ACTE 4, SCÈNE JY
Ce langage est trop doux.
A l’entendre, on s’expose...
De plaisir je frémis !
Je ne veux qu’uue chose :
Mon permis! mon permis!
Oui, monsieur le Marquis,
Mon permit!
Mon permis !
le marquas.
Tu l’auras! tu l’auras! j’en jure ici ma foi !
Mais un instant... Manon !.. Manon , écoute-moi.
(Reprise du précédent motif.)
Que de prestiges.
Que de prodiges Te souriraient!
Dans nos spectacles,
Que de miracles T’appelleraient!
Rien qu’à ta vue, *
La foule émue De tant d'attraits.
Dirait : c’est elle!
C’est la plus belle !
Tu régnerais!
De loin, de près, tu régnerais 1 Et je serais en ce palais Le plus soumis de tes sujets,
Si tu voulais,
Si tu voulais,
Manon, Manon, si tu voulais!
MANON, qui, pendant cette reprise, s’est bouchée les deux oreilles avec ses doigts, met sa main sur la bouche du Marquis. ,
Taisez-vous ! taisez-vous !
Ce langage est trop doux !
A l’entendre, on s’expose».
De plaisir je frémis ! ( ,
Je ne veux qu’une chose :
Mon permis!
, Mon permis!
Ah ! monsieur le Marquis,
. ., Mon permis!
Mon permis!
LE MARQUIS
Tu l’auras! tu l’auras! comment te refuser?
MANON, avec joie.
D’un cœur reconnaissant, ah ! recevez l'hommage !
LE MARQUIS
Eh bien! si lu dis vrai, j’en demande un seul gage?
MANON, vivement.
Parlez , Monsieur, parlez l
LE MARQUIS
Eh bien! un seul baiser?
MANON