‹ Manuel complet de botanique, ou principes de botanique elementaire, ... Par M. Boitard. Ouvrage orné de planchesChapitre 90 sur 167 · Algues · texte numérisé non relu

Algues

Plantes dépourvues <lc feuilles, d'une consistance spongieuse , tubéreuse, et chargées d'une poussière qui est logée dans des sillons, dans des lames, dès plis , des pores, des tubes, etc. — 117. Champignons.

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DE LINNEE. 369

Ce qu'il y a d'admirable dans cette méthode, c'est qu'elle renferme non seulement toutes les plantes connues par Linnée, mais encore toutes celles trouvées depuis lui. Il est à croire que toutes celles que Ton découvrira par la suite, viendront de même naturellement s'y ranger sans que l'on ait besoin de créer de nouvelles divisions. Elle a encore le grand mérite d'être la plus claire et la plus facile detoutes. Cependant, quoique le nombre clés organes de la fécondation soit ordinairement assez constant ; i°. il arrive très souvent des anomalies résultant d'avortement ou d'autres causes; a°. l'on trouve aussi des genres dont toutes les espèces n'ont pas le même nombre d'étamines , par exemple les valérianes , les géraniums , les alsines, etc.; 3°. on voit assez souvent des plantes porter plus ou moins d'étamines, selon l'époque avancée ou retardée de leur floraison, et même selon la place qu'occupe la fleur sur la tige; la rue est dans ce cas. On se gare des deux premiers inconvéniens en répétant le nom du genre auquel appartient une plante dans toutes les classes où un avortement peut la porter, et en renvoyant à sa classe véritable, laquelle a été déterminée par Linnée sur une de ces considérations : ou l'espèce Ja plus commune regardée comme type du genre lui appartient par son nombre déterminé d'étamines , et alors elle entraîne toutes les autres après elle ; ou le plus grand nombre des espèces du genre appartiennent à cette classe par leur nombre d'étamines et entraînent après elles les espèces dont le nombre des étamines varie en plus ou en moins. Dans le troisième cas on choisit sur la plante la fleur qui s'épanouit la première, et on la classe sans considération pour les autres. C'est ainsi que la rue appartient à la décandrie, parce que sa première fleur a dix étamines, quoique toutes les autres n'en aient que huit.

fl6o SYSTÈME

Quand une plante varie constamment dans le nombre des étamines sans que Ton puisse établir de règles fixes dans ces variations, le classement devient beaucoup plus embarrassant et c'est alors , que l'habitude de voir les plantes , de juger de leur analogie par la simple inspection du faciès , devient indispensable à l'étudiant qui ne connaît pas les familles naturelles.

Quoiqu'il en soit , je conseillerai toujours aux commençons d'apprendre la méthode de Linnée en même temps que le système des familles naturelles; ces deux études se prêtent un mutuel secours qui les rend l'une et l'autre plus faciles.

Le savant professeur Richard, pour rendre la méthode de Linnée plus facile en faisant disparaître tout ce qui pouvait en embarrasser l'emploi , l'a modifiée ainsi qu'il suit. .

Les dix premières classes sont conservées sans aucun changement.

# La ne classe est la polyandrie ainsi caractérisée: plus ée dix étamines insérées sous le pistil simple ou mutiple, c'est-à-dire insertion hypogynique. Cette classe, qui remplace la dodécandrie , correspond parfaitement à la polyandrie de Linnée.

La is* classe est la calycandrie, ainsi caractérisée : plus de dix étamines insérées au calice , l'ovaire étant libre on pariétal; insertion périgynique. Partie de la dodécandrie et de l'icosandrie de Linnée.

La i3« classe, I'hysterandrib, a pour caractère: plus de dix étamines insérées sur l'ovaire tout-à-fait infère; insertion épigynique. Partie de l'icosandrie de Linnée.

La ifr classe, la didynamie , n'a été modifiée que dans ses ordres. La gymnospermie et l'angiospermie ont été changées en i<\ tomogynie , ovairê profondément partagé en lobes distincts, style naissant d'un enfoncement central de l'ovaire , fruit mûr tétrakène ( quatre graines ) ; a°. atomogjrnie , fruit capsulaire polysperme.

La 19* classe, synanthérie, remplace la syogéuésie, et se caractérise ainsi : «Unîmes réunies par les anthères

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