ART. II. — A.NAL. ET EXPLTC. DE JÉRÉMIE
998. — 5» Dieu châtie les Juifs comme ils l'ont mérité, xvii.
i° Israël a irrité le Seigneur par son idolâtrie; il le livre à l'étranger, 1-4. — 2° Qui se confie en l'homme périt; qui se confie en Dieu, vit, 5-8; Dieu connaît le fond des cœurs, il traitera l'impie comme il le mérite, 9-H; au contraire, il soutiendra son prophète et confondra ses ennemis, 12-18. — 3° Digression. — Jérémie exhorte les Juifs à l'observation fidèle du sabbat; s'ils le gardent. Dieu les bénira; sinon, il les châtiera, 19-27.
II® Partie : Confirmation de la réprobation d'Israël, xviii-xix.
999. — Israël rejeté comme un vase de terre brisé^ xviii-xix.
La seconde partie renferme le récit de deux actions symboliques qui montrent que la réprobation d'Israël est irrévocable. — 1° Dieu a résolu de punir Israël ; cependant tout n'est pas encore perdu et il peut revenir sur sa résolution : le potier que va visiter Jérémie refait sous ses yeux le vase d'argile qui s'est rompu entre ses mains; si Juda fait pénitence, le Seigneur lui pardonnera, xvin, 1-11. — Juda refuse de se convertir, 12-15; la vengeance est donc inévitable, 16-17; les coupables en veulent même aux jours du prophète, 18, de sorte que, à son tour, il demande leur châtiment, 19-23. — 2° Le lieu de la scène change. Le prophète se rend dans la vallée de Ben Hinnom ou TopheLh, au sud de Jérusalem, là où les idolâtres avaient commis un de leurs plus grands crimes, celui des sacrifices d'enfants, brûlés en l'honneur de Moloch ou de Baal. Il rappelle d'abord les crimes qui se sont commis en ce lieu, et les malheurs qui en seront la punition, XIX, 1-9; puis, en signe de la désolation qui doit frapper d'une manière définitive Jérusalem, véritable Topheth, il brise un vase de terre qui ne peut plus être réparé, 10-13. Après cela, il se rend dans le parvis du temple et y répète les mêmes menaces prophétiques, 14-15.
5C0 CHAP. m. — JÉRÉMIE. [lOOi]
m* Partie : Exécution de la sentence de réprobation