ART. IL — ANALYSE ET EXPLTC. DU LIVRE DE JOB
mestiques avec les animaux sauvages, du buffle avec le bœuf, de l'onagre avec l'âne, xxxix, 5-12. 3° Description de l'autruche, 43-18; 4" du cheval (1), 19-25; 5° de l'aigle, 26-30. Après ce tableau de sa puissance, Dieu demande à Job s'il va lui répondre. Job confesse qu'il a parlé avec légèreté et qu'il aurait dû se taire, xxxix, 31-35.
111° Partie, xl-xli. Pour lui faire reconnaître encore davantage son néant, Dieu continue : — 1° Que Job montre sa sagesse en maîtrisant ce qu'il y a d'indomptable au monde. Mais il n'est pas même en état de dompter Béhémoth , c'est< à-dire l'hippopotame, qu'on rencontre dans les eaux du Nil, en Egypte, où on l'appelait péhémouth^ nom devenu, en hébreu, Béhémoth, c'est-à-dire « les bêtes ou le grand animal », XL, 2-19. — 2° 11 ne peut dompter Léviathan, mot qui désigne le crocodile; combien moins peut-il donc lutter contre Dieu, XL, 20-XLi ,3. — 3** Puissance redoutable et beauté de Léviathan, XLi, 4-13. — 4° Tableau de sa supériorité et de sa souveraineté incontestée dans son royaume, xli, 14-26. — Les ch. XXXVIII et xxxix avaient parlé des animaux de la terre
(1) RoUin dit de la description du cheval, Traité des Études, 1. IV, c. III, § IV, n» 3, t. II, 1805, p. 595-597 : « Chaque mot demanderait d'être développé, pour en faire sentir la beauté... Les armées sout longtemps à se mettre en ordre de bataille... Tous les mouvements sont marqués par des signaux particuliers... Cette lenteur importune le cheval. Comme il est prêt au premier son de trompette, il porte avec impatience qu'il faille avertir tant de fois l'armée. Il murmure en secret contre tous ces délais, et ne pouvant demeurer en place, ni aussi désobéir, il bat continuellement du pied et se plaint en sa manière qu'on perde inutilement le temps à se regarder sans rien faire. Fervens et fremens sorbet terram. Dans son impatience, il compte pour rien tous les signaux qui ne sont point décisifs et qui ne font que marquer quelque détail dont il n'esi point occupé. Nec reputat tubae sonare dangorem. Mais quand c'est tout de bon, et que le dernier coup de la trompette annonce la bataille, alors toute la contenance du cheval change. On dirait qu'il distingue, comme par l'odorat, que le combat va se donner, et qu'il a entendu distinctement l'ordre du général, et il répond aux cris confus de l'armée par un frissonnement qui marque son allégresse et son courage : Ubi audierit buccinam, dicit : Vah! Procutodoratur bellum, exhortationem ducum et ululatum exercitus. Qu'on compare les admirables descriptions qu'Homère et Virgile ont faites du cheval, on verra combien celle-ci est supérieure. »
et des animaux de l'air; la description se termine ainsi par les animaux aquatiques ou amphibies, par les deux animaux les plus singuliers de l'Egypte.