SCÈNE VIII
Les PRÉCÉDENTS , LE MARQUIS , et DEUX SEIGNEURS de ses amis.
LE MARQUIS
Salut à la chère madame Bancelin !
MAKAME BANC ELIS. - . .
Votre servante , monsieur le Marquis.
LE MARQUIS
11 nous faut un salon particulier et un dîner fin... vous savez que nous ne regardons pas à la dépense!...
MADAME BÀNCEUN , saluant.
Vous êtes bien honnête, monsieur le Marquis.
le marquis.
' Et vous aussi... c’est connu !
madame bancelin.
Le numéro 1 à monsieur le Marquis et à ses amis... qu’on n'épargne rien !... Ces trois messieurs sont-ils seuls?
le mahquis.
Peut-être !
MADAME BANCELIN, à haute voix.
Six couverts.
DUR02EAU, bas à madame Bancelin.
Vons faites bien!... tâchez de vous rattraper sur ceux-là s» vous le pouvez... car les autres...
MADAME BANCELIN
Vous m’effrayez... (Elle salue le Marquis et ses amis qui sortent par le fond, et revient prés de Duroieau.) VOUS dites donc que monsieur le chevalier Desgrieux...
i DUHOZEAli.
Est un chevalier d’industrie ! et mademoiselle Manon une petite personne dont la fortune est comme la vertu.
MADAME BANCELIN
Des plus médiocres !
BUROZEAU.
Une vertu qui ne peut pas payer son terme... j’ai mes notes comme commissaire... et moi qui vous parle... si j’avais voulu... .
MADAME BANCELIN
Juste ciel!
DUROZEAU. • .
Mais les mœurs... et ma dignité de magistrat...
MADAME BANCEUN.
C’est lui... c’est le chevalier.
j DUROZEAU.
Silence!... mon devoir est d’éclairer dans l’ombre! et sans qu’il y paraisse !