FIÈVRE RÉCURRENTE ET TICK FEVER
ties de solution de Ringer. Le milieu demi-solide est obtenu en ajoutant au milieu précédent 0,3 p. 100 de gélose.
Pour l’ensemencement, on porte le milieu demi-solide à 429 pour le liquéfier, on y verse 0,5 à 1 centimètre cube de sang citraté du malade ; après refroidissement ajouter le milieu liquide qu'on ensemence avec 0,5 à 1 centimètre cube de sang citraté. Verser à la surface une couche d'huile de paraffine.
À 370, le développement est rapide, maisle spirochète perd rapidement sa vitalité. Il la conserve plus longtemps à 25°.
INOCULATION AUX ANIMAUX. — Les cultures ainsi obtenues donnent au cobaye la fièvre jaune expérimentale, De même l’inoculation intrapéritonéale de sang malade. L’animal inoculé, après une incubation de 3 à 6 jours, présente uneélévation de température accompagnée d’albuminurie, cylindrurie, oligurie et hypérémie, surtout au niveau des conjonctives et des oreilles, s’accompagnant de suffusions sanguines. Après quelques jours, la fièvre tombe en lysis. À ce moment l'ictère apparaît, il s'accompagne d’hémorragies au niveau des muqueuses, puis l'animal meurt.
RÉACTIONS HUMORALES. — Phénomènede Pfeiffer. — Mélanger du sérum de convalescent à une culture de Leptospira icteroides et injecter le mélange dans le péritoine de cobaye. Dans 83 p. 100 des cas, on constate la lyse du parasite alors que les résultats sont négatifs avec les témoins.
Le sérum de convalescent protège le cobaye contre l’infection expérimentale.
Les sérums préparés par injections de L. icteroïdes à des animaux réfractaires (cheval, lapin) sont doués de propriétés agglutinantes et bactéricides indiscutables vis-à-vis de ce germe et n’ont aucune action sur Spir. icterohemoragiæ. De même pour le pouvoir neutralisant à l'égard de l'infection expérimentale déterminée par ce parasite.
D. — Fièvre récurrente et tick fever.
(Spirochæta recurrentis et Spirochæta duttoni.)
CoLoRaTION. — 1° Du sang étalé sur lames. Le procédé de choix est la coloration par le liquide de Giemsa.
On peut aussi employer le violet aniliné d'Ehrlich, mais il faut d’abord dissoudre l’hémoglobine.
Pour cela, verser sur la préparation de l’eau acétisée à 5 p. 100 ; laisser en contact pendant trente secondes. Puis faire agir pendant quelques secondes des vapeurs d'ammoniaque et laver à l’eau distillée.
Les spirilles et les globules blancs sont colorés en violet, les hématies sont incolores.
20 Dans les coupes. Procédé de Nikiof. — Tremperles coupes pendant vingt-quatre heures dans le colorant suivant :
Sol. aq. de bleu de méthylène. . . ia Sd 10 cc. Sol. alcool: de tropéoline à 1 à 100 PE l:cc. Sol. de potasse à 1 P. 10% “li at IV gtt.
Eau distillée. . . date He Vel de 10 cc.
Laver à l'eau, puis à l’alcool-éther, xylol, puis monter.
ExPÉRIMENTATION. — Le spirochète de la récurrente est facilement inoculable au singe, difficilement au début au rat et à la souris. Le spirochète de la tickfeverse transmet facilement aux rats, souris, cobaye, mouton et singe.
DiAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE. — Recherche directe du spirille.
1° Examen, à l’étatfrais, du sang prélevé pendant un accès fébrile. Colorer au Giemsa du sang étalé sur lame et fixé par l'alcool.
20 Entre deux accès ou pendant la convalescence, rechercher le pouvoir agglutinant du sérum du malade vis-à-vis d'un virus homologue.
CucTurE. — Procédé de Noguchi. — Noguchia réussi à cultiver les divers spirochètes sanguicoles dans des milieux semi-solides.
Eau physiologique stérile. . . . . . . . . . . 80 cc. Sérum de lapin frais etstérile. . . 10 cc.
Milieu à l’agar 2 0/0 (pH, 7.2) fondu et refroidi à 45. 10 ce. Solution stérile d'hémoglobine. . . ne. 0,5 cc.
Laisser solidifier en tubes droits. Ensemencer quelques gouttes de sang citraté ou de culture dans le milieu et recouvrir de 1 à 2 centimètres cubes d’huile de vaseline.
Le développement se fait à la partie supérieure du milieu, dans une zone de 1 centimètre environ. Il commence le 5e jour. Repiquer toutes les semaines.