‹ Manuel complet de botanique, ou principes de botanique elementaire, ... Par M. Boitard. Ouvrage orné de planchesChapitre 12 sur 167 · VII. CONSISTANCE · texte numérisé non relu

VII. CONSISTANCE

Sous ce rapport elles sont : grasses, succulentes, charnues, succuienta; membraneuses, membranacca \ minces, presque dénuées de parenchyme; scarieuses , scarïosa , membraneuses , sèches , sonores sous Je tact ; coriaces , coriacea , sèches , membraneuses-, se déchirant difficilement ; molles, mollia; roides , rigida ; flasques ,Jlaccida ; spongieuses , sport» giosa, d'un tissu lâche et compressible; charnues, carnosa , épaisses ; fragiles ,fragilia ; transparentes , pellucida; opaques, opaca , sans transparence.

§. VIII. durée.

Le6 feuilles sont persistantes, persistentia > lorsqu'elles ne tombent pas tous les ans, ce qui arrive toujours aux feuilles adhérentes ; tombantes , decidua, lorsqu'elles se dessèchent et tombent tous les ans.

§. IX. FUKESCENCB.

Elle se caractérise avec les* mêmes ternies que nous avons employés à l'article du limbe. (Voyez page 4i> )

DES GLANDES {Glandulœ).

On a doriiïé le nom de glandes à de petits corps vésiculeux , arrondis ou ovales , sessiles ou slipités, qu'on aperçoit sur plusieurs parties des végétaux, et plus particulièrement sur les feuilles, le calice et les pétales.

On observe leur position et on les dit eau linaires , pétiolaires , florales , foliaires , stipulaires ^ souvent les glandes florales prennent le nom de nectaire, nectorium, parce qu'elles distillent une liqueur sucrée qu'on appelle nectar. (Voyez nec r taire. )

GLOSSOLOG1K.

Les glandes sont miliares, m Marcs , visibles seulement au microscope , ayant, l'apparence de petits points ramassés par tas , et symétriquement arrangés deux à deux, trois à trois, etc.; on les trouve sur toutes les parties végétales exposées à l'air, et elles ont été quelquefois nommées corticales, épidermoïdales , etc., selon qu'on les conservait sur Técorce , l'épidémie , etc. On ne les regarde plus aujourd'hui comme des glandes , mais bien comme de véritables pores. Il existe des glandes vésiculaires , 'vesicidarcs , consistant en des espèces de petites vessies colorées et transparentes , quelquefois saillantes comme sur Técorce d'une orange , d'autrefois enfoncées, comme sur la feuille du myrte ; elles contiennent ordinairement une liqueur aromatique et inflammable; globulaires, globulares , ayant l'aspect de globules plus ou moins sphériques, logés dans un petit enfoncement sous le disque de la feuille , ou couvrant tout le stygmate ou l'anthère, chacun des globules présentant un point brillant : elles sont très visibles dans la plupart des labiées, et plus encore sur les anthères du léonurus ; utriculaires , utriculares , ayant beaucoup d'analogie avec les ampoules qu'une brûlure occasionne sur la peau : la ficoïde glaciale en offre un exemple des plus singuliers; urcéolaires, urceolares , ou en forme de godet, ou cyathiformes, cyathiformes , portant ces différens noms parce que lorsqu'elles s'ouvrent elles affectent la forme d'un vase ovale , arrondi ou réniforme : elles sont très remarquables à la base des feuilles de certains pêchers , pruniers , etc. , et servent même au classement des variétés; écailleuses, squamosœ: des botanistes ont improprement donné le nom de glandes écailleuses aux enveloppes de la fructification de quelques plantes, par exemple, des fougères; lenticulaires, lenticulares : on, donne quelquefois ce nom ù de certains petits corps d'une

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