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ou d'apostolat; sur tant de sacrements administrés; sur tant d'âmes dirigées ; sur une chasteté solennellement vouée ; sur une prière dont l'Église avait fait la sienne, et qui recherché, par la justice divine, comme caution universelle, répondra de son propre salut et de celui du inonde : Unusquisque pro peccato suo, sacerdos pro peccatis totius mundi rationem reddetA. Voilà que je découvre aujourd'hui, dans le prêtre, une nouvelle gloire et une nouvelle responsabilité en le considérant comme réparateur.
Ne nous y trompons pas, en effet, mes vénérés confrères, les peuples sont ce que nous les rendons. Ce sont les prêtres qui font les ruines, ce sont les prêtres qui les relèvent : Omnis spes atque salus in eis est2, dit saint Flavien; et si David, qui n'était que roi, demandait pardon à Dieu des péchés du peuple, avec quels tremblements, avec quelle contrition un prêtre ne doit-il pas dire au ciel : Ad occultis meis munda me, et a~b alienis parce servo tuo 3.
Eh! en quel temps notre conscience de réparateur fut-elle plus engagée?
Quand les moeurs tombent en dissolution, quand des nations entières menacent d'apostasier, quand les ombres et les défaillances se répandent de toutes parts, c'est la coutume des sages d'indiquer la source de la