‹ Manuel bibliqueChapitre 189 sur 476 · ART. II. — ANALYSE ET EXPLIC. DU LIVRE DE JOB · texte numérisé non relu

ART. II. — ANALYSE ET EXPLIC. DU LIVRE DE JOB

et de parler maintenant, 1" Eliii commence en disant qu'il a laissé parler les amis plus âgés de Job, dans l'espérance qu'ils le réfuteraient, mais puisqu'il s'est trompé (1), il prend la parole, xxxii, e*» - 14. 2° Quand ils ont eu fini leurs discours, il s'est tu quelque temps encore ; l'esprit le pousse maintenant à exposer sans partialité ce qu'il pense, xxxii, i5-22. o° Que Job l'écoute, car il sera sincère et clair ; Job n'a pas d'ailleurs à craindre devant lui comme devant Dieu, puisqu'il est son semblable, xxxiii, 1-7.4° Quand il a fini ce long exorde, il entre dans le cœur de son sujet. Job s'est déclaré innocent à rencontre de Dieu, mais il est faux que Dieu ne manifeste pas à l'homme sa volonté, il la lui manifeste de plusieurs manières, d'abord par des visions de nuit, xxxiii, 8- -18 ; 5° ensuite par la soufi'rance et par la maladie, qui est un des langages de Dieu. Ces coups ne doivent point décourager l'homme, mais plutôt, au moyen de l'intercession des saints, lui faire reconnaître ses péchés, xxxiii, 19-30. 6° Péroraison : Job peut continuer à l'écouter tranquillement ou lui répondre, xxxiii, 31-33.

641. — II» discours d'Éliu : Apologie de la justice divine, xxxiv.

Job ne lui répond rien. Éliu a consacré en partie son premier discours à montrer que Dieu n'est pas injuste envers l'homme; il consacre le second tout entier à développer cette idée et à établir que Dieu gouverne le monde aveo équité. 1" Il prie les assistants de l'écouter et de prononcer. Job accuse Dieu de ne point le traiter avec justice, 2-9; 2° mais comment Dieu pourrait-il être injuste, puisqu'il crée et gouverne le monde librement, 10-18? 3° la justice de Dieu envers ses créatures éclate de toutes parts : sa toute-puis-

(1) « Non sunt longaevi sapientes nec senes intelligunt judicium, n XXXII, 9. Cordier dit là-dessus, dans son Job eluddatus, p. 588. u Saepo a Deo juveues magao pretio œstimantur, senes vero pro nihilo habentur, quia hi morum levitate repuerascunt, illi virtutum muturitate conseuescunt... Hinc est illa frequens Sacrarum Litterarum consuetudo, ut seniores propter morum intemperantiam pueri dicantur; juniores propter virtutum exoelleniiam senes appellentur. » D'où le nom de pre^byteri, donné mêjae aux jeunes prêtres.

sance et sa science infinie lui permettent de juger avec pleine justice, -19-28. 4° Gomment pourrait-on calomnier les voies de Dieu, puisqu'il se propose comme but le bien des hommes? On doit plutôt s'humilier devant lui, et c'est parce que Job ne le fait pas qu'il mérite le châtiment divin, 29-37.

642. — II|e discours d'Éliu : réfutation de la seconde affirmation de Job sur l'inutilité de la confiance en Dieu, xxxv.

Il développe dans ce discours Tidée qu'il avait déjà exprimée contre Job, xxxiv, 9, et il affirme que, par la piété ou l'impiété, l'homme se rend utile ou nuisible à lui-même. 1" Quand Job dit que la piété est inutile à l'homme, croit-il par là que l'homme puisse donner ou enlever quelque chose à Dieu ? 2-8. 2° Ceux-là se plaignent en vain qui négligent, par présomption^ de recourir à Dieu; que Job prenne garde de leur devenir semblable I 9-16

643.— IV» discours d'Éliu : Dieu afflige l'homme pour le garder du péché et l'exciter au repentir, xxxvi-xxxvii.

Dans son dernier discours, Ëliu expose encore plus complément les motifs pour lesquels Dieu permet que le juste soit affligé : c'est pour le tenir en garde contre le péché, ou, s'il a péché, pour l'exciter au repentir. 1° Son exorde annonce des raisons décisives en faveur de sa thèse, xxxvi, 2-4. 2° Dieu est tout-puissant, mais il ne dédaigne personne, et c'est ce qu'il montre en éprouvant ceux qu'il aime, xxxvf, 5-i2. 3° C'est pour le plus grand bien de Job que Dieu l'afflige ; il doit donc veiller à ne pas perdre par sa faute la bénédiction que Dieu veut répandre sur lui, xxxvi, 13-22. 4° L'homme doit louer humblement ce maître incomparable qui manifeste sa puissance et sa sagesse par ses œuvres merveilleuses et par les phénomènes atmosphériques, xxxvi, 23-33. 5° Éliu décrit en détail l'orage, sa magnificence et ses suites, xxxvii, 1-13 (1).

(1) « Dans le xxxviie chapitre,... on sent que les accidents météorologiques qui se produisent dans la région des nuages, les vapeurs qui se coiiiicuseat on se disàipeut, suivant la direclioa des veuts, les jeux

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