Major-(reneral Hazen, de l’armée américaine, et nous ‘en détacherons quelques extræits qui ne pourront manquer d'éclairer l'esprit le plus obtus. Cet officier a stationné à un poste militaire, à l'embouchure de la rivière Yellowstone, vers deux dégrés au sud de notre frontière, longi-' tude 103, et comme il y a séjourné durant plusieurs années, il est beaucoup plus en mesure d'apprécier sainement les faits que les visiteurs de passage les plus experts et les plus observateurs. Il donne pour la premiere fois un aperçu bien triste de l’aridité et de la désolation de la région, que le chemin de fer du Pacifique nord doit traverser, lequel devra mettre serieusement sur leurs gardes ies émigrants et les capitalistes de l’Europe, qui veulent spéculer sur les terres des chemins de fer américains :

J'ai observé, depuis deux ans, les efforts que faisait la Compagnie du Chemin de Fer du Pacifique du Nord pour convaincre le public de l'excellence de cette région au point de vue agricole. Et comrie beaucoup d’autres, j'ai garGé le silence, sachant bien, néanmoins, que ces récits étaient fanx. De cette façon, la compagnie a pu réussir, dans une certaine mesure, à accréditer une croyance populaire conforme à ses désirs.

En lisant les exagérations semblables à celles que contenait un article publié sous le titre de “ Poësie et Philosophie de l'Eté des Sauvages” dans l’estimable revue, qui a nom Harper's Monthly, en décembre 1873, et où ‘auteur a semé Les honteuses faussetés, publiées depuis deux ans sous formes d'annonces dans l'intérêt de Ia compaguie, et écrites peut-être par la même nlume, on se sent tout confus et indigné à la pensée que quelques-uns de nos concitoyens fassent ainsi métier de tromper sciemment le public.

La théorie de l'unifrmité de la température développée par la Capitaine Maury et M. Blodgett, dont ont parlé ceux qui étaient intéressés à l’exploiter, est bien vraie pour ce qui concerne les côtes du Pacifique, mais elle ne s'applique pas, avec la même justesse, à cette région de l’intérieur, comme le prouvent l'étude et l'expérience. dd k Ant

La derniere saison comte le constate le rapport météréologique, a été exceptionnellement pluvieuse et favorable à l'agr:zulture ici, et ce poste a cultivé un grand jardin avec beaucoup de soin, en mettant à profit tout le temps convenable. Le résultat, on va le voir. Ce j»:din est situé sur lès bords de la rivière, à environ deux pieds au-dessus du niveau de l'eau. Les pommes de terre, la maïs, les choux, les navets, les pois et fèves semés à bonne heure, les betteraves, les carottes, les panais, les concombres, les laitues, les raves, <t les asperges ont poussé abondamment et sont venus à maturité. Les melons, citrouilles, «et les courges n'ont pas mûri, les tomates, non plus; le maïs américain, (hätif) murit, Les oignons, ainsi qne le blé et l'orge mûrirent an Fort Berthold, D, T. à 150 milles plus Das, sur la rivière Missouri. Ceux qui sont tixés ici depuis longtemps, m'iaforment que c'est là la moyenne pour les bas-fonds situés près des rivières, aux saisons les plus favorables. 1e maïs indigène devient mû:, six semaines après avoir été semé, les éois sortent de la tire, à six ou huit pouces du sol, et le grain en est blanc et doux, sans aucune partie dûre, et pèse environ deux tiers de plus que r'autre mais.

Je suis établi sur le deuxième plateau des rives du Missouri, à environ cinquante pieds au-dessus de cette rivière, et à une distance de 600 verges. Pour cultiver un jardin de fleurs, de dix pieds sur quarante, durant les deux dernières années, il a tallu l’arroser tous les jours, de trois barils d'eau; les fleurs ne durent que trois semaines environ.

Le sol où est situé ce poste, est censé être exceprionnellement productif ; mais j'ai en mains ici une lettre de M. Joseph Anderson, de &‘. Paul, Minn., qui a fait un contrat en 1872, pour approvisioner le poste de foin, et qui servira à nous renseigner. Ce dernier dit dans cette lettre, que pour couper 900 tonnes de foin, ‘! a dû parcourir du côté nord de la rivière, un rayon de 25 milles autour du nc:te, soit'400 milles, et qu'au dela, le foin n'était

pas assez épais pour le couper sur un parcours aussi considérable. * * * Li * * * * * *

Quand à la valeur agricole de cette contrée, “ an-delà de l'excellente vallée à c{réales de la Rivière Rouge du Nord,” nous savons que sur un espace de i,000 milles à l'ouest jusqu'aux Sierras, on ne peut y cultiver les fruits et les céréales de l’est, à raison de l'absence de pluie, si l’on excepte, cenendant, d'étroites bandes de terre le long des petites rivières,

k , P g du Missouri et de Yellowstone, certaines v..llées larges de quelques verges et longues d’un

mille ou deux, aussi celles, fort étroites des rivières de Montana et déjà établies : et enfin, uue petite étendue de terrain boisé au nord-ouest de l'Idaho (probablement, un cinquième de tout le pays). En outre, les terres ne peuvent être arrosées artificiellement, et de nos jours, elles re sauraient se vendre plus de deux sous V'ucre, à moius qu’il n'y ait fraude ou ignorance, De plus, les terrains en faveur desquels l’on a fait exception exigeraient d’être: arrosés artificiellement. Je sais que cette assertion sera contredite, mais cn ne pourra y répondre que par des faussetés. Le pays situé entre le centième méridien et les Sierres— depuis le Rio Grande jusqu'aux possessions anglaises—ne pourra jamais se couvrir d’étate populeux, à cause du manque de pluie. Il eu est aiusi des plaines situées au nord de l'Asie et non de l'ouest de l’Europe. C’est en vain que nous cherchons à découvrir les étahlissements agricoles que l’on promettait entre ces deux lignes, et dans 20 aunées d'ici les recherches seront aussi vuiaes et infructueuses. Nous avons dans la Nevada et le Nouveau- Mexique des exempivs frappants de ce que sunt ces populations.

Mes remarques sont le résultat d’une expérience et d’une étude de 18 ans ; commeofficier de l'armée une grande partie de ce temps à été consacré à faire le service militaire sur læ trontière, et le reste à m'occuper d'agriculture. Pour attester la vérité de ce que je dis, je renvoie respectueusement le lecteut au Général G. K. Warren qui faisait partie du corps du génie de l'armée, lequel a exploré la contrée duraut plusieurs années et nous en a donné la seule carte exacte ; où encore au Professeur Hayden, qui a rempli les mêmes fonctions depuis plusieurs années. Le témoignage du Gouverneur Stephens, du Général Frémont, et du Lieutenaut Mullan:, est celui de touristes et découvreurs enthousiastes, dont les descriptions ne sont pas pleinement confirmées par une Connaissance plus parfaite et plus approfonuie du pays.

Laos bi ras

2e ESP URE

Herr Hass, l'agent des barques de Berlin et de Vienne, envoyé pour examiner le pays, Li pouvait fort bien prétendre qu’il était bon, tout en conseillant à ses amis de ne pas yinvestir hs leurs capitaux : et encore est-il douteux que “ette appréciation repose sur une étude suff- b) sante du pays pour mériter l'autorité qu'on vi donne. Nous pouvous assurer qu'eile est inexucte, Le mème discrédit s attache au témoignage d'hommes de distinction de notre pays, qui ne sont point des agriculteurs, mais qui ont voyagé, durant les meilleurs mois de

l'aunce sur la Rivière Rouge du Nord, dans les riches vallées de Montana, ou qui ont vu le paysage enchanteur du Puget Souud. Leurs relations fausses, en généra', ne sont exactes: ‘

que pour ce qui a trait à ces derniers endroits. Je suis prêt à fournir la preuve de tout ce: que J'avance ici, d'autant que cela est possible, muis il y a de ces “hoses qui, par leur nature mue, ne serout démontrées à plus d'un, que par l’action du temps.

Je n'ai aucun re:sentiment personnel à satisfaire, puisqu'au contraire, les chemins de fer duns ces contrées de Pouest, servent à améliorer la condition des troupes qui font le service ici. Mais je préfèrerus que l’on assurût la construction de ces voies ferrées par des moyeus honnêtes et que leur coût fût en rapport avec les besoins du pays. Et d'autre part, Je ne vois pas de différence eutre l'homme d’afluires qui tire un chèque sur une banque ou il n’a pas de dépôt, et celui qui vend des bons garantis par des terrains dénués de valeur. Je dirai donc aux détenteurs des bons du chemin de fer du Pacifique du nord, que le seul moyen de se soustraire à une perte complète, serait de les changer pour d’autres qui ont pour garanties des bonnes terres que possède actuellement la compagnie dans la vailée de la Rivivre Rouge du Noru et à l’est de cet endroit

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