IV. DBS CARACTÈRES DB LA FLEUR
On dit qu'une fleur glumacée est complète, lorsqu'elle est composée d'une" bàle et d'une glume; incomplète, si elle n'a qu'une glume. Elle peut être hermaphrodite , mâle , femelle ori stérile : on regarde si les fleurs de chacune de ces
s'il n'en porte que de fertiles : enfin , on foit si les fleurs sont sessiles ou pédonculées.
§. V. de l'épi glumacé.
On le distingue en épi composé ou général, et en épi partiel ou épillet. L'épi général peut être sphérique, cylindrique, ovale, ovoïde , pointu * arrondi, épais, grêle , triangulaire , quadrangulaire, angulé, imbriqué, com primé ^ jdi 1 a té au sommet, simple, rameux, digité , gïïfbre , nu, avec ou sans barbe , garni de poils. Ceux - ci
IIO GLOSSOLOGIE.
peuvent être longs, courts, gluans, placés à la surface interne , placés à la surface externe. ( Voyez Épi, à l'article de l'inflorescence, pag. 63.)
L'épi partiel ou épi lier , spicula, peut être pé- < Ion culé ou sessile, en grappe, en pan [eu le , en épi serré, lâche, ovale, cyhudrique , etc.; étalé, pendant, imbriqué , barbu, glabre, fertile, stérile; à une, deux , trois fleurs ou davantage; mâle , femelle , hermaphrodite ou entremêlé ; mâle en panicule terminale, femelle en épi axillaire , solitaire ou nombreux sur la dent de l'axe. Sa base est comprimée, ventrue, sans bractée, avec une bractée foliacée, éca illeu.se, membraneuse, entière, dentelée.
FLEURS CONJOINTES (Flores cohérentes).
' ^ Pl. Vl^fig. 19 , a. ¥
On appelle ainsi les fleurs qui sont réunies plusieurs ensemble dans une même, enveloppe ou calice commun. Les fleurs conjointes sont nommées fleurs çomposées , flores compositi ou synanthérées , sjrnantkerœ , lorsque les étamines sont soudées par leurs anthères, et fleurs aggrégées,^tes aggregati, quand leurs anthères sont libres.
La tète formée par l'assemblage de ces fleurs est appelée 1 calathide, calathidis , par Mirbel, et le réceptacle ou disque sur lequel elles sont posées, clinanthe , clinanthium (pl. V , fig, 2 3 ); le calice commun ou involucre est le périphoranthe , periphorans , de Richard.
On étudie dans les fleurs composées, i°. Pinvo- • lucre ; ao. le réceptacle commun; 3°. les fleurs ; 4°. le» graines. Comme la plupart de ces parties ont été déjà décrites , ou le seront dans les généralités de cette Glossologie , nous ne donnerons la synonjdjftie latine des termes et leur définition que lorsque nous le croirons néecessaire pour l'intelligence du discours.
DIS LA FJLEUR CONJOINTE. m
i°. L'invoîucre, involucrum^ est l'enveloppe générale renfermant les petites fleurs; assez généralement il a la forme d'une petite corbeille composée d'écaillés vertes et foliacées. Il est monophylle , monophyllum, d'une seule pièce : par exemple, dans l'œillet 'd'Inde; polyphylle,/?c>fy/>/*j//wm, de plusieurs
1 nièces, comme dans le pissenlit. Il peut être, globueux , globulosum , globosum ; urcéolé, urceolatum , en forme d'urne; obturbiné, ohturbinatum , en toupie renversée; cainpanulé, campanulatum , en forme de cloche ; hémisphérique , hcmisphœricum , en forme de calotte ; ovoïde, ovoideum; obeonique , obeonicum, en cône renversé; cylindracé, cylindraceum, cylindrique et<Pune longueur notable; cupulaire , cupulare, en forme de godet ; resserré , coarctatum , rétréci vers son orifice; ouvert ^patois, planiusculum ; il est simple , simple x y d'une seule pièce ou de plusieurs, mais disposées sur un seul rang; caliculé ou double, calyculatum , muni à l'extérieur d'un rang de bractées qui forment comme un second involucre; imbriqué, imbricatum , quand les folioles qui le composent se recouvrent les unes et les autres comme Jés tuiles d'un toit; foliacé, foliaceum, quand les folioles sont minces, larges, de m£me nature que les autres feuilles; scarieux , scariosum , à folioles minces, sèches, souvent transparentes, sonores sous le tact ; squarreux , squarrosum , composé de folioles roides, rapprochées, dont la partie supérieure est recourbée en arrière; épineux, sptnosum, à folioles terminées par une pointe ; lappacé , haraeçonneux, lappaceum , hamosum , lorsque les folioles se courbent à leur extrémité en forme de
lia mecon.
2°. Réceptacle commun, clinanthium (planch. V, Jig. a3, a), c'est cette partie ordinairement plate ou un peu bombée , plus ou moins» charnue , immédiatement entourée par l'involucrc , et portant les fleurs. On observe s'il est nu ponctué, glanduleux,
1IÎ GLOSSOLOGIE.
charnu, très cjiarnu, peu charnu, conique, convexe, concave, plane, étroit, large, hérissé de paillettes , de poils ou d'écaillés. On dit que les paillettes sont très apparentes, peu apparentes, longues, tronquées, alvéolaires ou formant de petites alvéoles. . .
3°. Fleurettes y flosculL Quoique ce terme ait été employé par beaucoup de botanistes pour désigner les petites fleurs formant la calathide composée ou aggrégée, on est à peu près convenu aujourd'hui d'appeler fleurettes celles dont les anthères sont libres , par conséquent , des aggrégées, et fleurons ou demi-fleurons, celles dont les anthères sont soudées, jpar conséquent des composées. «
Le ûeuTon f Jiosculus.(pL FI, fig, 19, 3), est une petite corolle monopétale, su père, tubuleuse,en cornet , et dont le limbe régulier ne se prolonge pas en languette. On observe si les fleurons sont égaux entre eux, ou plus longs les uns que les autres; ceux extérieurs , ou de la circonférence
dents 1 entiers, grêles, larges.
Le demi-fleuron , semi-flosculus (pl. FI 9 fig. 19, c) , est une petite corolle raonopétale, supère, dont le limbe irrégulier se prolonge d'un seul côté en languette, ligula. On examine le nombre des demi-fleurons , leur couleur semblable à celle des fleurons, ou différente, leur nombre dans chaque calathide, s'ils sont étalés, réfléchis; quel est leursexe : hermaphrodites , femelles , neutres ou stériles. On dit que la languette est courte relativement au disque : que son sommet est entier, échancré, bidenté , tridenté , roulé.
Lorsque le réceptacle commun, ou disque, ne porte que des fleurons , on dit la fleur floscul euse Qu fleuronnée; lorsqu'il ne porte que des "demi-
DE LA FLEUR CONJOINTE. Il3
fleurons , elle es.t demi-flosculcuse ou demi-fleuronnée ; s'il porte des fleurons dans le centre et des demi-fleurons à la circonférence, on dit la fleur radiée. (Pl. VI , fig. 19, a.)
4°. Les graines des fleurs composées doivent être étudiées avec beaucoup de soin, parce qu'elles fournissent de précieux caractères génériques et spécifiques. Cette raison nous détermine à sortir un inslant de notre marche analytique, pour esquisser rapidement les principaux points de vue sous lesquels on doit les envisager. Elles peuvent être : sessiles (pl. v , fig- ^3 , a, b) ; pédicellées ( id. , c), et le pédicelle creux, arrondi; striées transversalement , longitudinalement ; plissées ; lisses ; velues ; glabres ; tuberculeuses ; courbées ; droites ; régulières ; irrégulières ; membraneuses 'sur leurs bords; cannelées , en long , en travers; couronnées au sommet par une membrane, par une , deux , trois dents ou davantage (pl. V, fig. a3 , £), par une, deux, trois arêtes, ou davantage, fermes, molles, ou fugaces; amincies en cou étroit faisant paroître l'aigrette pédicellée (pl. V, fig. a3, d); aigrettées.
L'aigrette , pappus (pl. V> fig. a3, peut être : nulle sur les graines de la circonférence ; simple ; avortée ; plumeuse ; molle ; roide; courte; longue; plus courte ou plus longue que la graine; différente ou semblable au centre et à la circonférence ; blanche; roussâtre; caduque; sessile; pé- . dicellée et le pédicelle lisse, grêle, creux, renflé à la base. Elle est composée d'écaillés , de membranes et de paillettes dont on observe le nombre : plus généralement de poils, nombreux, en nombre de un , deux , trois , etc. , simples , rameux , plumeux , dentés.
Les fleurs aggregees , se décrivent dans les mêmes termes, quant à l'involucre et au réceptacle. On regarde si la corolle est prolongée ou non pro- % t