Plantes cultivées
i* Classe. Plantes qui ont des parties semblables a celles
des hommes.
Sect. i. Semblable à des cheveux. Ex. Capillaires, 2. Semblable à des yeux. . . . Buphilialmc.
5. Semblable à des dents . . . Dentelaire. (i) <f. Semblable à des mains ou
(i) La dentelaïre (plumbago Europœa) est encore aujourd'hui regardée comme odontalgique. — Les* racines de l'iris tubéreuse ou liermodacte s'employaieut , cuites , en application sur les douleurs goutteuses. — Les bulbes d'orchis, dont on prépare le salep, sonj encore regardées comme aphrodisiaques. — Les soucis (calendula) et les buphthalmes (buphtkalmtlm), dont les fleurs radiées et jaunes ressemblent à des yeux de bœuf, sont recommandés dans l'ophthalmie. — La valériane (valeriana ofîicinalis); regardée comme antispasmodique , s'ordonne dans les palpitations et dans les anévrismes du cœur. — La pulmonaire (pulmonaria ofîicinalis) et le lichen de chêne {lichen pulmonarius), plantes qui n'ont aucune analogie entre elles, mais auxquelles on a cru trouver quelque ressemblance avec le poumon, s'ordonnent pour tontes les maladies de poitrine. — L'arum macnlé s'emploie contre les pâles-couleurs , et la forme de sa fleur fera aisément deviner la raison ridicule qui l'a fait ordonner dans l'origine. — Le fruit du coqueret alkekenge (physalis alkehengi) étant enveloppé dans une vessie , est incontestablement diurétique* dit-on. — Nous ne pousserons pas pins loin cette digression , que nous avons crue ntfle aux jeunes gens qui se destinent à l'art difficile de guérir, quand elle ne servirait qu'à les mettre en garde contre l'efficacité prétendue d'un grand nombre de plantes dont les vertus sont établies sur de semblables futilités. L'analyse chimique , voilà le seul guide que l'on doit snîvre si on ne veut pas s'exposer à des erreurs funestes , soit qu'un remède agisse d'une manière perni-
doigts.
Hcnnodacte(iris).
cieuse, soit qu'il n'agisse pas du tout.
*<i6 SYSTEME
Sect. 5. Semblable à des testicule*. Ex. Orcbis.