‹ Manuel complet du baccalauréat ès-sciences physiques et mathématiquesChapitre 121 sur 234 · OXIGÈNE, DÉFINITION ET C.AUSE DE LA COMBUSTION ; FLAMME · texte numérisé non relu

OXIGÈNE, DÉFINITION ET C.AUSE DE LA COMBUSTION ; FLAMME

OXIGEIVE. {Air déphïogistiqué ^ air 'vital y air du feit). — Découvert par Priestley; est très répandu dans la nature. On le trouve sous les trois états solide , liquide et gazeux. Comme on ne peut l’obtenir qu’à l’état de gaz , il convient de l’étudier sous cette forme.

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Ce jçaz p.l incolore, insipide, inodore et permanent. Sa pesantenrspécifuiiie est «le i.iosG, celle de l’air étant prise pour Vunlté, son poids alouii({ue., auquel on compare celui des autres corps, est loo. Soumis à une forte juessiou , il laisse dégager du calorique et de la lumière; effet qui, selon M. Thénard , est du à la combustion partielle de riuiiledont le piston est enduit. C’est de tous les gaz celui (}ui réfracte le moins la lumière, puisque sa puissance rêfraelive u’cst que de o,86i6 16 , comparée à celle de l’air. Il est de tous les corps le plus électro-négatif.

Car, €ss. L’oxigèue se combine avec tous les corps simples, tantôt avec dégagement de calorique, tantôt avec dégagement de calorique et de lumière; souvent meme il s’y combine en plusieurs proportions, Très souvent celle combinaison se fait directement. Soit du charbon , du phosphore, du soufre , du fer, etc., présentant un point en iguitioii , si on les plonge dans ce gaz , l’absorption a lieu promptement avec dégagement de calorique et de lumière.

L’eau ne le dissout qu’en très petite quantité.

Usages. Pour se taire une idée de scs usages , il suffit de dire qu’il fait partie de l’air atmo''phérique; qti’il est le seul gaz qui puisse entretenir la vie ; qu’il fait partie de tous les oxides et de beaucoup d’acides; qu’enfin c’est lui qui joue le rôle le plus important dans ce phénomène qu’on nomme combustion.

Préparation. Plusieurs procédés peuvent être suivis pour extraire l’oxigcuc. Le plus économique consiste à chauffer ju'^qii’au rouge du l)i-oxide do manganèse dans une cornue de grès; bientôt l’oxigène se dégage et est conduit par un tube recourbé sons des cloches pleines d’eaii. Ce qui reste dans la coinue n’est plus que du proloxide mêlé d’un peu de hi-oxide. Ce procédé ne le donne pas très pur. Pour l’avoir tel, ou chauffe dans le meme appareil du chlorate de potasse et l’on opère de la même maniéré. Le résidu est formé, dans ce cas, de chlorure de potassium; ce que l’on concevra si on fait attention que le chlorate de potasse peut être représenté par du chlorure de potassium 4- de l'oxigène.

On pourrait le retirer aussi de beaucoup d’autres oxides.

CO.'ïllUJSTIO?*’ ET FLAMiME. — La combustion est aujourd’hui définie : un phénomène général qui a lieu quand les corps se combinent avec dégagement de calorique et de lumière. Ou jiensait autrefois qu i! u’y avait de combustion que lorsiju’il y avait lixation d’oxigène , mais le phécomène de dégagement de ca-

:io.

CHIMIE

lorique et de lumière qui a lieu quand on projette de l'arsenic ou de l’antimoine en poudre , dans du chlore , dut faire changer de manière de voir. Cependant on nomme encore combustion le phénomène en vertu duquel un corps simple se combine lentement à l’oxigène, bien qn’alors il ny ait point dégagement de lumière, mais il est évident que c’e^t le même phénomène, seulenient la combinaison est lente, et la chaleur développée n’est Jamais en assez grande quantité pour devenir lumineuse.

Lorsque ce dégagement de calorique et de lumière se développe daus une suhsfanre gazeuse, alors il se produit ce que l’on appelle flamme'^, la flamme n’est donc qu’une matière gazeuse, chauffée au point d’étre lumineuse.

La température de la flamme surpasse toujours la chaleur blanche des corps solides. La flamme n’offre pas toujours le môme éclat; en général, les corps qui sont susceptibles de former pen lant la combustion des corps gazeux, donnent une lumière plus faible ; tel est le cas de l’hydrogène , du soufre, etc. Au contraire , les corps qui donnent naissance à des composés fixes, produisent une lumière plus éclaiante; voilà pourquoi le phosphore en produit une si vive; t•’e^t encore pour cette raison que si l’on place dans la flamme de l’hydrogène, qui estpâle^ une certaine quantité d'amianlCj la lumière devient beaucoup plus intense.

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