Manuel complet de la bonne compagnie, ou Guide de la politesse et de la bienseance dedie a la jeunesse de deux sexes
IN^ous ne chercherons point à faire sentir r utilité d’un Manuel sur la politesse en général, mais Futilité particulière de celui-ci; et sans nous attacher à dire combien il est indispensable de mettre entre les mains de la jeunesse un livre destiné à la familiariser avec le bon ton, nous allons expliquer comment notre ouvrage nous paraît devoir remplir ce but.
Le Manuel de la bonne Compagnie-) dont nous révisons aujourd’hui la sixième édition , recommandable quant au fond , était extrêmement défectueux quant à la forme.
Un manque absolu de méthode , la pratique presque toujours sacrifiée à d’interminables sentences, de très fréquentes omissions dans les parties les plus essentielles, tels étaient les défauts que nous nous sommes efforcés de réparer.
Pour y réussir , nous avons divisé le sujet en quatre parties principales ;
La première traite de la bienséance relative aux devoirs de la morale; elle comprend les convenances de religion , de famille, d’état, et ce que l’on doit à soi-même.
La seconde partie a pour objet la bienséance considérée sous le rapport des relations sociales. Elle montre comment la politesse règle toutes nos communications, visites , entretiens , lettres , etc.
Les devoirs de bienséance relatifs aux plaisirs sont compris dans la troisième partie.
Tous les usages reçus pour les jeux , promenades; repas, assemblées , bals et spectacles, y sont décrits soigneusement.
Enfin, dans la quatrième partie sont renfermés les enseignemens de la politesse relative aux divers événemens de la vie , tels que mariages, baptêmes, enterremens, etc.
Ce plan nous semble heureux , l’exécution très soignée. Puisse le public justifier, par son indulgence , les prévisions ou peutêtre les illusions de l’auteur.
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