‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 167 sur 241 · ICTÈRE INFECTIEUX · texte numérisé non relu

ICTÈRE INFECTIEUX

4e au 8° ou 10° jour en hypothermie, avec des hémorragies dans le tissu graisseux des aines ou de l’aisselle, des reins, des muscles ; des infarcti dans les poumons et de la dégénérescence graisseuse du foie.

On peut aisément faire des passages du virus de cobaye à cobaye. Le lapin est peu sensible. Les singes, rats, souris, chiens (sauf les jeunes chiens), chats, porcelets, moutons, ânes, poules, etc., sont insensibles.

Les déjections, et particulièrement l’urine, des malades et des animaux infectés, sont susceptibles de propager la maladie.

Le sérum des sujets guéris contient des substances protectrices : O0 cc. 001 de sérum suffit à annihiler, in vitro, la virulence de 1 centimètre cube de sang virulent. Il est encore actif après 7 mois et ne s’affaiblit qu'après 1 an. 1 à 2 centimètres cubes de sérum de convalescent peuvent guérir le cobaye infecté depuis 3 jours.

Le foie de cobaye infecté peut servir d’antigène pour diagnostiquer la maladie par la réaction de Bordet-Gengou avec le sérum des malades.

Le virus se conserve plusieurs jours actif dans le sang et la bouillie d'organes, à la glacière ; 7 jours dans le sang citraté, à la température du laboratoire. La dessiccation à 37° le tue en 3 heures ; à la température du laboratoire en 10 heures. Le chauffage à 50°, en moins de 30 minutes. [est très sensible aux antiseptiques et à la bile. Il résiste à la chimiothérapie par le néosalvarsan, l’émétique, l'atoxyl, le collargol, etc.

Le rôle des insectes (punaises, puces, etc.) dans la transmission de la maladie n’est pas encore précisé, mais il est probable. Les rats, surtout le Mus decumanus, servent d'hôtes intermédiaires et de réservoirs de virus. La maladie peut se transmettre par morsure du rat. On a observé des infections de laboratoire produites par contact direct du virus sur la muqueuse oculaire.

Cuzrure. — Elle peut se faire dans l’eau de robinet additionnée de 1 p. 30 de sérum de lapin, en partant de fragments de foie de cobaye infecté qu'on recouvre préalablement d’eau physiologique. Au bout d’une demi-heure, le liquide surnageant, distribué en tubes, est additionné de sérum de lapin, puis d’huile de paraffine, et porté à l’étuve

à 350. Du 3° au Ge jour les spirochètes apparaissent nombreux. Il faut repiquer les cultures tous les 7 jours. Elles restent ainsi virulentes. La présence d’hémoglobine dans le milieu entrave le développement.

Milieu au sérum dilué. — A quatre ou cinq parties d’eau physiologique, ajouter une partie de sérum de lapin (exempt d'hémoglobine). Stériliser par filtration àla bougie Chamberland L;. Répartir à raison de 10 centimètres cubes par tube dans des tubes préalablement flambés contenant un centimètre cube d'huile de vaseline stérilisée. Terminer la stérilisation par chauffage discontinu à 56° trois jours de suite, à 24 heures d'intervalle, pendant 30 minutes.

Aux tubes du milieu ainsi préparé, on peut ajouter un fragment d’organe (rein, testicule de lapin) prélevé aseptiquement.

Milieu à l'extrait globulaire. — 1° Ecraser des caillots de sang de cheval sur un tamis et ajouter à la bouillie deux fois son volume d’eau physiologique à 8 p. 1.000.

20 Chauffer à 75° pendant 15 à 30 minutes, filtrer sur papier Laurent, filtrer sur bougie Chamberland L;, ajouter une faible quantité de sérum stérile de lapin (5 %), stériliser par chauffage discontinu à 56° trois jours de suite, à 24 heures d'intervalle, pendant 30 minutes.

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