‹ Manuel complet de l'essayeurChapitre 25 sur 46 · OO OO · texte numérisé non relu

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Si, par exemple, on a trouvé qu*à la mesure normale de sel marin , il a fallu ajouter 4 m. 3/4 de la même dissolution décime , on cherchera dans la table le nombre qui sera dans la colonne 4 et la ligne horizontale 3/4; ce nombre 901,3 sera le titre cherché. On fera ensuite la correction de la température s'il y a lieu.

Applicailon du procédé dressai par la voie humide à la détermination du titro de l* orfèvrerie dans les bureaux de garantie.

En France, on a deux titres pourTorfévrerie d'argent ; g5o et 800 millièmes, avec 5 millièmes de lolérance. En partant des limites inférieures 945 et 796, les poids d'alliage qu'on doit prendre pour chacun de ces deux tilres, sont :

Pour le premier. . . . io58, 20.

Pour le second . ♦ . . 1257, 86.

Après la dissolution des alliages, l'addition à chacun d'eux d'une mesure de dissolution normale de sel marin, et l'éclaircissement parfait du mélange, on verse dans chaque vase un millième de dissolution décime d'argent; si les liqueurs ne sont point troublées , les alliages seront tous au moins à la limite inférieure du litre ; puisque la quantité de dissolution normale de sel marin qui correspond à cette limite a été entièrement détruite. Il ne sera pas nécessaire de pousser plus loin l'opération. Mais si quelques flacons montrent du trouble, ce sera une preuve certaine que les alliages correspondans sont au-dessous de la limite du titre. Après Pagiia*

tion, on continuera à ajouter de la dissolution déciûie d'argent par i ou 2 milUènies, jusqu'à ce qu'on ait déterminé le véritable titre.

En se servant delà dissolution décime de sel marin , les dissolutions des alliages supposés au titre auraient toutes donné un précipité , à l'exceplion de celles des alliages exactement à la limite inférieure du titre. A plus forte raison n^en aurait-on pas eu avec les alliages d'un titre au-dessous de celle limite. Dans ce cas, pour parvenir au véritable titre, il faut commencer par détruire le millième de sel marin par un millième de nitrate d'argent et agiter. On est alors ramené exactement au point de départ, avec celte différence seulement que l'on sait que c'est avec la dissolution décime d'argent qu'on doit procéder. Il y aurait donc eu économie de temps en commençant par le nitrate d'argent , et c'est précisément par ce motif que nous avons dit d'explorer la dissolution de chaque alliage avec le nitrate d'argent au lieu du sel manu.

Il arrive assez fréquemment dans les bureaux de garantie que l'on ne peut prélever sur les ouvrages présentés, que de petites prises d'essai. Dans ce cas, on prendra des poids deux fois plus petits que les précédens, c'est-à-dire 539,10 pour le premier titre,

628, 93 pour le second,

et l'on prendra aussi une pipette deux fois plus petite , ou la même pipette avec une liqueur deux fois plus faible. Dans la pratique , le premier moyen nous a paru préférable. La pipette, pl. 3, fig. 4o, est mobile, à col trèsétroit , et on en tient le bec constamment immergé dans un flacoa contenant la dissolution normale et bien fermée

avec un bouchon mastiqué sur la queue même de la pipette^ pour empêcher toule évaporation.

On peut encore ajouter au demi-essai un denii-gramme d'argent fin , et procéder comme d'orduiaire. L'essai terminé, on retranchera pour le premier titre 945/2 ~ 472, 6 de 945, et le double de la différence sera le titre cherché. Pour le deuxième titre, on relrauchera 795/2 z= 397, 6 de 795, et le double de la différence sera aussi le litre cherché. ,

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