SCÈNE III DES GRIEUX, puis LE PORTIER DU PARLOIR
DES GRIEUX
Je sais seul ! seul enfin !... C^est le moment suprême *
Il n'est plus rien que j'aime Que le repos sacré que m'apporte la foi !
Oui, j'ai voulu mettre Dieu même Entre le monde et moi !
Que m'importe la vie et ce semblant de gloire ! Je ne veux que chasser du fond de ma mémoire Ur. nom maudit !... Ce nom qui m'obsède... et pourquoi?
Ah ! fuyez, douce image à mon âme trop chère, Respectez un repos cruellement gagné, Et songez si j'ai bu dans une coupe amère Que mon cœur l'emplirait de ce qu'il a saigné 3 On entend un bruit d'orgues très lointaines.
LE PORTIER
C'est l'office !
DES GRIEUX
J'y vais !
A part.
Mon Dieu, de votre flamme Purifiez mon âme, Et dissipez à sa lueur