ARTICLE XI
D.—N'a-t-on pas à craindre les gelées précoces qui font dommages aux moissons ?
R.—En règle générale, les gelées dommageables ne sont pas plus à craindre à Manitoba qu'ailleurs. A part deux années, je n'ai jamais vu, pendant les vingt-deux ans que j'ai passés au Nord-Ouest, les gelées avant le quatre septembre; la même observation à été faite depuis le commencement du pays.
Dans une petite notice écrite sur la Rivière-Rouge, par Mgr. Provencher, on voitque durant l’espace de vingt-cinq ans, c’està-dire depuis 1818 à 1843, une fois la première gelée s’est fait sentir le deux septembre, une autre fois, le dix-sept septembre, mais que l’épocue ordinaire des premières gelées, est du sept au huit septembre. Qu'ordinairement le blé est mûr le quinze août, et qu'une fois on l’a moissonné le vingt-neuf juillet ; qu’il était bien mûr et de bonne qualité.
Je crois qu'on peut toujours compter sur un temps favorable aux moissons jusqu'au huit septembre.
D.—N\'a-t-on pas à redouter les longues sécheresses ?
es
T AVEC SON BETAIL.
CS
(D'après une photographie.