‹ Manitoba et ses avantages pour l'agriculture [microforme]Chapitre 12 sur 41 · SE . D + 2 + I SE 7 9 D RCE AE RE · texte numérisé non relu

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les forgerons, les maçons v trouveront assez facilement de lou vrage, Les bonnes Servantes et en particulier les cuisinières trouveraient des salaires passablement élevés. Les spéculateurs sur les terres, qui de tout temps ont été la plaie du pays, feront mieux de n'y pas aller. D'ailleurs ils y auraient peu de chance aujourd'hui pour ce commerce,

D.—Quelles raisons doivent décider un cultivateur à partir pour Manitoba ?

R.—Les pères de famille qui n’ont pas le moyen d'établir leurs enfants et qui craignent de les voir partir pour les factories, ne doivent pas hésiter à partir pour Manitoba du moment qu’ils peuvent réaliser de 1,000 à 1,500 piastres. Dans ce pays ils trouveront avant longtemps les moyens de fixer tous leurs enfants sur des terres. Ce motif en a déjà déterminé un grand nombre, qui n’ont qu’à s’en féliciter aujourd’hui.

À ceux qui n’ont rien je n’ai pas de conseil à donner. Il y en a qui sont allés à Manitoba sans autre avoir que leur confiance et leur courage, et qui ont réussi à amasser quelque chose. Dans ce cas c’est à chacun à se décider lui-même. Cependant je n’aviserais pas une famille qui n’a rien du tout à courir un pareil risque,

Il est assez difficile de préciser quelle somme il faut à chacun pour commencer. Le tout dépend de bien des circonstances. Les uns sont venus avec 8100, d’autres avec 8200, et sont bien installés aujourd’hui. Je connais à St. Norbert une famille française qui n’avait pas cent piastres à son arrivée, et quia maintenant des propriétés pour la valeur de $#15,000. On comprend que celui qui arrive avec une somme un peu élevée est en état de commencer à exploiter une ferme plus en grand que celui qui n’a que quelques piastres.

Enfin, il faut compter aussi avec le talent et l'intelligence de celui qui dispose d’une somme. Un colon qui a la chance de trouver un homestead encourt moins de frais que celui qui est obligé d'acheter sa terre au prix de $5 l’acre.

D.—Quelle est l’époque de l’année la plus favorable pour émigrer ?

R.— A part la saison d’hiver on peut émigrer à Manitoba en tout temps ; cependant la saison la plus favorable est le prin-

temps de bonne heure, Il faut que le colon arrive assez tôt, au

ur

printemps, pour faire ses labours et ensemencer une certaine étendue de terre, En général la terre peut recevoir la charrue dans le cours du mois d'avril.

D.—Ne peut-on ensemencer les terres en mars ?

R.—Ceux qui ont dit dans des brochures qu'à Manitoba le fermier peut labourer en marsont un peu exagéré, Depuis vingtdeux ans j'ai connaissance d'avoir vu quelquefois des cultivateurs labourer avant le mois d'avril, mais on ne doit pas considérer cela comme règle générale. On peut herser en mars, mais ordinairement on ne peut pas labourer.

D.—Du côté de Calgary on ne peut guère aussi compter sur une saison propice aux semaillesavant le mois d'avril ?

R.—Oui, quelques fois aux environs de Calgary les travaux des champs se commencent plus tôt qu'à Manitoba, mais pas en règle générale. Le temps ordinaire des semailles c’est Le mois d'avril,

D,—Quand les pâturages sont-ils ouverts ?

R.—Communément les pâturages dans Manitoba sont ouverts dès les premières semaines d'avril ; iIS Sont ouverts plus à bonne heure dans l'Ouest, à mesure qu'on se ‘approche de Calgary. J'ai toujours vu ie long de la Rivière Rouge les troupeaux aller aux Champs dès le commencement d'avril, mais durant quelques semaines ils reviennent à l’étable tous les soirs, et ce n’est que vers la fin du mois qu’ils peuvent rester dans la prairie sans revenir aux granges,

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