A calice, et un seul ovaire (pothos
Feuilles alternes , opposées ou verticillées ; fleurs mâles
et femelles, sur le même pied ou sur différens pieds, autour de l'ovaire ou nulle ; corolle nulle ; trois à cent étamines réunies loin des ovaires ; un à vingt ovaires; une graine nue, élevée. — Fam, 57. Des Piws.
Feuilles alternes , opposées , ou verticillées , ou nulles ; fleurs mâles et femelles , sur le même pied ou sur différens pieds , ou nulles ; corolle nulle ; une à douze étamines à une loge , loin des ovaires ; un à vingt ovaires ; une graine nue , élevée, ou plusieurs élevées. — Fam. 58. Des Mousses.
Scct. 1. Graines enfermées dans une capsule (tycopode). a. Graines nues, non distinctes du fruit (polf- trich).
Il est facile de voir que ces familles qu' Adanson croyait naturelles le sont très peu , et si on veut chercher la cause qui a fait errer dans sa marche tin botaniste aussi profond, voici comment on pourra se l'expliquer : Adanson croyait que le pins grand nomhre des caractères semblables rapprochait seul les plantes engroupes naturels , et il n'accordait pas plus d'jroportfffflte aux uns qu'aux autres. Imbu de.cette fausse opinion, rejetant absolument ressentialilé de certains caractères tirés d'une même partie, il a eu le courage d'entreprendre et de conduire à saiîn un travail immense , celui de comparer tous les végétaux connus dans
toutes leurs parties. En conséquence il commença par faire soixante-cinq systèmes , sur le faciès, la hauteur, la grosseur , la durée, le climat , etc., des plantes : sur leurs sucs , leur teinture, leur saveur, leur odeur, leurs vertus, etc. : sur leurs racines, bourgeons, tiges, branches, feuilles, stipules, vrilles, épines, poils, glandes, fleurs, écailles, sexe, calice , corolle , étamines , anthères , pollen , ovaires, styles, stigmates, fruit, graines, embryoït, réceptacle, disque, etc. , etc. ; sur le nombre des^ parties, leur figure, leur durée f leur substance , etc. , etc. Puis , lorsqu'il eut achevé cette énorme entreprise , il compara entre elles toutes les plantes de ces soixante-cinq systèmes , et réunit en cinquante-huit groupes, qu'il crut des familles naturelles, celles, qui avaient entre elles le plus grand nombre de caractères semblables.
Pendant qu'il publiait le fruit stérile de tant de peines et de tant d'années de recherches, Ber nard de J ussieu , professeur de botanique au jardin du Roi à Paris, établissait aussi des familles naturelles. Ce grand homme, d'une opinion tout-àfait contraire à celle d'Adanson, pensa que la nature devait accorder plus d'importance à <J e certaines parties des plantes qu'à d'autres : ses réflexions et de judicieuses observations lui firent découvrir que cette importance et par conséquent cette fixité qu'il cherchait , devait être dans les organes entiers de la reproduction'; dès-lors il lui fut facile d'établir un ordre beaucoup plus naturel que tous ses devanciers , et c'est ce «ju'il fit dans le tableau deh cultures du jardin. Mais cet homme estimable, plus naturaliste que Linnée, allait, par une modestie aussi étonnante qu'impardonnable , laisser le premier venu de ses élèves s'emparer d'une découverte qui devait conduire son auteur à ^immortalité, si Antoine-Laurent de Jussieu, son neveu , ne se fût empressé de la publier , en 1778 %
2 g8 système
dans son Gênera plantarurn. Digne par ses talens , de porter le fardeau pesant d'un grand nom que lui laissa son oncle, il perfectionna depuis ce système qui est pour ainsi dire devenu universel. Les plantes y sont rangées en quinze classes, ainsi qu'il suit :,
Tableau de la méthode de Jussieu.
Àcotyîédones classes, i
/Itypogynes 2
Monôcotylédones \ Périgynes 3
l Epigynes 4
{ M UlC8 ' à ( îérfg^aeV. \\\\\ \\\\ S
I rHypogynes ... . . 8
J Monopétale J Périgynes g
g /*Monoclincs. \ à corolle.. \ Épigynes à f réunies. . 10 g I i ■ anthères l distinctes il
$') I Polypétale ! ^ ynCS " ' *ï
£| ^t a l es Hypogync* i3
ol v* evAUU eù » (Périgynes 14
q (Diclines irrégulières, ou unisexuelles vraies i5
«Comme on le voit, cette méthode est établie, i©. sur la forme de l'embryon ayant un ou deux cotylédons ou n'en ayant pas du tout; 2 0 . sur la position des étamines, attachées au réceptacle sous le pistil (hypogynes); attachées au calice autour* du pistil ( périgynes ) , ou situées sur l'ovaire ou le style (épigynes); 3°. sur la considéfatidU des sexes , abstraction faite des avorteiÉÉnÀ-f H** sur la présence ou l'absence d'une corôîfe? S 4 *: sur le nombre des pétales et sur leurs positions.
Il divisa ces quinze classes en ceftt familles , ou
ordres, savoir: ^
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