Les arbrisseaux
MAGNOL. 217
MaGNOL ( Prodromus historiée generalU plamarum ) , écrivait, en 1689 : « J'ai cru apercevoir dans les « plantes une affinité suivant les degrés de laquelle « on pourrait les ranger en diverses familles, « comme on range les animaux : ces familles ont « des signes distinctifs certains : telles sont les « bulbifères, les culmifères , les plantes à fleurs « monopétales. Chaque famille de plantes a des es- « pèces subalternes qui .se peuvent sous-diviser « encore ; par exemple , la famille des culmifères « peut se distinguer en fromens et en gramens; « les papilionacées peuvent être divisées par égard « à la figure du fruit , en silicuieuses , siliqueuses ,
« vésiculeuses et coquillées cette relation entre
« les animaux et les végétaux , m'a donné occasion « de réduire les plantes en certaines familles , et « comme il m'a paru impossible de tirer les carac- « tères dp ces faniilles de la seule fructification, * j'ai choisi les parties des plantes où se rencon- « trent les principales notes caractéristiques, telles « que les racines, les tiges, les fleurs et les « graines, etc. »
Si Magnol eût exactement suivi la marche dont il parle très longuement dans sa préface, l'inventeur des familles naturelles , Adansôn , et De Jussieu qui a perfectionné ce système , n'eussent plus rien eu à faire. Nous allons transcrire littéralement les familles de Magnol, et citer pour l'exemple une ou deux plantes appartenant à chacune d'elles.
i re partie. Les herbes.
section x. Caractères tirés des racines.
Famille 1. BulbosœJlAê , orchis.
a. Bulbàsis affines. Irhi, gingembre.
section 11. Caractères tirés des tiges.