‹ Manuel complet de botanique, ou principes de botanique elementaire, ... Par M. Boitard. Ouvrage orné de planchesChapitre 162 sur 167 · AMEN T ACE ES · texte numérisé non relu

AMEN T ACE ES

ORDRE V. Amentacées {Àmentaceœ\\ indigènes.

Végétation. Plantes ligneuses ' f tiges frutescentes ou arborescentes ; feuilles alternes.

Fxoraisow. Fleurs souvent axillaires , monoïques ou dioïques , rarement hermaphrodites , toujours apétales. Fleurs mâles disposées en un chaton composé d'écaillés , portant un calice raonophylle, ou, lorsque celui-ci manque, portant immédiate- • ment les étamines ; celles-ci en nombre défini on indéfini , ayant leurs filamens libres. Fleurs femelles disposées en chaton , ou en faisceau, ou solitaires, tantôt pourvues d'un calice monophylle , tantôt d'une seule écaille; un ovaire supérieur, simple, rarement multiple et en nombre déterminé , surmonté d'un ou de plusieurs styles, terminé ordinairement par plusieurs stigmates.

Fructification. Capsules en nombre égal à celui des ovaires , le plus souvent monoioculaires , à une ou plusieurs graines. Embryon dépourvu de périsperme.

L'écorce du saule est astringente : celle de plusieurs espèces du même genre passe pour vermifuge. Les bourgeons du peuplier noir entrent dans la composition de Y onguent populeum, Le mjrrïcacerifera porte des fruits dont on retire une cire odoriférante propre a faire des bougies. Par incision on retire du bouleau blanc une séve limpide, un peu sucrée et acide, agréable à boire, et que Ton a vantée contre la pierre, le scorbut et la pulmonie: l'écorce de cet arbre passe pour sudorifique. I/aune, dont les feuilles sont astringentes, fournit aux chapeliers et aux teinturiers une écorce qui remplace la noix de Galle. On retire , par expression , de la faine ou graine de hêtre , une huile assez douce et qui se conserve long-temps sans rancir. Les habitans de quelques provinces pauvres

font des châtaignes la base de leurs alimens. Quelques espèces de glands sont comestibles , toutes peuvent servir de nourriture à plusieurs animaux domestiques; Técorce fongueuse d'une espèce fournit le liège, et par conséquent le noir d'Espagne; celle du chêne quercitron sert à teindre en jaune ; celle de chêne ordinaire est astringente et employée à tanner les cuirs. La galle, qui croît sur une espèce de chêne du Levant, sert à faire de l'encre et une belle teinture noire; enfin \e kermès , employé en médecine et dans les arts pour teindre fii écarlate, est un insecte qui se trouve sur les rameaux d'un chêne. Les fruits du noisetier, outre qu'ils sont comestibles, fournissent une huile fort douce et qui rancit difficilement. La résine émolliente, résolutive, détersive, connue soûs le nom de baume de copalme est produite par une espèce de liauidambar. Enfin c'est dans les arbres de cette famille que l'on trouve les meilleurs bois de charpente , de construction , de charronnage , etc.

§. I. Fleurs hermaphrodites. Genres : fothergilla , planera , et...

* Ulmackes (Ulmus). Végétation ; tiges ligneuses. Feuilles simples, âpres, alternes, stipulées. Fleurs axillaires. Fiobaison ; fleur hermaphrodite ( imisexjuelle par avortemeut ). Pèrianthe simple, staminifère , inadhérent, quadrisexdenté. Etamines : quatre à six. Ovaire unique. Style double. Stigmate double. Fbuctifïcatiow : carcèrule ou drupe monosperme. Graine pendante , périsperrnée ou apérispermée. Embryon rectiligne ou pelotonné. Cotylédons plissés. Radicule adverse. Exemple ulmus, celtis. ( Mibbel. Nous avons donné textuellement les caractères qu'il impose à cette famille, ainsi qu'à celles des salicinées et des cor y lacées. )

§. II. Fleurs unisexuelles. Genres: celtis , populus, myrica , alnus , carpinus, fagus , castanea, qucrcus, liquidambar , comptonia , platanus et...

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* S a licite es (salix). Végétation : tiges ligneuses. Feuilles alternes , simples , stipulées. Fleurs en chaton. Fioraison : /leurs unisexuelles. Fleur mâle : périanthe nul, ou simple, staminifère. Etamines: une à trente. Fleur femelle': périanthe simple, inadhérent, persistant ou nul. Ovaire unique. Style simple. Stigmates : deux ou quatre. Fructification : carcerule ou capsule uni-bi-loculaire, mono-poly-sperme. Graines ordinairement pendantes, apérispermées. Embryon rectiligne. Radicule adverse. ( Mirbel. Il divise celte famille en deux sections. La première renferme les arbres dioïques, à capsule unilocnlaire, bivalve, polysperme : Ex. salix, populus. La seconde les arbres monoïques , à carcérule uni-bi- ] oculaire , mono-di-sperme : Ex. Sctula, alnus.)

* Betulacées ( Betula). Fleurs monoïques, dépourvues de calice. Les fleurs mâles disposées en chatons couverts d'écaillés imbriquées , ternées , concaves, dont celle du milieu plus grande; chacune d'elles à douze étamines insérées sur Fécaille du milieu. Dans les fleurs femelles : chatons couverts d'écaillés imbriquées, élargies et trilobées à leur sommet ^ portant à leur base deux à trois ovaires comprimés , surmontés chacun de deux styles à stigmates simples. Une petite capsule entourée d'un rebord membraneux, monoloculaireet monôsperme à la maturité, par l'avortement de la deuxième loge de l'ovaire. ( Loiseeeur. Cette famille répondrait à la deuxième section des salicinées de Mirbel. )

* Coryeacées (Corylus). Végétation : tiges ligneuses. Feuilles alternes , simples , stipulées. Fleurs monoïques en chaton. Feoraison : /leurs unisexuelles. Fleur mâle : périanthe simple oit nul. Etamines : cinq à vingt sur chaque bractée. Fleur femelle : cupule uni-pluri-flore. Périanthe adhérent , pluridenté. Ovaire unique, pluriloculaire , pluriovulé. Style lû-tri-multi-fide ; chaque .division tuonustigtiiatc.

Fructification : calibion uni-pluri-gland. Glands uniloculaircs, monospermes par a vortement . Grain c pendante , apérispermée. Embryon rectiligne. Radicule adverse. ( Mirbel. Il divise cette famille en deux sections. La première a pour caractère : calybion clos , déhiscent : Ex. fagus. La seconde : caiybion ouvert : Ex. corjrlus. )

ORDRE VL Cohifères # ( Coniferœ); indigènes.

Végétation. Plantes ligneuses , ordinairement résineuses ; tiges frutescentes ou arborescentes , feuilles simples f opposées , verticiilées , ou fasciculées , souvent acéreuses.

Floraison. Fleurs souvent en cbaton , monoïques ou dioïques, les mâles munies chacune d'une écaille et souvent composées d'un calice; examines en nombre déterminé ou indéterminé , à filamens distincts ou connés , et insérés sur le calice ou sur l'écaillé lorsque le premier n'existe pas. Fleurs femelles quelquefois solitaires, d'autrefois rapprochées en tête , disposées le plus souvent en cône recouvert d'écaillés nombreuses , imbriquées ; chacune d'elles composée d'un petit calice monophylle , ou le plus souvent d'une simple écaille, et d'un ovaire simple, double ou multiple : stigmates simples, un pour chaque ovaire et porté le* plus souvent par un style.

Fructification. Chaque ovaire se change en une petite noix monosperme. Embryon muni d'un périsperme charnu.

Les fruits des éphédra sont astringens; ceux de l'if commun passent pour vénéneux ; ceux du genévrier commun sont toniques, diurétiques et sudoriflques ; on en fabrique une espèce de bière. Le genévrier sabine est un puissant emménagogue. Les fruits du cyprès passent pour fébrifuges et astringens. Broussonet pense que la résine connue

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