G. SEPTIÈME TRIBU
Res rosiers de Lawrence. Rosa Lawrenccana , Lindl. Pronv. ■R Rosa Lawrencca ; Bot. mag ; Rosa Raurcniia- ; Andr
3lO MONOGRAPHIE
Rosa semperflorens minima , Sims. Rosa indien lawrcnciana ; Thory. Rosa indien humilis, Ser. )
Arbuste de deux pouces à deux pieds dc'hautcur. Rameaux nombreux , droits, très minces , armés d’aiguillons rouges , droits ou crochus ; pétioles glanduleux et aiguillonnés ; feuilles composées de trois it cinq folioles très petites, ovales, lancéolées , aiguës , glabres, fermes, lisses et luisantes en des- 1 sus , glauques et souvent pourprées en dessous , l’impaire la plus grande, finement et simplement dentées ; stipules étroites , subulées, ciliées de glandes ; pédoncules glabres ou glanduleux ; tube du calice ovale ou pyriforme, souvent glabre et glauque; sépales simples et glanduleuses, on glabres et appendiculées ; fleurs très petites, presque inodores , a pétales acuminés ; de vingt à soixante styles libres, ordinairement saillans.
Ces rosiers, originaires de l’île de Bourbon, oii on les a obtenus par la culture, si on ne les a pas tirés de la Chine, ne diffèrent des semperflorens que par leur petite taille.
Rosier dë Lawrence simple ; L. Noisette. Arbuste de trois j à six pouces de hauteur, formant un buisson serré; folioles très petites , un peu pourprées dans leur jeunesse; tube du calice fusiforme, glabre ; fleurs très petites, roses, ayant de cinq à huit pétales.
Lawrence de Chartres ; Laffay. Bengale Lawrentia nmn. Prévost. Arbuste de deux à cinq pouces de hauteur, formant un buisson très serré; folioles d’une à deux lignes de largeur, sur quatre à six de longueur; tube du calice py* riforme, glabre; sépales glabres , se prolongeant en une foliole incisée et dentée ; fleurs très doubles, roses, de trois ij à six lignes de diamètre ; vingt à vingt-cinq styles rouges et filiformes.
Bengale laurentia double ; Yibert. Arbuste plus grand que le précédent, et formant un buisson moins serré; folioles ayant de deux à cinq lignes de largeur, sur six à douze de longueur, teintes de pourpre en dessous dans leur jeunesse; tube du calice glabre, court, gibbeux; sépales simpies ou foliacées ; fleurs pleines, très petites, d’un rose purpurin ; trente à cinquante styles rouges et filiformes.
Bengale pompon; Bengale nain; Prévost. Arbuste d’un à deux pieds de hauteur.'; folioles de même grandeur que dans le précédent, jamais teintées de pourpre; tube du calice j ovale, glabre; fleurs semi-doubles , d’un rose clair, ayant de douze à vingt lignes de diamètre.
/à^e Su.
PI. l4.
Rosier toujours vert
ff. Legendre del.
Tuurenci!axa ongüicumSe ; M. Noisette. Tiges de quatre MniMM divergeas, à aiguillons
, en coryrubes, d’un rou
1 urencéar.a U', : s
, d’un cramoisi 1<
lies, d :
v oir pour moi-même. lin conséquence , j d; uu o je
banque d’une critique rigoureuse, et que la coupe que j’établis est autant artificielle que naturelle. Peut-être auraisje dû réunir toutes mes roses systyléesaux indien, car la plus P’ande partie n’en diffère que par les styles, et ils’cn faut beaucoup qu’ils soient réunis dans toutes.
DES ROSES. 3n,
LaürenciSana onguiculiïe ; M. Noisette. Tiges de quatre à cinq pouces de hauteur ; rameaux divergens, à aiguillons crochus; feuilles composées de trois à cinq folioles ovaleslancéolées ; fleurs de cinq à six lignes de largeur, très doubles , en corymbes, d’un rouge vif; pétales en lanières. Laurencéana mouche ; Miellez. Tiges ne s’élevant qu’à ' trois ou quatre pouces ; fleurs ne dépassant guère trois ou quatre lignes de largeur, pleines, plates, bien faites, d’un I rose carné.
Caprice des dames; Miellez. Tiges de cinq à six pouces de hauteur; folioles ovales lancéolées, glauques en dessous, à dentelures aiguës; fleurs delà grandeur du làurencéana ordinaire , mais d’un rouge pourpré. $
Belle liliputiennk ; Laffay. Arbuste très petit; fleurs extrêmement petites, pleines, d’un rose très vif. Lawrenceana blanc; Laffay. Fleurs petites , pleines ,
I blanches , légèrement carnées.
Lawrencéana bicolor ; Laffay. Fleurs petites , pleines, roses ponctuées de lilas.
Lawrencéana cramoisi; Laffay. Fleurs très petites, doubles ou pleines, d’un cramoisi foncé.
Lawrenceana a rameaux horizontaux; Laffay. Fleurs petites, odorantes , d’un carné vif.
ROSIER SYSTYLÉ ; pl. i4 , Var . sempervirens. ( Rosa . syslyla. )
Nous réunissons en une seule race les rosasystyta , 'arveniis, abyssinien , sempervirens, mulliflora , Brunonii , rubifolia et setigera de Lindley.
Certes, si le caractère d’avoir des styles soudés en une colonne cylindrique avait de la constance, on devrait le regarder comme fort important, et notre espèce ne laiserait aucune ambiguïté. Mais celte sévérité qui m’a fait rejeter plus des cinq sixièmes des espèces des auteurs, je dois l’a* Voir pour-moi-même. En conséquence , j’avoue qu’ici je Manque d’une critique rigoureuse, et que la coupe que. j’établis est autant artificielle que naturelle. Peut-être auraisje dû réunir toutes mes roses systyléesaux indien , car la plus grande partie n’en diffère que par les styles, et il s’en faut 4c beaucoup qu’ils soient réunis dans toutes.
3ia MONOdUPHlK
Si quelquefois j’hésite à démolir, c’est dans la crainte de mal réédifier, et surtout de blesser un trop grand nombre d’amours-propres. Peut-être ai-je tort !
Le rosasyslyla, qui m’a fourni son nom, est un arbrisseau qui ne diffère du canina que par ses styles. Quoique indigène en France, on ne rencontre guère dans nos jardins que sa variété monsonicc. C’est un coltina pour Smith.
L ’arvensis est très commun dans toute l’Europe, et môme en France; pour Koessig , c’est un sempcrvircns. Dans le fait il ne diffère de ce rosier que par son feuillage opaque, glauque en dessous, et par ses bractées courtes et droites, différences qui disparaissent dans quelques sous-variétés.
Le rosa abyssinica ressemble tellement au scmpervirens, que non seulement on ne peut en faire une espèce, mais que pour l’en séparer comme variété, il faut môme avoir égard à de très légères variations dans la forme des feuilles et dans la villosité des pédoncules et des calices. Le lecteur a déjà vu combien ces caractères varient dans chacune de nos nombreuses sous-variétés.
Le scmpervirens pourrait faire espèce, si ses feuilles étaient véritablement persistantes i mais elles ne le sont pas dans nos climats, au moins dans mon jardin où je les ai toujours vu tomber au plus tard dans le mois de janvier. D’ailleurs, il a fourni une ancienne variété, la rose du comté d’Ayr, qui peut également être classé parmi les arvcnsis.
Quant au rosa multiflora , Lindley et les botanistes qui en ont parlé après Thunherg, ne l’ont jamais vu à fleurs simples et ne connaissent pas ses fruits. Ses styles sont réunis dans quelques variétés, libres dans d’autres, d’où il résulte que j’aurais peut-être dû le rapprocher des moschata , et le placer dans l’espèce précédente ; c’est aussi ce que l’on fera sans doute plus tard.
Le rosier de Brown, brunonü, est une variété assez bien caractérisée, jusqu’à ce que des semis et des nouvelles variétés soient venues renverser le système de caractères sur lequelles auteurs ont établi son espèce. Alors il faudra sans doute le classer avec les sous-variétés du rosa moschata.
On cultive depuis quelques années le rosa rubifolia , qui, semblable au précédent, devrait peut-être trouver sa place avec le moschata.
Lindley place dans sa tribu des banhsianœ , le rosa setigcra* dont les styles sont réunis, et nous ne comprenons pas le» raisons qui ont pu l’y déterminer. Dans les banhsianœ, I e ® stipules sont presque libres ; ici elles sont adnées dans le* quatre cinquièmes de leur longueur ; les banhsianœ ont Je*
ROSES. Jlô
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irement trois d’entre-elles appendiculées.
ordinal Cn cor y“ bes “ultiflores, très rarement solitaires,
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^^queifoi P étna^ginés. nS ° bl ° nSS ’ C ° rdiformes 011 ob cordés r
reiûem mES n< î m n reu . ses ’ souvent longues, tombant ordinain,. a P r es la floraison, rarement persistantes. sqce épais, convexe.
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5ii
Ce rosier se trouve dans toute l’Europe, ses variétés en Afrique, en Asie et en Amérique.
Synonymie.
Rosa systila; Lindl. Pronv. Woods.
— arvensis ; Lin. Lindl.
— abyssinica ; Brown. Lindl.
— sempervirens ; Lin. Lindl.
— multiflora ; Tbunb. Lindl.
— Brimonii; Lindl.
— rubifolia; Brown. Lindl.
— seligera ; Mich. Lindl.
Variétés.
Section i re . Rosiers d’Europe.
T. ROSIER DES CHAMPS ; ( rosa arvensis; Lin. Lindl. Willd. Lawr. Smith. Woods. Redout. Pronv. Rosa candida, Scop. Rosa.sytvcstris ; Herm. Pâli. Roth. Rosa scandons; i Munch. Rosa lierporbodon ; Ehr. Rosa balleri ; Krock. Rosa I fusea; Moensch. Rosa serpens ; Ehr. Wibel. Rosa semper* j virens; Roessig. Rosa repens ; Gnrei, Willd. J acq. Rau. Rosa monlana ; Vill. Willd. Smith. Rosa geminata', 1 Rau. )
Arbrisseau formant un buisson étale; rameaux alongés, j grêles ou flexibles, presque glauques, armés d'aiguillons I égaux , épars, arqués ou droits, ceux des vieilles branches J blanchâtres, petits : ceux des jeunes rouges; ils manquent j quelquefois totalement dans les individus d’une faible végétation. Feuilles distantes, d’uu vert foncé ou jaunâtre, composées de cinq à sept folioles; stipules étroites, planes, nues, frangées de glandes, rouges dans leur milieu ; foliole j aplaties, ovales, quelquefois ondulées, simplement dentées, très glauques en dessous, la principale nervure un peu | velue; fleurs solitaires sur lés rameaux, nombreuses sur les rejetons, blanches, jaunâtres à l’onglet, peu odorantes, d’abord en coupe, puis s’étalant ensuite ; pédoncules scabres, ^ portant des glandes et quelques soies; tube du calice nu, jj ovale ; sépales courtes, concaves, ovales, un peu divisées, et celles qui le sont glanduleuses et scabres ; pétales ovales, oblongs, émarginés ; étamines persistantes; disque chat nu, relevé; quinze à vingt cinq ovaires ; styles reunis en un longue colonne glabre ; fruit rond ou obloug, écarlate.
DES ROSES. 3j5
On le trouve dans les haies et les buissons de presque toute la France. Tl a peu de sous-variétés.
Rosier de monta gîte ; rosa arvénsis montana , Lindlev. Rosamonlana ; Villard; Willdenow. Arbrisseau plus petitfruit un peu hispide.
Rosier des champs hybride ; rosa arvénsis hybrida, Lindley.
' Rosa geminata , Rau. Arbrisseau à rejetons plus épais, les plus courts droits, florifères et multiflores; quelques soies I éparses sur les rameaux ; styles séparés. Fleurs très grandes,
! en bouquets, semi-doubles, de la couleur de chair la plus ; tendre, llau Fa trouvé dans les environs de Wurtzbourg. M. de Pronville, qui se trompe sans doute , prétend qu’on le trouve dans les environs de Versailles.
Arvënsis a sépales appendicées. Il ne diffère de son type ; que par ses sépales dont trois portent constamment ensemble douze à quinze appendices linéaires-lancéolés, divcrgens. Il a été trouvé par M. Prévost, dans la forêt Verte, près de Rouen.
Rosier a styles soudés rosa systyla, Lindley. Pronville. Arbrisseau ayant le port et la plupart des caractères du H Çanina ; rejetons redressés; aiguillons forts et crochus; folioles ovales; fruit oblong.
Rosier systylé a feuilles lancéolées; rosa systyla lan- ( ccolata, Lindl. Folioles ovales-lancéolées; longues, luisantes, ridées; fruit sphérique. De l’Irlande.
| Lady Monson ; rosa systyla monsoniœ, Lindley. Arbrisseau
I plus petit que les deux précédens ; rameaux florifères plus droits, raides, terminés par un corymbe de fleurs plus élégant; branches portant quelques soies très rares ; fruit d’un | rouge orangé.
j Rose du comté d’ayr,- ayrsmre rose , des Anglais. Rosa ! taprcolata , Neil. Arbrisseau à rameaux longs et grêles;
| «ours nombreuses, blanches.
j Rose des champs rouce-pleine ; rosa arvénsis rosea plena. p Noisette. Arbrisseau sarmenteux, à aiguillons peu noinoi'e.ux; feuilles composées de cinq folioles d’un vert clair; fleurs très doubles, moyennes, rouges , réunies au nombre de trois.
n ROSIER TOUJOURS VERT. Rosa sempcrvirens,
, ^u-Lindl. Mill.Willd. Lawr. Pers. DeCand. Ait. Smith.
5l6 MONOGRAPHIE
Pronv. Rosa scandens ; Mill. Roua balearica, Desf. Pers. Iiosa atrovirens, Vivia . Rosa capreolata, Neil.
Arbrisseau grimpant ; rameaux très longs, d’un vert clair, faibles, très divisés, rougeâtres d’un côté, armés d’aiguillons grêles, rouges et un peu crochus ; feuilles ordinairement réfléchies, très luisantes, souvent persistantes, sans pubescence, composées de cinq à sept folioles ; stipules routes, étroites, réfléchies sur les bords; pétioles armés de petits aiguillons crochus; folioles ovales, ou ovales-lancéolées, p anes, simplement dentées, d’un vert clair en dessus, plus pales en dessous ; fleurs odorantes, blanches, très nombreuses; bractées nues, lancéolées, réfléchies, tachées de rouge ; pédoncules nus et glanduleux, ainsi que le tube du calice ; sépales caduques, ovales-aiguës, presque simples, scabres et glanduleuses, plus courtes que la corolle ; pétales obeordés, convexes ; cent trente-huit à cent quarante étamines, caduques; disque très épais, côniquc; trente ovaires; styles réunis en une longue colonne velue ; fruit rond, petit, a un rouge orangé.
Cet arbrisseau, du Midi de l’Europe et de la France méridionale a fourtii plusieurs sous-variétés.
Sempervirens a petites feuilles crophylla ; Lindley. Arbrisseau à fleurs blanches.
; rosa sempervirens mifolioles suborbiculaires;
Sempervirens couché ; rosa sempervirens prostrata : Lindley. Arbrisseau à tiges couchées.
Ros^r grimpant a grandes feuilles ; sempervirens major ; I Vibert. Arbrisseau à feuilles pendantes ; folioles ovales-lan- I ceolees, à dents peu profondes et courbées en dessous; iletirs simples, blanches, à styles aussi longs que les étamines, réunis seulement par l’entrelacement de leurs poils. |
. Sempervirens double; Vibert. Fleurs semi-doubles, petites, blanches; quinze à vingt styles libres ou faiblement réunis ; fruit ovale.
Sempervirens major double; Vibert. Arbrisseau à rameaux sarmenteux, armés d’aiguillons entremêlés de poils glanduleux; fleurs moyennes, blanches, très doubles, ©dorantes, nombreuses; styles libres.
Héloïse; Laflay. Arbrisseau à rameaux sarmenteux ; fleurs très doubles, bien faites, d’un rose carné ; styles libres. Princesse Louise; Jacques. Arbrisseau vigoureux, â tiges
DES ROSES. 3î7
grêles, longues, armées d’aiguillons ftombreux, épars, forts et droits; folioles vertes et glabres sur les deux côtés, un peu acuminées, aigument et régulièrement dentées; fleurs réunies au nombre de trois à vingt, petites, doubles, à pétales d’un rose très pâle lors de l’épanouissement, puis d’un blanc presque pur, les extérieurs plus larges, ceux du centre crénelés et un peu crépus.
Princesse Marie; Jacques. Arbrisseau vigoureux, à tiges longues et grêles, armées d’aiguillons moins nombreux que dans le précédent; folioles ovales, pointues, à dents aiguës; fleurs en corymbes, au nombre de trois à douze, petites, bien faites, en forme de coupe; pétales d’un rouge foncé d’abord, puis couleur de chair, échancrés au sommet.
Dona Maria ; Laffay. Fleurs petites , pleines, fort jolies, d’un blanc très pur.
Adélaïde d’Orléans; Jacques. Arbrisseau vigoureux, à tiges rampantes, un peu coudées; aiguillons peu nombreux, rougeâtres, courts, égaux, épars, légèrement courbés; écorce lisse, luisante; feuilles composées de cinq folioles épaisses,oblongues, un peu acuminées, à dentelures couchées et irrégulières ; fleurs larges , pleines, régulières, d’un blanc pur.
Eugène d’Orléans; Jacques. Arbrisseau très vigoureux; tiges grosses, rougeâtres, rampantes , très glabres, munies d’aiguillons peu nombreux, rouges, presque droits; feuilles composées de cinq à sept folioles presque sessiles, ovales, glabres, luisantes et coriaces, irrégulièrement dentées en scie ; fleurs moyennes, doubles, d’un rose pâle.
Mélanik de Mont-Joie; Jacques. Arbrisseau vigoureux; tiges sarmenteuscs, élevées ; aiguillons peu nombreux, égaux, droits, épars , peu dilatés à leur base ; écorce lisse, teinte de rougeâtre; feuilles distantes, à pétioles munies seulement de quelques petits poils rares; cinq lolioles petites, lancéolées, d’un vert luisant, à dentelures petites et couchées; fleurs moyennes, pleines, régulières, blanches.
Léopoldine d’Orléans; Jacques. Arbrisseau vigoureux, à tiges et rameaux rampans; aiguillons rougeâtres, la plupart droits, quelques-uns légèrement courbés, dilatés à leur, base , épars et stipulâmes ; écorce lisse , luisante, d’un vert clair; feuilles divergentes, â pétioles aiguillonnés; cinq folioles oblongues, pointues, d’un vert luisant, finement
"SiO BONOOBAPHIB
et peu profondément dentées; fleurs nombreuses , doubles moyennes, d’un rose pâle ou couleur de chair.
Félicité perpétue ; Laffay. Arbrisseau à rameaux rou-' geâtres et grimpans; aiguillons épars, un peu courbés; feuilles composées de cinq à sept folioles petites, ovales, lancéolées, à dentelures aiguës ; pétioles rougeâtres; fleurs moyennes, pleines, régulières, d’un carné pâle, â pétales imbriqués.
Rosier d’Abyssinie; rosa abyssinien; Lindley, Brown. Rameaux grimpans, armés d’aiguillons très serrés, forts, courbés en faux; folioles ovales, persistantes, plus courtes que dans le type du semperftorens , avec un petit support plus large vers la pointe que vers la base; pétioles très scabres, avec des glandes et des soies inégales ; calice et pédoncules cotonneux.
Cette variété botanique se trouve en Afrique ; je ne la crois pas cultivée , au moins en France.
Section 2'. Rosiers étrangers.
III. ROSIER MULTIFLORE; ( rosa multiflora, Lindl. Thunb. Willd. Pers. Ait. Smith. Pronv. Rosa flava ; Doon. Rosa florida ; Poir. Rosa diffusa ; Roxb).
Arbrisseau très élevé ; rameaux flagelliformes, flexibles, nus, armés d’aiguillons crochus placés par paires sous les stipules; feuilles composées de cinq â sept folioles; stipules élargies à la base, pointues, adhérentes, très dentées, cotonneuses en dessous; pétioles très velus; folioles rapprochées, ridées, lancéolées, obtuses, crénelées, d’un vert triste , velues des deux côtés; fleurs nombreuses, petites, en bouquets, doubles, d’un rose pâle; bractées linéaires, dentées, très caduques, cotonneuses ainsi que les pédoncules; tube du calice turbiné ; sépales ovales; dix huit â vingtcinq styles cotonneux, plus longs que les pétales intérieurs, réunis en colonne ; fruit non couronné par les sépales, turbiné, d’un rouge clair.
Ce rosier, originaire du Japon, a fourni plusieurs sousvariétés, dont quelques-unes ont été érigées en espèces par les auteurs.
Multiflorb a fleurs roses. Ce rosier, dans nos jardins, est regardé comme le type de l’espèce ; Il en diffère cependant par ses bractées ovales , concaves, â bords incisés ou dentelés, et par ses styles libres. Fleurs très petites, pleines, d’un rose clair ou pâle.
ol 9
hiULTiFLORK blanche double ; Prévost. Il diffère du précédent par ses fleurs d’un rose extrêmement pâle, presque
' . R /? SB 1", TH0RY ; rosa t,wr ÿ > Trattinnick. Multiflora platv phy/la, Thory. Multiflore coccinÉ ; multiflore pourpre- • rrevost. Multiflôre bouge; Pronville. Multiflobe rose’ force ; Vibert.
Arbrisseau vigoureux;, rameaux plus gros que dans les précédons ; stipules peu ou point velues, à divisions très longues et linéaires; folioles plus grandes, presque "labres en dessus, à dents non soyeuses, courbées en dessous; pédoncules portant des glandes brunes; tube du calice un peu rétréci au-dessous du collet; deux sépales simples, deux pmnatifides, une elliptique, pinnatifide d'un côté seulement; fleurs petites, doubles ou pleines, d’un rose vit ou d un pourpre clair,
Multiflore rouge a pbtites feuilles ; Laffay. Rosa Thory parvijolia; Trattinnick. Il ne diffère du précédent que par ses proportions plus petites dans toutes ses parties; fleurs doubles, petites, d’un rose vif. £
Kose de Gré ville ; rose de RoxburgÎF; Laffay. Multifiore blanc, simple; rosa Grcvillii ; rosa Roxburgü , des Jardiniers anglais. Rosa Roxbiirgliiana ; Desportes. Arbuste P os petit que les précédens, à rameaux très grêles ; aiguilons plus faibles; stipules entières, petites, simplement *ees ; folioles plus étroites, moins velues; tube du calice vj a J° n o é ; fleurs simples, blanches, à pétales alongés.
• Laffay, homme très exercé dans la culture de cesrolers ’ e t on général de toutes les espèces de l’Inde, pense * Ue celui ci pourrait bien être le type des multiflores.
Multiflore élégante; Laffay. Arbrisseau vigoureux,
^ us rustique que les précédens ; fleurs moyennes , pleines , ion faites, blanches â la circonférence, d’un rose foncé «ans Je centre.
Multiflore a fleurs .marbrées; Laffay. Arbuste en tout petit que son type; fleurs doubles, petites, d’un rose ■ re de violet pâle.
ro }J;. ROSIER DU NÉPAUL; ROSIER DE BROWNrunonii; Lindley. Rosa Drownii; Trattinnick.
ayant le faciès du rosa Moschata. Rameaux g,,:]] eux ’ ,Jn peu velus dans leur vieillesse, armés d’ains epars, courts , forts et crochus : les plus jeunes ca~
320 MOXOGRAPHIB
tonneux et glanduleux, à aiguillons arqués; stipuleslînèai- ' res, adhérentes, subulées, alongées à leur extrémité, glanduleuses en dehors ; pétioles velus, glanduleux, garnis d’un petit nombre d’aiguillons arqués; cinq à sept folioles lancéolées, planes, simplement dentées, velues et d’un vert foncé en dessus, pâles et glanduleuses en dessous, à dents très convergentes; fleurs en bouquets; bractées droites, lancéolées, velues, roulées en dedans, un peu glanduleuses sur le revers; pédoncules bruns, velus, couverts desoies et de glandes; tube du calice velu , glanduleux et oblong; se- : pales réflécliies , un peu velues et glanduleuses, presque simples, plus longues que les pétales ; fleurs simples, jaunes pendant l’épanouissement, blanches ensuite, à pétales ovales, non échancrés; disque épais et convexe; étamines longues, nombreuses; styles inégaux, réunis en une colonne longue et mince, velue à sa base, couverte dans la moitié supérieure de sa longueur par des stigmates ovales et tronqués; fruit petit, ovale, d’un rouge orangé.
Ce rosier, cultivé en France depuis fort peu de tems, est j originaire du Népaul, et, dans nos jardins, craint lesfortes ) gelées. ®
Rosier du Népaul a fleurs doubles; Laflay. Fleurs moyennes, doubles, globuleuses, à pétales alongés, d’un blanc mat.
V. ROSIER SÉTIGÈRE; rosier porte-soie ; ( rosct seti ' géra, Michaux. Lindl. Pers. Smith. Pursh. Poir. )
Arbrisseau droit, élevé; rameaux glabres, sarmenteux, armés de deux aiguillons stipulaires à la base des feuilles et de quelques autres épars le long des branches ; stipules subulées ; pétioles glanduleux, armés en dessous d’aiguillons crochus; trois à cinq folioles ovales et ordinairement pointues, glabres, d’un vert clair en dessus, pâles et glauques en dessous, très nervées, à dents simples et aiguës ; fleurs paraissant en juillet, en corymbes multillores, nombreuses, que quefoissolitaires, rouges ou rose-pâles, à pétales larges e obeordés ; sépales très étroites, avec une pointe aiguë, sou vent pinnatifides, cotonneuses et couvertes de soies en leur bords , comme les barbes d’une plume ; bractées étroites^ opposées, lancéolées, acuminées, souvent arquées et ^ pointes contournées, glabres, régulièrement ciliées de gl an des ; pédoncules longs , couverts de soies au-dessus des brac tées , glauques et glabres au-dessous ; styles deux fois aUSS , longs que le tube du calice, rapprochés en une colonne, g‘*'
DES BOSES. 321
bres, réunis mais non soudés, au nombre de quinze à vingt; stigmates en tête tronquées; étamines nombreuses, longues, courbées en dedans ; fruit globuleux , glabre.
Ce rosier, quoique originaire de l’Amérique septentrionale , périt quelquefois par l’effet des fortes gelées.
ROSIER A TROIS FEUILLES ; PL x5. Var. Banksiœ.
( Rosa Irifoliata. )
J’ai classé ici les rosa Lævigata , sinica , hystrix , micro carpa, et Banksiœ , de Lindley.
Le Lævigata et le sinica différent si peu l’un de l’autre, qu’ils ont été confondus par le plus grand nombre des auteurs ; ceHX qui les ont distingués ont eu sans doute plus d’é-
Ï ;ards pour la différence des pays qu’ils habitent, que pour eurs caractères spécifiques. Le premier ne m’est connu qufe par les échantillons de l’herbier de Michaux, déposé au muséum d’Histoire naturelle de Paris ; l’autre est cultivé dans nos jardins.
Le rosa hystrix n’est connu que par des échautillens étudiés par Lindley qui nous en a donné la description. Le microcarpa du même auteur avait été confondu avec Yindica Par Linnée et Wildenow; mais son analogie frappante avec le Banksiœ l’en a fait rapprocher par Lindley.
Enfin le rosa Banksiœ, assez bien caractérisé, forme le type de notre espèce.
Caractères spécifiques.
Aubbissbau grimpant ou traînant.
Rameaux grêles, sarmenteux ou flagelliformes, verts, glabres et inermes, ou faiblement armés.
Aiguillons nuis ou épars , crochus ou arqués, très rarement.droits.
Stifules libres , au moins dans la moitié de leur longueur , subulces , très étroites , caduques en tout ou en partie, quelquefois frangées de glandes ou velues.
Pétioles souvent nus, rarement cotonneux ou velus , artoés en dessous de petits aiguillons crochus.
Feuilles luisantes , presque toujours ternées.
Folioles ovales lancéolées, rarement oblongues ou obtusimplement dentées , sans pubescence, ayant quelque- °is une côte aiguillonnée ou poilue.
Fueubs ordinairement nombreuses , rarement solitaires , souvent blanches.
Pédoncules nus ou soyeux.
BractEes nulles, on menues et caduques.
Tube du calice hEmisphEiuqüb ouoblong, soyeux ou gla- ! bre.
SEpales entières ou presque entières, ordinairement ovales, pointues, souvent raides, ayant quelquefois des soies ou quelques aiguillons grêles sur les bords.
Pétales ordinairement presqu’entiers.
Etamines nombreuses.
DisQuncbarnu , ordinairement plat.
Styles peu saillans, quelquefois inclus, séparés, souvent | velus.
Fruit oblong ou globuleux, ordinairement muriqué et couronné par les sépales raides ou endurcies, d’un rouge plus ou moins orangé ; ou écarlate.
On trouve les rosiers trifoliés en Asie, et rarement dans l’Amérique septentrionale.
Synonymie.
Bosa lœvigata , Midi. Lindl. Pers. Smith.
— xinica , Lindl. Ait. Trifaliala, Bosc. I
— hystrix. Lindl. Pronv.
— microcarpa, Lindl. Pronv.
— Banksiœ ; Lindl. Brown. Smith.
Variétés.
1. ROSIER TRIFOLIÉ. ( Rosa trifoliata , Bosc. Bosa sinica, Lindl. Ait. Pronv. Bosa tcrnaia, Poir. Rosa nivea ;
De Gand. Bosa cherokensis , Doon.)
Arbrisseau diffus; rameaux traînons, armées d'aiguillons rouges, épars, égaux et crochus; feuilles très luisantes; composées de trois folioles; stipules sétacées, caduques » frangées deglandes; pétioles sans pubescence, armés d’aiguillons petits et nombreux ; folioles ovales lancéolées, finement dentées, très vertes en dessus, pâles en dessous, avec une côte aiguillonnée ; fleurs simples, grandes, solitaires» blanches ; sépales entières ; fruit d’un rouge orangé, muriqué , ovale globuleux ou pyriforme, couronné parles sépales étalées et raides.
Cet arbrisseau , originaire de la Chine, est cultivé dans nos jardins depuis peu d’années. 11 doit avoir donné des variétés chez M. Prévost, à Rouen, mais je ne les connais pas encore; la seule que je puisse placer ici est une variété botanique, dont les auteurs font une espèce.
DES EOSKS.
Rosier iisse ; rosa Lœvigata , Michai
■mués ; stipules tfV« étroites, deru'i-sd:
B* glandes , pétioles nus; fouilles nervres.
■w.b- à mu type -l^ri-lanac.'., hier,/ !
Bbri-. '-x est orJgrtiairer de PAmériq»'.* ■ést p - cultivé : • France. ■
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Mwfréri«c«'; * rameaux verts , tlag» iiiior Butens nombreux, raidi?*-, liés p< i ■fcc?: quelques-uns plus ;;i-inris < • '.irqoés . Houles très étroites , adhérent'** par leur- HS* caduque et laissant p:>r »• ù-, : . Hrc; péiioUs sari* duvet, mûris de quVUi abus; folief** au n cabre »5 yiol: oval?
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