er discours de Baldad, viii
Baldad voit dans la réponse de Job à Éliphaz une accusation d'injustice portée contre Dieu; il lui répète donc à sa manière le discours de son vieil ami. Dieu n'est pas injuste : ses enfants avaient donc mérité la mort par leurs péchés et lui-même expie actuellement ses propres fautes. Son bon-
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heur d'autrefois prouve seulement que Dieu avait différé à le punir. La pensée dominante, c'est que si Job ne veut pas en croire ses amis, il croie du moins les anciens sages dont Baldad rapporte les pensées, quand il annonce que le bonheur des méchants n'est pas durable et que Dieu punit ceux qui l'ont mérité. La suite de ses idées est celle-ci : i° Avis et reproches à Job qui a parlé à Dieu sans respect, 2-7. 2° Appel aux anciens sages qui attestent que les impies sont voués à la perdition, 8-19. 3" Horizon de bonheur pour Job, s'il se convertit, 20-22.