ACTE QUATRIÈME *J
Mais la partie était trop belle.
Bas, Je vous avais bien dit que je me vengerais.
DES GRIEUX
Misérable !
GUILLOT
J'ai pris ma revanche, mon maître \ Il faudra vous en consoler.
DES GRIEUX
J'y tâcherai ! Mais je vais commencer Par vous jeter par la fenêtre I
GUILLOT, se sauvant.
Par la fenêtre !...
le COMTE des GRIEUX, se plaçant devant lui et croisant les bras. Et moi !... M'y jetez-vçps aussi ?
DES GRIEUX, cachant son visage dans ses mains. Mon père!... vous icil...
Vous!
Son père,
M \tf Qtf
ENSEMBLE
LE COMTE
Oui, je viens t'arracher à la honte Qui chaque jour grandit sur toi,
Insensé, vois-tu pas qu'elle monte Et va s'élever jusque moi !
g^ MANON
Non, malgré ton regard qui m'implore, Qui voudrait fléchir ma rigueur,
Je ne veux pas pardonner encore, Je dois veiller sur notre honneur!
DES GRIEUX
Ah ! comprends ce regard qui t'impiore, Qui voudrait fléchir ta rigueur
Le remords, tu le vois me dévore, Ne peux-tu sauver mon honneur I
Quel remords en secret me dévore, D'effroi je sens trembler mon cœur,
Le destin me poursuit-il encore?
Est-ce donc fait de mon bonheur?
GUILLOT
Ma vengeance est terrible, elle est prompte.
Vous appartenez à la loi, Chevalier, vous trouvez du mécompte
A vous être moqué de moi I
LK COMTE
Je l'ai dit!... Il est temps que justice se fasse! Montrant des Grieux:
Qu'on Temmène!
DES GftiEUX.
Manon!... faites-lui grâce.
ls comte, à Des Grieux.
Plus tard on vous délivrera.
GUILLOT
Quelques jours de cachot opèrent des merveilles.