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CHAPITRE PREMIER

Microscope.

Le microscope se compose d'un siatif et d'une partie oplique.

Pour un laboratoire de bactériologie, le microscope doit comprendre, sur le statif, une platine mobile, avec ou sans chariot, un condensateur Abbé avec diaphragme iris et un miroir.

On fixe la préparation sur la platine du microscope à l’aide des valets. Ceux-ci sont constitués par deux petites lames flexibles implantées à angle droit sur une tige rigide qui s'enfonce dans un trou creusé dans la platine. Un ressort à boudin, enroulé autour de la tige et s appuyant sur la platine, maintient la lame flexible.

La platine mobile permet de centrer exactement les pré-

parations, mais elle n'a pas un déplacement assez étendu pour qu'on puisse examiner toute leur surface. Avec une certaine habitude, en saisissant la lame entre le pouce et l'index de la main gauche, on peut, en ôtant les valets, la déplacer à son gré sur la platine.

Quand on veut faire des examens systématiques, on se sert d’une platine à chariot. La préparation, fixée sur le cha-

Révolyer

Vis

micrométrique

LES Objectifs

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Miroir

Fig. 1. — Marche des rayons lumineux dans un microscope.

riot, peut être promenée en tous sens, grâce à un mouvement antéro- “postérieur età un mouvement latéral, commandés par deux vis.

Le condensateur Abbé, constitué par deux ou trois lentilles, reçoit les rayons lumineux envoyés par le miroir et augmente leur puissance en les condensant sur la préparation.

Le diaphragme iris permet d'élargir ou de rétrécir, à

volonté, le diamètre du cône éclairant. Il sert surtout dans les examens à l'état frais.

Le miroir a deux faces, l'une plane et l’autre concave.

La partie optique se compose des objeclifs et des oculaires.

Les objectifs à sec sont employés pour les grossissements modérés. Les constructeurs français les désignent par les chiffres 0, 1, 2, 3, etc., jusqu'à 9, par ordre de grossissement croissant.

Pour les grossissements plus forts, on se sert des objeclifs à immersion homogène qui ne peuvent être utilisés qu'en interposant, entre la préparation et l'objectif, un liquide, l'huile de cèdre, dont l'indice de réfraction est sensiblement le même que celui du verre de l'objectif. On évite ainsi la perte des rayons lumineux qui se produit par la réfraction dans l'air.

Les objectifs à sec ou à immersion actuellement employés sont dits achromatiques parce qu'ils sont construits pour éviter la dispersion des couleurs fondamentales du spectre. La correction est encore plus complète avec les objectifs ditsapochromatiques, mais leur prix est très élevé.

Les objectifs se fixent sur un revolver. Les revolvers à Æ#rois objectifs sont très suffisants dans la pratique courante.

On peut avoir deux objectifs à sec (un n° 4 et un n° 6 ou 7) et un objectif à immersion (1/12 ou 1/15).

Les oculaires de Huyghens sont numérotés en chiffres romains de I à HI. On les emploie avec les objectifs achromatiques à sec. |

Les oculaires compensateurs sont fabriqués spécialement pour corriger l'inégalité de grossissement pour les différentes couleurs et ne conviennent théoriquement qu'aux objectifs à immersion (Langeron). Ces oculaires portent des chiffres, 2, 4, 6, 8, 12, quiyindiquent leur grossissement propre. ls sont capables de grossir autant de fois l'image donnée par l'objectif.

Les oculaires 4, 6 et 9 sont les plus employés.

Pour chaque objectif, la valdur du grossissement, avec toute la série des oculaires, calculée pour un écartement des deux systèmes de 160 millimètres, est indiquée par chaque

fabricant.

Mensuration des microbes. — Les dimensions des microbes sont exprimées en millièmes de millimètre par la lettre grecque : (mu).

Pour les mesurer, on se sert d’un oculaire micrométrique et d’un micromètre objectif.

L'oculaire micrométrique porte, entre ses deux lentilles, un verre sur lequel est gravée une échelle graduée en dixièmes de millimètre.

Le micromètre objectif est une lame de verre portant une série rectiligne de traits espacés d’un centième de millimètre.

La mensuration se fait de la façon suivante

On commence par placer le micromètre objectif sur la platine et l’oculaire micrométrique à la place des oculaires. On fait tourner l’oculaire de façon à rendre parallèles les deux échelles graduées et on superpose les deux zéros en déplaçant le micromètre objectif. Puis, en suivant des yeux les deux échelles à partir du zéro, on note les deux premiers traits qui se confondent.

Si, par exemple, le trait 10 du micromètre oculaire tombe sur le trait 4 de l'objectif micrométrique, 10 divisions oculaires représentent, sur la préparation, 4 fois 1/100 de millimètre ; une division oculaire représentera

DRmALS : O mm. 004 — 4% On enlève alors l'objectif micrométrique et on le remplace par la préparation portant les microbes à mesurer. Si la longueur d’un microbe correspond à N divisions de l'oculaire, sa longueur sera N X 44.

Si N — 2, la longueur du microbe sera de 8 y.

Entretien du microscope. — Le microscope demande à être entretenu avec beaucoup de soin.

Il doit être mis à l'abri des poussières et de l'humidité en le replaçant, après chaque examen, dans sa boîte. On peut aussi le recouvrir d’un linge fin et le mettre sous une grande cloche de verre.

Les objectifs à sec sont essuyés avec un papier de soie ou une peau de chamois.

Après chaque examen, l’huile de cèdre doit être enlevée

de l'objectif à immersion avec un papier de soie ou un linge fin. Si l'huile s’est desséchée sur l’objectif, on nettoie ce dernier avec du papier de soie ou un linge fin imbibé légèrement de xylol, puis on l’essuie avec un papier ou un linge sec.

Le xylol ne doit pas être mis en excès, car il pourrait dissoudre le ciment qui fixe les lentilles. Pour la même raison. ne pas laisser tremper l'objectif à immersion dans l'huile de cèdre déposée sur la préparation.

Les oculaires sont essuyés de temps en temps avec un papier de soie ou un linge fin sec. Si les grains de poussière persistent, malgré un nettoyage extérieur, dévisser les lentilles, nettoyer leurs faces intérieures et les remettre en place.

Le condensateur, le miroir, la platine, sont entretenus en les essuyant, de temps en temps, avec un linge fin sec ou avec la peau de chamois.

Si de l'huile de cèdre s’est répandue sur la platine, frotter celle-ci avec un papier imbibé de xylol, puis l’essuyer avec un papier ou un linge sec.

Il est bon de lubréfier de temps en temps les organes de glissement avec un peu d'huile de vaseline.

Ultra-microscope.

Le principe de l'ultra-microscope est basé sur le phénomène de Tyndall : les poussières en suspension dans l'air d’une chambre, qui sont en général invisibles, deviennent visibles lorsque, les fenêtres étant closes, un rayon de soleil filtre par une fente et vient se réfléchir sur les grains de poussière qui s’illuminent.

Alors que, dans un microscope ordinaire, « les rayons lumineux pénètrent directement dans l'appareil après avoir traversé l’objet qui agit sur eux par absorption, réfraction et diffraction, dans les appareils à fond noir aucun rayon lumineux ne pénètre directement dans le microscope ; ils y pénètrent indirectement après avoir été réfléchis, réfractés ou diffractés par l’objet » (Langeron).

Comme les grains de poussière s’illuminent dans la pièce obscure, les microbes, éclairés latéralement, apparaissent lumineux sur un fond noir.

Tous les grands fabricants d'appareils optiques construisent des ultra-microscopes. Nous ne parlerons que de celui de Stiassnie, très simple et très répandu en. France.

L'examen à l’ultra-microscope nécessite, en dehors de l'appareil lui-même, un petit diaphragme conique qui s’adapte à l'objectif à immersion, et une source lumineuse spé-

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