ORDONNANCE DE
L'INTENDANT BEGON, Du 20 aout 1724.
(Cons. Sup. de Quebec, Rég. 10, fol. 58.)
MICHEL BEGON, ETC
Veu la Requête à nous présentée par la Dame veuve Duchesnuy, Dame de Beauport, contenant que les Marguilliers de l’Eglise du d. lieu, ayans pris la résolution de mettre des bancs dans la nouvelle Eglise, selon leur gré et sans luy en parler, furent prendre son banc, pendant que l’on transportait le St. Sucrement de la vielle à la nouvelle Eglise, pour le mettre dans le fond et contre la muraille d’une chapelle ; ce que, ne luy ayant pas paru raisonnable, elle le fit oster et mettre au bas de l'Eglise jusqu’à ce que la chose fut reglée ; nous demandant qu’il nous plaise ordonner que le dit banc sera placé comme banc du Seigneur à quatre pieds du balustre, et faire deffences aus dits Marguilliers et à tous autres habitans de la troubler dans la possession et jouissance d’iceluy, sous telle peine et amande qu’il appartiendra; comme aussi, attendu que sa famille est de huit enfans, qui serorit
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autant de Co-Seigneurs de la dite terre de Beauport, lorsque le partage en sera fait, lesquels ne peuvent se placer dans son banc, il nous plaise parreiïllement ordonner qu’ils auront un banc au-dessus. des d. habitans, vis-à-vis celuy du Seigneur, s’il est possible : lequel les d. enfans payeront, tous les ans, à la Fabrique de la d. Eglise ; ensuitte, de laquelle requeste est notre Ordonnance du 17 du présent mois, portant que les dits Marguilliers seront appellez par devant nous pour en venir ce jour d’huy, à deux heures de relevée, et l’assignation donnée en conséquence par Pierre Maillou, huissier à Beauport, le dix-neuf du d. présent mois, à Vincent Provost, Paul de Rainville et Vincent Rodrigue, Marguilliers en charge de la d. Parroisse de Beauport ; lesquels estant comparus, nous ont dit qu’ils consentent à ce que le banc de la d. Dame veuve Duchesnay soit placé dans le lieu qui luy conviendra le mieux, en observant de se conformer au Règlement du Conseil au sujet des bancs des Seigneurs ; et qu’eu égard à sa nombreuse famille, ils consentent aussi à ce qu’il luy soit accordé un second banc en le payants suivant le Règlement ; et qu’à cet effet, M. De Varenne, Grand Vicaire de Mr. l’Evéque et Grand Archidiacre de l'Eglise de Québec, se transporte tel jour qu’il luy plaira à la d. Eglise de Beauport, où, après avoir entendu les parties, il désignera et fera placer le banc du Seigneur et le second demandé par la dite Dame Duchesnay, à quoy la d. Demoiselle Duchesnay, faisant pour la d. Dame
| Beauport, peuvent ge lement or- >s d. habib possible ; 8, à la Fae requeste Dis, portant par devant heures de juence par neuf du d.
rainville et e de la d.
JATUS, NOUS : de la d.
le lieu qui conformer bancs des famille, ils un second et qu’à cet Mr. l’Evé- Québec, se Eglise de es, il désit le second quoy la d.
d. Dame
Duchesnay, sa mère, a répondue qu’elle consent aux offres des dits Marguilliers, parties ouyes ;
Nous avons donné acte aux parties de lours dires et consentements ; et le dit Sr. de Varenne, nous ayant dit qu’il veut bien se rendre à la dite Eglise de Beauport, dimanche prochain, vingt-sept du présent mois, à neuf heures du matin, pour entendre los d. parties, faire placer les d. bancs et dresser procès-verbal des raisons des d. parties ; et en cas de contestation, nous ordonnons que les dits. Marguilliers se trouveront le d. jour, vingt-sept du présent mois, à neuf heures du matin, en l'Eglise de Beauport, pour estre présents à la visite du d. Sr. de Varenne, et faire exécuter par provision, ce qui sera par luy réglé au sujet des dits bancs ; et, pour en cas de contestation, son procès-verbal
à nous rapporté, estre par nous ordonné ce qu’il appartiendra.
Mandons, etc.
Fait à Québec, le vingt aoust mil sept cent vingtquatre.