E. CINQUIÈME TRIBU
Les EOsiEnsMUSQUiis; (rosa moschala; L^ndl. Mill. Jacq. M illd. Desf. Lawr. Pers. Ait. Redout. Pronv. Rosa opsostemma, Ehr. Rosa glandulifera; Roxb.)
Arbrisseau droit, élevé, très rameux; rameaux lisses, verts, souvent pourprés au sommet, très peu glanduleux, armes d’aiguillons presqu’égaux , épars, forts et crochus; stipules linéaires, adhérentes, divisées et subulées à leur extrémité, velues en-dessous, frangées de glandes ; pétioles glanduleux, velus et aiguillonnés ; feuilles composées de cinq à sept folioles elliptiques , lancéolées, presque planes, simplement et finement dentées, nues en-dessus, glauques en-dessous, la nervure principale velue; coryr.nbes très nombreux, d’environ sept fleurs et davantage, à ramifications cotonneuses; bractées très caduques, concaves, leüechies, velues et glanduleuses ; pédoncules quelquefois cotonneux , comme le tube glanduleux qui est ovale ; sépales réfléchies, alongées, un peu laciniées, quelquefois cotonneuses, tombant bientôt après les pétales; fleurs ne paraissant qu’une fois par an, ordinairement en août et septembre, blanches, exhalant une légère odeur de musc; pelâtes presqu’entiers, étalés, un peu connivens; quatre-;
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vingt à quatre-vingt-cinq étamines très caduques; disque élevé, épais, presque plat ; styles velus, libres ou réunis en une colonne longue et grêle ; fruit petit et rouge.
Ce rosier est originaire de l’Afrique septentrionale, du Midi de l’Espagne, de Madère, et de la France méridionale.
Les botanistes seront sans doute fort surpris de me le voir placer comme variété dans celte espèce et avec les noisettes, eux qui non-seulement lé regardent comme une espèce caractérisée, mais encore comme appartenant à une autre de leurs grandes tribus, celle des systylées.
A cela je répondrai d’abord par un fait sans répliqué. M. Prévost fils, de Rouen, bon botaniste et bon cultivateur (ce qu’il est fort rare de trouver réuni), a obtenu , en 1820 , de graines de noisettes semées par lui, des rosiers noisettes, et le rosier muscade simple ( 1 ).
S’il fallait des raisons pour appuyer un fait, j’ajouterais qu’à la seule différence de l’époque de la floraison, il n’est pas possible de trouver un seul caractère qui puisse servir à reconnaître les rosiers musqués d’avec les noisettes.
La réunion des styles n’en fournit point, par la raison fort simple qu’ils sont libres dans plusieurs variétés; faiblement réunis par l’entrelacement des poils dont ils sont revêtus, dans quelques autres ; et soudés dans le plus petit nombre , si toutefois ils le sont dans d’autres que dans le type. Si j’avance ce doute c’est après avoir plusieurs fois trouvé qu’en appuyant le doigt sur le sommet de la petite colonne, ou voit s’écarter les styles que l’on aurait pu croire réunis, tel par exemple que dans la princesse de Nas etc.
■ Rosier muscade simple. (Rosa moschata, De Cand. ) Arbrisseau vigoureux ; aiguillons fermes, recourbés, peu Nombreux; pétioles armés de quelques aiguillons et de poils glanduleux; cinq à neuf folioles ovales, pointues, lisses, dentées en scie, d’un vert foncé ; pédoncules garnis de poils courts et glanduleux; tube du calice un peu velu, ovale cblong; fleurs simples, blanches, en corymbes , très odorantes. Ce rosier croît spontanément dans le Roussillon.
Rose muscade semi-double; Vibert. Feuilles composées de cinq à sept, ou, mais rarement, de neuf folioles ; fleurs blanches, petites, semi-doubles, très odorantes, à pétales intérieurs petits et fixés par un filet jaune ; styles libres , ou faiblement réunis par les poils.
(0 Catalogue descriptif, etc. Rouen , 1829, page 209.
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Muscade double ; Vibert. Rose musquée pleine ; Prévost. Arbrisseau diffus, peu élevé ; feuilles ordinairement composées de sept folioles, rarement de cinq ou de neuf; tube du calice peu rétréci au sommet , fleurs moyennes ou petites, pleines, peu odorantes, d’un blanc très pur. Styles verts, libres et saillants.
Rosier musqué presque inerme ; Prévost. Arbrisseau vigoureux, élevé, à rameaux inermes au sommet, souvent armés à leur base d’un très petit nombre d’aiguillons courts et presque droits; pétioles souvent inermes; cinq, ou, mais rarement, sept folioles; fleurs simples, blanches, moyennes, peu nombreuses.
Princesse de Nassau ; Laffay. Arbrisseau à rameaux géniculés ; feuilles à sept ou neuf folioles velues en dessous, à bords ondulés, et à dents inclinées; boutons d’un jaune de soufre, marbrés de rouge ; fleurs moyennes, très dou-, blés, odorantes, d’un jaune de soufre passant an blanc; styles réunis, mais sans adhérence.
Noisette blanche simple ; Vibert. Buisson étalé ; rameaux sarmenteux, non trainans; aiguillons peu nombreux, bruns, crochus, épars; point de soies; feuilles rapprochées, composées de sept, ou, mais rarement, de cinq folioles ovales' lancéolées, à nervure moyenne, velu en dessous; pédoncules en corymhes pauciflores ; tube du calice ovale-pyriforme, velu ; fleurs moyennes, simples, blanches, très odorantes, • paraissant en août et septembre; styles libres, réunis seulement par l’entrelacement de leurs poils.
Si l’on n’a pas égard à l’époque de la floraison et au rapprochement des styles, il faut mettre ce rosier avec les noisettes. Si l’on n’a pas égard h l’époque de la floraison et à la position de ses rameaux non trainans, c’est un pcrvircns. Les gens qui expliquent les rapports des prétendues espèces par l’hydridité devraient ici se trouver embarrassés, car cet arbrisseau ne tient pas de deux espèces, mais de trois. 11 faut lui supposer deux pères ayant également contribué à sa naissance, ou abandonner le sjstème commode de l’hybridité.
Rose de neige; rosa nivea ; Dupont. Belle Henriette ; "Vibert. Arbrisseau vigoureux, élevé; rameaux longs et droits; aiguillons droits, entremêlés de soies; cinq à sept folioles ovales ou oblongues, aiguës, glabres au-dessus, un peu pubescentcs tn dessous ; fleurs en • corymbes, nombreuses, moyennes, simples, blanches, nuancées de rose en dehors, très odorantes^ styles libres, peu saillans.
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Belle Henriette rose; Vibert. Arbrisseau à rameaux pourprés; folioles glabres et glauques en dessous ; pédoncules pourpres; tube du calice de la môme couleur, fusiforme, glabre au sommet ; sépales caduques ; fleurs moyennes , simples , odorantes , d’un rose pâle ; styles peu saillans.
Belle Henriette rose double; Vibert. Arbrisseau vigoureux, élevé, à rameaux %ngs et droits; aiguillons droits, entremêlés de soies, moins forts que dans la rose de neige ; folioles plus larges; tube du calice ovale, plus court et plus gros ; fleurs doubles, grandes, d’un rosç clair ; styles libres, peu saillans.
B’ophir; Laffay. Fleurs petites, doubles, très odorantes, d’un jaune nankin.
Rosier a feuilles de ronce; rosa rubifolia, Bindley. Brown. Arbuste de trois à quatre pieds, à rejetons ascen- I dans ; rameaux d’un vert clair, sans duvet, armés de quel- | qucs aiguillons épars et arqués ; feuilles distantes ; stipules très longues, étroites, nues, frangées de glandes ; pétioles eus, peu aiguillonnés ; trois à cinq folioles ovales , aiguës , d’un vert clair et un peu luisant en dessus, plus pâles et ' cotonneuses en dessous, à dents simples et divergentes; fleurs petites, d’un rouge pâle, ordinairement trois ensemble ; pédoncules et calice sans pubescence , les premiers glanduleux ; sépales simples, ovales, velues, réfléchies et caduques; étamines caduques; styles cotonneux, réunis en colonne ou en massue ; fruit nu, très petit, globuleux.
Ce rosier, originaire de l’Amérique septentrionale , a été rangé par Bindley dans la tribu des systylées, à cause de la réunion de scs styles ; rn^s il a tant d’analogie avec le ro.wt moschala , qu’il nous a paru n’en être qu’une légère variété, et en conséquence nous l’avons placé ici, il. a une
sous-variété.
Rosier des fenêtres a feuilles de ronce. Rosa rubifolia fonestralis, Bindl. folioles sans pubescence, ni en dessus ni en dessous , d’une couleur pâle , d’une texture plus mince ; fletfrs assez souvent solitaires.