DE TOURNEFORT
l'âge de 5 1 ans; il ne s'agit pour cela que de confondre la 18* et la 19 e dans la i5«, la 20 e dans les quatre p/emières, la ai* dans la 6% et la dans la io«.
Comme cette méthode a été suivie par plusieurs auteurs du premier mérite (1) , nous croyons nécessaire d'entrer dans quelques détails pour en faciliter Ja lecture.
La 1™ classe , des campaniformes , ou fleurs en forme de cloche, renferme toutes les herbes à fleurs simples monopétales et régulières , dont le limbe de la corolle est évasé en forme de clochette ( campanule ), ou en grelot (le muguet), ou en bassin (melon), ou même divisé plus ou moins profondément ( mauve ). Cette classe est subdivisée en neuf sections ou ordres établis sur les différences de fructifleation.
Le premier ordre comprend les fleurs dout le pistil se change en un fruit assez gros et mou ( belladone ).
Le second , celles dont le fruit est en baie petite et molle ( muguet ). *
Le troisième, celles dont le fruit est une' capsule sèche à une ou plusieurs loges (liseron ).
Le quatrième , celles dont le pistil se convertit- en une seule semence ( rapontic ).
Le cinquième, celles dout le pistil se convertit en un fruit à gaîne ( apocyn ).
Le sixième, celles dont les étamines s'élèvent en forme de tuyau et dont le fruit est multiloculaire ( mauve )«
Le septième celles en bassin dont le calice se convertit eu un fruit charnu ( melon ).
Le huitième, celles en cloche dont le pistil devient un fruit sec ( raiponce )» .
(1) Par Sherard, Plumier, Falugi, Johren, Barrelier, Feuille , Vallentin , Ripa , Dillen , Pontedera , Monti , Lîndern, Micheli, Elvebèmes, Fabricant, Sabbat i , Als« ton, Quer ; et par Marchant, Dodart , de Jussieu et Vaillant dans les Mémoires de l'Académie de 1 700 a 1740-
uiginze
aa6 s^stèmï
Le neuvième , celles eu godet doat le calice devient un fruit à deux parties adhéreutes par leur base (grateron),
La a« classb, des mfondibuliformes , ou fleurs en forme d* entonnoir , renferme toutes # les herbes à fleurs simples, monopétales, régulières , dont la corolle a le limbe plus ou moins évasé et la partie inférieure plus ou moins prolongée en tube ( pervenche), ou dont la Corolle est en roue ( bourrache ) , ou en coupe aplatie ( primevère ). Elle est subdivisée en huit ordres fondés sur la considération du fruit.
Le premier ordre comprend les fleurs dont le pistil devient le fruit ( nicotiane ).
Le second, celles en soucoupe ou en rosette dont le pistil devient le fruit ( primevère ).
Le troisième, celles en entonnoir dont le calice devient le fruit, ou lui sert d'enveloppe ( belle-de-nuit ).
Le quatrième, celles en entonnoir, en bassin ou en molette , dont le pistil est composé de quatre embryons qui se convertissent en autant de semences renfermées dans le calice de la fleur ( bourrache ).
Le cinquième, celles en entonnoir dont le pistil se change en une semence de forme singulière ( dentelaire ).
Le sixième, celles en rosette dont le pistil devient un fruit dur et sec ( mouron ).
Le septième, celles en rosette ou en godet, dont le pis- 1 til devient nn fruit mou et charnu ( morelle ).
Le huitième comprend les herbes et sous-arbrisseaux à fleurs en rosette, dont le calice devient le fruit ( pimprenelle ).
La 3« classe , des personnées on fleurs eu masque , renferme toutes les herbes à fleurs simples, monopétales , irrégulières , ayant quelque analogie de forme avec un mufle , une figure , ou même une partie de la tétc , telle , par exemple , que l'oreille ( l'arum ). Les semences ne sont jamais nues , mais enveloppées d'un péricarpeTElle est divisée en cinq ordres, tous fondas sur la forme de la corolle.
Le premier ordre comprend les fleurs dont la corolle (aujourd'hui le spathe ) est régulièrement coupée en cornet ou en capuchon ( arum). . • **
Le second, celles doat la corolle est eu tuyau irrégulie»
DE TOtTRNEFORT. 227
coupé eu languette , et dont le calice devient une capsule ( aristoloche ).
Le troisième celles à tube irrégulier très ouvert inférieurement , et dont le pistil se change en un fruit capsulaire ( digitale , catalpa ).
Le quatrième, celles à tube irrégulier, ouvert dans le fond , et en mufle à deux mâchoires au sommet ( muflier, pédiculaire ).
Le cinquième , celles dont la base est terminée par un anneau ( acanthe ).
La 4 e classe , des labiées , ou fleurs en lèvres , renferme toutes les herbes et sous-arbrisseaux (i) à fleurs simples, monopétales, irrégulières, fendues transversalement en deux lèvres, Tune supérieure, l'autre inférieure, et ayant quatre graines nues au fond du calice. Cette classe renferme quatre ordres fondés sur la forme ou l'absence de la lèvre supérieure.
Le premier ordre comprend les fleurs dont la lèvre supérieure ressemble tantôt à uu casque, tantôt à une faucille ( sauge ).
Le second celles dont la lèvre supérieure est creusée en forme de cuiller ( ortie blanche ).
Le troisième, celles dont la lèvre supérieure est tout-àfait droite ou retroussée ( romarin ).
Le quatrième, celles qui n'ont pas de lèvre supérieure ( gemiandrée ).
La 5 e classb, des cruciformes, crucifères, ou en forme de croix, renferme les herbes et les arbrisseaux à fleurs simples , peu 1 } pétales , régulières , dont la corolle est composée de quatre pétales disposés en croix, et dont le fruit , consistant le plus souvent en une silique ou une silicule , ne tient pas au calice. RUe se subdivise en neuf ordres établis sur la forme du fruit.
(i) Toumefort appelle sous-arbrisseaux les plantes dont les tiges , quoique annuelles , sont un peu ligneuses , comme, par exemple , celles de la plupart des végétaux à racines vivaces , les cannes, anthémis, yèbie , etc., et même quelques unes de celles qui se sèment annuelle mont, comme le chanvre.
Le premier ordre comprend les fleurs dont le pistil se chauge en sllîcule ronde à doux loges ( pastel ).
Le second , celles dont le pistil se change en une silicnle comprimée sur les cotés, à deux loges, dont la cloison est de travers par rapport au fruit ( cresson ).
Le troisième , celles dont le pistil se cliangCMiu silicule plate, à deux loges partagées par une cloisou mitoyenne parallèle aux* valves (lunaire).
Le quatrième, celles dont le pistil se change en uue siliqtre divisée dans toute sa longueur par une cloison mitoyenne ( giroflée ).
• Le cinquième , celles dont le pistil se chauge eu uue silique divisée eu travers en plusieurs loges ( raifort )«
Le sixième, celles dout le pistil devient une silique à une seule loge / éclaire ).
Le septième, celles dont le pistil se chauge eu une silique à trois ou quatre loges ( massue ).
Le huitième , celles qui out plusieurs pistils qui deviennent autant de graines réunies en tète ( potamogéton ).
Le neuvième, celles dont le pistil se change en une baie molle ( parisette ).
La 6 e classe, des rosacées, ou fleurs en rose, renferme les herbes et arbrisseaux à fleurs simples , polypctaies, régulières , dont les pétales, en nombre indéterminé , mais toujours au-dessus de cinq*;, sont disposés en rose. Cette classe se divise en dix ordres , tous établis sur des considérations tirées du fruit.
Le premier ordre comprend les fleurs dont le pistil se change en une capsule isolée du calice, s'ouvrant transversalement comme une boîte à savonnette ( pourpier ). • , Le second , celles dont le pistil ( dans le pavot ) on le calice ( dans le figuier d'Inde ) se change en une capsule à une seule loge.
Le troisième, celles dont le pistil se ebange en un fruit capsulaire petit et à une seule loge ( morgeiine ).
Le quatrième, celles dont le pistil *e ebange en un fruit capsulaire à deux loges ( saxifrage ).
Le cinquième, celles dont le pistil se changé en un fruit .capsulaire à plusieurs loges ( nielle ).
Le sixième, celles dont le pistil se change en une baie à plusieurs semences nichées dans des alvéoles ( câprier ).
DE TOURNEFORT. 22g
Le septième , celles dont te pistil se change en un fruit multicapsulaire (pivoine ).
Le huitième , celles dout les semences sont nues sur le réceptacle ( fraisier ).
Le neuvième, celles dont le pistil ou le calice se changent en une baie molle ( asperge ).
Le dixième , celles dont le calice se change en une capsule sèche (onagre), ou seulement une graine nue ( circée ).
La 7 ' classe, des ombellifères , ou fleurs en parasol, renferme les herbes à fleurs simples, polypétales, régulières ; à cinq pétales en rose , quelquefois inégaux ; à fruit composé de deux semences nues et accotées , et à pédoncules régulièrement verticillés , divergeant entre eux comme les rayous d'un parasol. Elle est subdivisée en neuf ordres établis sur la considération des graines ou sur la disposition des fleurs.
, Le premier comprend les fleurs dont le calice devient un fruit à deux graines osseuses, petites et striées (carotte).
Le second , celles dont le calice se change en uu fruit contenant deux noix médiocrement grosses et plus longues que larges ( cerfeuil ).
Le troisième , celles qui ont deux semences presque rondes et médiocrement grosses ( coriandre ).
Le quatrième, celles qui ont deux graines- plates, ovales, médiocrement grosses ( aneth ).
Le cinquième, celles dont les deux semences sont ovales, plates , assez grandes ( panais ).
Le sixième , celles dojUt les deux semences sont assez grosses, profondément cannelées ( cicutaire ).
Le septième , celles dont les deux semences sont enveloppées dans une substance spongieuse ( arrnarinte )•
Le huitième, celles dont fts deux semences sont terminées par une longue pointe ( scandix peigue-de-vénus ).
Le neuvième , celles dont les fleurs, en ombelles , sont ramassées en tète sans apparence de rayons ( sanicle , chardon roland ). ,
La 8^ cxassb, des caryophillées, ou fleurs en œillet, renferme les herbes et sous-arbrisseaux à fleurs simples, polypétales, régulières , dont l'onglet , ordinai-
rement fort long , est attaché daus le fond d'un calice tubuleux , allongé, monophylle, sur le bord duquel le limbe des pétales s'étale et se dispose de manière à former uue corolle en roue. Klle se subdivise eu deux ordres.
Le premier comprend les fleurs dont la capsule est tout-à-fait détachée du calice ( œillet , lin ).
Le secoud, celles dont la capsule est renfermée dans le calice et comme adhérente avec lui ( staticé ).
La q<' classe , des liliacées , ou fleur en lis , renferme les herbes dont les fleurs sont simples , pol ypétales , régulières le plus ordinairement; dont la corolle rarement formée par un seul pétale profondément divisé eu 6Îx lobes, Test plus souvent par trois ou six pétales, et enfin dont les semences sont toujours renfermées dans nue capsule à trois loges. Cette classe est subdivisée eu cinq ordres établis sur les considérations de la corolle et du calice.
Le premier ordre comprend les fleurs dout la corolle r d'une seule pièce, est divisée en six lobes assez profonds , et dont le pistil devient an fruit capsula ire ( asphodèle ).
Le second, celles dout la corolle, d'une seule pièce, offre plusieurs divisions , mais dont le calice , au lieu du pistil , devient un fruit capsula ire ( safran ).
Le troisième , celles dont la corolle est formée d%trois pétales distincts et séparés ( éphémérine ).
Le quatrième , celles dont la corolle est formée de six pétales, et dont la capsule est triloculairc ( tulipe).
Le cinquième, celles qui ont une corolle monopétale à six divisions , et dont le calicc w se change en un fruit capsulaire ( perce-neige ).
La 10* classb , celle des papilionacées ou légumineuses, dont la fleur ressemble uu peu à un papillon et produit un légume, renferme les herbes dont la corolle est formée de quatre on cinq pétales : le pétale ou les deux pétales inférieurs forment la carène , le supérieur le pavillon ou étendard , et les deux latéraux les ailes. Cette classe est subdivisée en cinq ordres fondés sur la considération des fruits ou des feuilles.
Le premier ordre comprend les fleurs dont le pistil devient un légume simple et assez court ( lentille ).
DE TO U JVN E FO R T • a3i
Le deuxième, celles dont le pistil devient un légumesimple et allongé ( pois ).
Le troisième, celles dont le légume parait comme articulé ( cheuillette ).
Le quatrième comprend les herbes dont les feuilles sont formées de trois folioles portées sur un pétiole commun ( trèfle ).
Le cinquième comprend les fleurs dont le pistil devient un légume divisé en deux loges dans toute sa longueur ( astragale ).
La i I e classe, des anomales, ou irrégulières, reu- . ferme les herbes dont les fleurs simples, poly pétales et irrégulières, ne peuvent se rapporter à aucune des classes précédentes , à cause de la bizarrerie de leurs corolles. Toutes sont ou à peu près pourvues d'un ou plusieurs éperons. Cette classe se divise en trois ordres établis sur les différences de la fructification.
Le premier comprend les fleurs dont le pistil se change eu une capsule à une seule loge ( violette, balsamine ).
Le second, celles dont le pistil se change en une capsule à plusieurs lobes et autant de loges correspondantes ( pied-d'alouette , capucine ).
Le troisième , celles dont le calice devient une capsule remplie de graines très fines ( orchis )
La ia c classe, des flosculeuses, ou a fleurons , renferme les herbes à fleurs composées de plusieurs corolles en fleuron dans le même calice, posées sur le même réceptacle , et ayant leurs étamiues soudées par les anthères. Elle est subdivisée en six ordres , fondés sur l'absence de l'un ou de l'autre des organes sexuels , et sur la considération <Jcs graines.
Le premier comprend les fleurs composées entièrement de fleurons mâles ou de fleurons femelles ( lampourde ).
Le second, celles dont les fleurons sout fertiles, et les graines surmontées d'une aigrette ( artichaut ).
Le troisième, celles dont les graines n'ont pas d'aigrettes ( santoline ).
Le quatrième, celles dont les fleurons, ramassés en boule , ont chacun leur calice particulier ( echinope ). Le cinquième , celles dont les fleurons irréguliers sont
ramassés en bouquets et ont chacun leur calice particulier ( scabieuse ).
La x3 c * classe , des* semi-flosculeuses., ou à demi- Jleurons , renferme les herbes dont les fleurs sont compo* sées de demi-fleurons , ou fleurons à languettes , réunis dans le même calice et placés sur le même réceptacle. Elle n'est subdivisée qu'eu deux ordres établis sur l'absence on la présence d'une aigrette sur les graines.
Le premier ordre comprend les fleurs dont les graines sont aigrettées ( pissenlit).
Le second , celles dont les graines ne sont pas surmontées d'une aigrette ( chicorée ).
La i4« classe , des radiées ou des fleurs en soleil, renferme les herbes et les sous-arbrisseaux dont la fleur est composée de fleurons dans le centre , nommé disque , et garnie de demi-fleurons rangés en rayons sur le pourtour ou la circonférence. Cette classe est divisée en cinq ordres fondés sur la considération des graines et des écailles dn calice.
Le premier comprend les fleprs dont les graines sont aigrettées ( tussilage ).
Le second , celles dont les graines sont couronnées de paillettes ou d'arêtes membraneuses (soleil).
Le troisième , celles dont les graines sont nues , sans paillettes ni arêtes ( pâquerette ).
Le quatrième, celles dont les graines semblent former une capsule par leur disposition , en manière d'écaillés du calice ( souci ).
Le cinquième comprend les fleurs dont le disque est composé de fleurons, tandis que la circonférence est garnie par les écailles du calice ayant la forme de feuilles plates et disposées en rayons ( carline ). . »
La i .V - classe , des apétales à étamines, ou sans pétales , renferme les fleurs qui possèdent les organes de la génération , mais dans des enveloppes particulières » n'étant pas ordinairement colorées, subsistant après la floraison, et que Tournefort ne considérait pas comme des corolles. Cette classe est divisée en six ordres fondés sur des caractères tirés du fruit, de la disposition des fleurs , et de celle des organes de la fécondation.
DE TOUKNEFORT. N 233
Le premier ordre comprend les fleurs dont ln partie postérieure du calice devient le fruit (poirée ). -
Le second, celles dont le pistil se change en une graine enveloppée par le calice même de la fleur ( oseille ).
Le troisième , celles dont la graine farineuse et nutritive est renfermée dans une enveloppe glumàcée ( le froment, les graminées ).
Le quatrième, les herbes qui ont les fleurs renfermées dans des têtes écaille use s ( sdnchet )î
Le cinquième, les herbes à fleurs mâles et femelles séparées quoique sur le même pied ( maïs ).
Le sixième, les herbes à fleurs mâles et femelles sur des pieds différens ( épinard ).
La 16 e classe, des apétales sans fleurs ou sans corolle ni ét aminé s , renferme les herbes dont les graines sont disposées sur le dos des feuilles. Elle se subdivise en deux ordres fondés sur l'arrangement des semences.
Le premier comprend les plantes dont les graines sont symétriquement disposées sur le revers des feuilles ( fougères ).
Xe second, celles dont les graines sont disposées en grappes ou en épis, ou renfermées dans des espèces de ho ite ( osmonde, lichen ).
ta 17 e classe , des apétales *ans fleurs ni fruits, renfermant les herbes et sous- arbrisseaux n'ayant ni corolle ni graines apparentes , est divisée en deux ordres établis sur la considération du lieu qu'habitent les plantes.
Le premier comprend les végétaux qui croissent sur la terre ( champignons ).
Le second , ceux qui végètent dans le sein des eaux ( fncus ).
La io< classe, des arbres et arbustes à fleurs sans pétales on des apétales, est divisée en trois ordres fondés sur la considération des sexes.
Le premier renfermé les arbres et arbustes hermaphrodites ( frêne ).
. j Le second, les arbres et arbustes monoïques (buis). Le troisième, les arbres et arbustes dioïques (téré-
La 19* classe, des arbres et arbustes à fleurs en chatons , ou des amcntacccs, se divise en six ordres
fondés sur la considération des sexes et de la nature des fruits.
Le premier renferme les arbres et arbustes monoïques à fruits osseox ( noyer ).
Le second, ceux monoïques dont les fruits sont revêtus d'ene enveloppe cartilagineuse ( châtaignier).
Le troisième, ceux monoïques dont les fruits consistent en des cônes écailleux ( sapin ).
Le quatrième, ceux monoïques dont les fruits consistent en des baies solitaires ou agglomérées (genévrier).
Le cinquième , ceux monoïques dont les fruits sont ramassés en forme de boule ( platane ),
Le sixième, ceux dioïques dont les fleurs mâles sont eu chatons ( saule \
La 20* classe, des arbres et arbustes pétales à corolle monopétale se divise en sept ordres fondés sur la nature des fruits et sur la considération des sexes.
Le premier comprend les arbres et arbustes dont le pistil se change en une baie molle , renfermant plusieurs pépins (troène ).
Le second , ceux dont le pistil se change en une baie renfermant on on plusieurs noyaux ( olivier ).
Le troisième, ceux dont le pistil se change en une graine munie d'une aile memBraneuse ( orme ).
Le quatrième, ceux dont le pistil se change en un fruit sec, intérieurement divisé en plusieurs loges.
Le cinquième , ceux dont le pistil devient un légume ( mimosa ).
Le sixième, ceux dont le calice se change en une baie # ( chèvre-feuille ).
Le septième , ceux dioïques monopétales ( gui, seul plante de cette section ).
La ai« classe , des arbres et arbustes rosacés, dont la corolle régulière est disposée en rose , renferme neuf ordres, tous. établis sur Ta considération du fruit.
Le premier comprend les arbres et arbrisseaux dont le pistil se change en une capsule à une seul loge ( tilleul ). . . .
Le second , ceux dont le pistil se change en une baie simple ou composée ( vigne , ronce ).
DE BOKRHAAVE. 235
Le troisième, ceux dont le p ïstil se change eu une capsule à deux ou plusieurs loges ( fusaiu ).
Le quatrième, ceux dont^e pistil se change en un fruit composé de plusieurs graines ( spirée ).
Le cinquième, ceux dont le fruit est un légume (séné).
Le sixième, ceux dont le pistil se change en une baie charnue renfermant des pépins à l'intérieur ( oranger ).
Le septième , ceux dont le pistil se change en un fruit à noyaux (pécher).
Le huitième , ceux dont le calice se change en un fruit charnu renfermant des pépins ( poirier ).
Le neuvième, ceux dont le calice se change en un drupe ou un fruit à noyau ( cornouiller ).
La 22 e classe, des papilionacés ou arbres et arlfcrisseaux à côrôlïfc polypétàle et îrrégulière , renferme trois ordres fondés sur le nombre et la disposition des folioles. ...
Le premier comprend les arbres et arbrisseaux à feuilles simples et alternes ( arbre de Judée )\
Le second ceux qui portent trois feuilles sur le même pétiole ( cytise^.
Xe troisième ceux dont les feuilles sont pinnées ( robi-
nieT faux-acacia ). • . .
Seize ans après la publication de la méthode de ïournefort (en 1710) , un homme dont l'immense réputation remplit toute l'Europe f Boerhawe , voulut joindre à ses autres titres ac gloire celui de créateur d'un système de botanique ( index horti Lugd. BaL ) ; mais ici son génie le servit mal, cm lui inspirant le projet .de s'emparer d*une partie des travaux de Hermann , de Bai et de Tourne fort, pour établir de» divisions tout aussi arbitraires que celles des deux premiers, beaucoup plus que celles du troisième, et d'une étude très compliquée et fort difficile; aussi sa méthode fut-elle abandonnée dès te. principe , excepté par Ernstrng dans son Prima principia botanica qu'on ne lit plus. En voici les principales basés: ' , \ ' **
Les imparfaites
a 36 « SYSTÈME
i b . i>f herbes.
i. Submarinœ.
Terrestres.
Capillares.
,à plusieurs graines nues. 4- Gymno-polyspermœ, I à deux graine^ nues, fleurs
en ombelle 5. Gymno dispermœ uni*
belliferœ.
à une seule graine nue ... • 6. Gymno -monospermœ,^
id. et à fleur plane 7. Gymno • monospermœ
pîanipetalœ.
id. et à fleur radiée . 8. Gymno-monospermœ.
radia tœ.
id. et à fleur nue > 9- Gymno - monospermœ
nudœ.
id. et à fleurs en tête. . . . 10. Gymno - monospermœ
capitatœ.^
à deux graines nues et ^
feuilles en rosette SX. Gymno-dispermœstel-
£ | à quatre graines nues ; 1a{f.
- I feuilles verticillécs ia. ty-mwo - tetraspermœ
'verticeîlatœ .
%\ id. et à* feuilles rudes i3. Gymno- tetraspermœ
asperifoliœ.
id. et à quatre pétales. . . 14. Gymno - tetraspermœ
tetrapetalœ.
à capsule à une loge i5. Monangiœ.
id. à deux loges 16. Diangiœ.
id. à trois loges. ........ 17. Triangûe.
id. à quatre loges 18. Tetrangiœ*
id. à cinq loges 19. Pentangiœ.
id. à plus de cinq loges. . 20. Polyangiœ.
à plusieurs s iliques réunies. 21. Mtdtisîliqius.
siliqueuses 22. Siliquosœ.
à quatre pétales en croix. 23. Tetrapetalœ cruciformes.
légumineuses 24. Leçuminosœ.
à fruit en baie 25. Bacciferœ.
à fruit en pommç 26. Pommiferœ.
sans corolle 27. Apetalœ.
DE KNAUT. 237
Les monocoty • f à corolle 28. Bracteatœ.
. le do n<? s . . { sans corolle ag. Apetalœ.
2°. Les arbres.
Les mouocotylédons. 3o. Monocotyle-
Jones.
{Sans corolle ni calice .... 3 1 . Apetalœ.
Sans corolle, mais un calice et fleurs en chatons... 3a. Amentaceœ.
°- - oUe - ! ES?: S: ï£K£r-
• - rosaceœ.
11 subdivise ensuite ces 34 classes en 104 sections dont les caractères sont tirés de la substance et de la forme des feuilles, Vin calice , des graines, de la corolle et des tiges; du nombre des pétales, des* graines, des capsules; delà disposition des fleurs et de l'ovaire , et de la considération des sexes.
En 17 16, Chrétien Km aux ( Methodus plantanim genuina) voulut rapporter les divisions des plantes à leur expression la plus simple, en créant une méthode tout artificielle. En conséquence il s'em-
Sara des idées de Rivin et les combinant avec plus e précision, il divisa les plantes ainsi qu'il suit :
f c ,. . f Régulières . . 1. Uniformes.
I 5o,lla,res - • ' 1 Irrégulières. 2. Difformes. J ( Régulières.. 3. Uniformes.
J I Trrégulières , 4. Difformes.
Rassemblées. J Vr * ,.P artic t
régulières et
les autres ir-
régulièrcs.. 5. Unidiffor-
Monopétales..
238 S\ oTKME
A deux péta- t Régulières. . 6. Uniformes.
le* I Ir régulières. 7. Difformes.
A trois péta- t Régulières. . 8. Uniformes.
les i irrégulières . 9. Difformes.
|A quatre pé- f Régulières . . 10, Uniformes*
Polypé- J taies I irrégulières . 11. Difformes.
taies. . \A cinq péta- f Régulières. . 12. Uniformes.
I les \ Irrégulières , i3. Difformes.
A six pétale../ p?» 1 ^"- • Uniformes.
1 l lrregulieres . id. Difformes.
A plus de six r Régulières. . 16. Uniformes. .
pétales... \ Irrégulières . 17. Difformes.
Il est malheureux qu'on ne sache pas trop à quelle classe de cette méthode on pourrait rapporter les fleurs imparfaites de Rivin , et toute la cryptogamie de Linnée. Quoi qu'il en soit, l'auteur subdivise ces 17 classes en m sections dont il tire les caractères du nombre des graines, ou des loges du fruit, et de la forme du calice.
Nous rapporterons ici la méthode de Rupius (fiora jencnsis ), qui parut en .1718, entièrement fondée sur la figure parfaite- ou imparfaite des fleurs, sur la régularité ou l'irrégularité des corolles , sur le nombre de* leurs pétales, et sur la disposition des fleurs r tous caractères qui ne nous présentent aucun nouvel aperçu.