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C. — Sacs de collodion filtrants de L. Michel

L. Michel a pu préparer des sacs decollodion susceptibles de résister à une pression intérieure de 2) à 30 centimètres de mercure et de servir à l’ultra-filtration microscopique.

On emploie à cet effet un collodion obtenu en dissolvant 2gr. 5 de coton azotique dans 100 centimètres cubes d’un mélange à parties égales d’éther à 660 et d’acide acétique cristallisable.

Les toxines microbiennes ne sont pas retenues par ces membranes, tandis qu’elles le sont en partie ou en totalité par les bougies Chamberland et Berkefeld.

D. — Dénitrification des sacs de collodion.

On peut, comme l’ont montré J. Duclaux et A. Hamelin, dénitrer les sacs en collodion et les rendre ainsi plus commodément stérilisables par la chaleur sans trop diminuer leurperméabilité, au moyen du sulfhydrate d’ammoniaque du commerce étendu de 4 volumes d’eau et tiédi à 40°. On remplit le manchon filtrant de cette solution tiède et on le plonge dans un tube contenant la même substance, de telle sorte que la dénitrification se fasse simultanément sur les deux faces. L'opération est achevée en une demi-heure. On

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rince ensuite le filtre avec de l’eau ammoniacale (pour empêcher le dépôt de soufre qui pourrait se produire par oxydation), puis avec de -’eau distillée.

Les filtres ainsi dénitrés ne sont pas modifiés par l’ébullition. Ils peuvent être stérilisés à l’autoclave et conservés secs. Dès qu'on les plonge dans l’eau. ils redeviennent instantanément perméables.

E. — Sacs en moelle de roseau.

Au lieu d'employer le collodion pour la préparation des sacs dialyseurs, on peut utiliser parfois très commodément, comme Îl'a proposé Metchnikoff, les tubes de moelle de roseau commun (Phragmites communis), qu’on ferme à leurs extrémités avec un fil imprégnéde gomme-laque. Ces tubes de cellulose presque pure peuvent être stérilisés à l’autoclave aussi facilement que les sacs de collodion.

Ils sont plus résistants, plus minces et plus souples, par suite souvent préférables pour les inclusions intrapéritonéales.

Is ont servi, en particulier, à la culture in vivo du microbe de la péripneumonie.

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