‹ Manuel complet du baccalauréat ès-sciences physiques et mathématiquesChapitre 108 sur 234 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

galvanisme.

XXlI.—Ve^e;oj>pcme,>i^ie Vilectricité parle contact, principes sur lesquels repose la construction de la pile ■voltaïque ,L. dlficatton de cet appareil, effets qu'il produit.

Si après avoir pris deux disques, l’un de cuivre et l’autre de zine, isoles par des manches de cuivre, on les met en contact et l’on porte ensuite l’niides deux disques, celui de cuivre, par exempie, sur le plateau collecteur de l’éleclromètre condensateur si 1 on répété cette e.\perieiice un certain nombre de fois, on trouve de eleeiricite positive dans rélectromètre après avoi; enlevée • plateau supe.-ieiir du condensateur, et le conducteur qui étabi t la commiiiiicaiioi. entre le sol et le plateau inférieur, ce qui fa t voir que le cuivre était rhargé de l’électricité négative. Le ztc

tact îoT® “T «l’P^sée; car. dans le con-

tact comme dam un mode quelconque de développer l’électri-

cite , les deux fluides sont toujours produits à la fois Ou neut se dcspenser d établir la commmiicatinn entre le sol et le plaLau imer.eur du . oiideusateiir, pourvu qu’on touche à la fois chaque plateau par 1 un ues disques. ^ ^ ^

0.1 pourrait penser que la production de l’électricité est une suite ne la pression elab ,e entre le zinc et le cuivre; on prévient cette objection en soudant les deux métaux ensemble M touche ensuite le plateau supérieur du condensateur, q’ue nom

PHYSIQÜK.

supposons en cuivre rouge, par la partie de cuivre, on trouvera l’électrornètre cliargé de fluide positil; si l ou fait 1 expérience en tenant celte double lame par le cuivre, et en mettant le zinc en contact avec le plateau du condensateur , on ne trouve aucune quantité d’électricité dans l’électromètre ; cependant la pression est la meme dans les deux cas ; dans la première expérience >1^® deux disques étant isolés, doivent chacun retenir des quantités de fluides électriques parfaitement égales et de nature contraire, le condensateur sera chargé par Tun ou l’autre disque. Mais dans la seconde expérience, l’un des deux disques étant en communication avec le réservoir commun, se met dans l’état naturel , l’autre disque peut se recouvrir d’une quantité d électricité pins considérable. C’est absolument la meme chose pour la machine électrique dont les conducteurs et les plateaux de verre se recouvrent d’une quantité d’électricité bien plus grande quand les coussins communiqneiit avec le sol que quand ils sont isolés.

Si le disque de cuivre touchele plateau supérieur du condensateur, une portion du fluide positif qui le recouvre se poi leia sur le plateau, sa tension électrique diminuée la lamezinc lournira, par le secours du sol rêleclricité nécessaire pour le remettre dans son état primitif, de sorte que , si le plateau inférieur de l’électrométre condensateur communique avec le sol, cet instrument enlèvera l’électricité au disque cuivré jusqu’à ce que la tension électrique soit la même et sur le plateau supérieur, et sur le disque qu’il touche ; le résultat sera bien différent si le cuivre communique avec le sol et si le zinc touche le plateau du condensateur. Quelque prolongé que soit le contact, 1 eleclromelre ne donnera pas le plus petit signe d électricité. ' ' 4 ,

Cette expérience est tout-à-fait d’accord avec la precedente. En effet , l’électricité négative du cuivre s’écoule dans le réservoir commun : l’électricité positive qui recouvre le zinc augmente iusqu’àce que l’équilibre soitétabli. Cet équilibre ne sera nullement changé si uns seconde lame de cuivre touche la lame zinc, c’est le cas de la troisième expérience. Ainsi le plateau supérieur restera dans l’état naturel ; il en sera de meme de 1 elcc-

tromètre. ., » • i

• Nous avons supjiosé dans ces deux derineres expenences le

nlateau supérieur du condensateur formé de icuiyre pur, complètement identique avec la lame cuivre du petit système qm nous a servi pour développer l’électricité par le contact.

i’éleclromctre se chargera dans cette dernieie expenence si

phvsiqke. 205

<1“ condensateur, que doit toucher la la^e de zu.c, est recouvert d’une feuille de pajier hum de ou de ont autre corps semblable; alors le contact n’existant ^lu cntrelecmvreet le zinc, le fluide positif développé su, ce d'r

leur'et l’éir/'^* supérieur du condensa-

teur, et lelecli ometre sera chargé d’électi idté négative CetL re

marque est unporianle pour la théorie de la pile^

SM..nn'‘ "’î '"«‘"'«'‘■••“t d’entendre la construction de la nile

cui'ieTjStrmë" T"' ““ disqueld^

l ier di«„.i T.’ communication avec le sol. Ce der-

v disque de zinc se ,ecou-

{],i de positif cl deiniere Irmezioc contiendra «c

snpposi.io, Er m Tni r t P‘’“ nulle. Cette

3=iXîS’SSï

iPiiss^

?eou leLVde'plEÎ ‘ de deux éléments a

I-a pile que nous venons de couslrui. e est totalement chargée

pHysïQua.

d’éleciricité positive; si Textréraité zinc eut communique avec le sol , elle n’aurait été chargée que d’électricité négative.

On peut aussi laisser la pile isolée par ses deux extrémités; une moitié possède alprs de léleclriciié positive, 1 autre moitié n’a que de l électricité négative. ^ ^ ^

La condition à laquelle doit satisfaire une pile isolée, c est que toutes les quantités d’èlecti’icités des différents éléments étant réunies se détruisent, parce qu’elles proviennent de la décomposition d’une portion de l’électririlé naturelle de celte pile operee sans le concours des corps environnants.

Soient deux éléments isolés, le disque zinc s aura -f - d’e-

lectricité positive, et le disque de cuivre aura la même électricité négative que nous exprimerons par — " ! ^t nous ajoutons

nne seconde paire en la séparant de la première par un cercle de carton mouillé , celte pile devra satisfaire à la couditmn de donner une somme nulle quand ou réunit toute l’électriCite developpee. Celle pile de quatre éléments aura a son exli émile le zinc d’éleclricile positi\e, à son extrémité, le cuivre, e d électricité uégaûve. Les deux éléments do iiulieu seront dans 1 état naturel. Cette pile que nous venons de décrire est appelée pile a colonne, onia remplace par d’autres qui sont plus commodes. La pile à auge est formée d’iine série de paires placées paralle ement dans une auge en bois, et de telle manière que chacune d’elles forme avec celle qui la suit une petite boite dans laquelle on peut placer un liquide conducteur. La pile de Wo Jaston se compose d’une série de couples, plongeant dans des bocaux séparés communiquant ej^térieiii ement au liquide. Chaque couple se compose d’une plaque de zinc, envtloj^jiee par une tui e de cuivre, qui ne la touche cependant pas dans le liquide

a iWé de la pile plusieurs services , c’est par elle quoii est parvenu à reconnaître que la potasse et les terres alcahnes n’étaient pas des corps simples, que l’on a décomposé l éau , etc.

■ — =2r=sœat.

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