‹ Manuel complet du baccalauréat ès-sciences physiques et mathématiquesChapitre 139 sur 234 · CHLORURES DE PLATINE · texte numérisé non relu

CHLORURES DE PLATINE

PROTO-CHLORURE. — Sous forme de poudre grise verdâtre, insoluble dans î eau , décomposable par une chaleur rouge, se prépare comme le proîo-chlorure d’or.

BÏ-CHLORURE. — D’une couleur rouge orar-gée , cristallisant en prismes* il est déliquescent, soluble dans l’eau et l’alcoob Sa dissolution aqueuse concentrée est rouge brun; elle nest que jaune, si elle e>t étendue.

Quand on verse de l ammonlaque dans la dissolution concentrée, on obtient un précipité de chlorhydrate, de platine et d ammcniaqiie, qui, calcine, laisse pour résidu le platine sons forme d’époîïge. On l’obtient en dissolvant le [)latine dans l eau regale.

CHLORURE DE COBALT. — (Co Ch^ ). Il est sous forme d’écailles gris de lin, lorsqu’il est aubydre. Chaulfé à l’abri du contact de l’air, il peut être volatilisé. Il po^sède une saveur très styptique. Soluble dans l’eau, si sa solution est concentrée, elle a une belle couleur bleue; étendue, elle passe au rose. Cette dissolutiou , convenablement évaporée, donne des cristaux rouge rubis de chlorure hydraté. L’alcool le dissout.

Lorsque la dissolution n'est que rose, si l’on vient à tracer des caractères sur du papier, en séchant ils disparaissent. Mais si on les chauffe, ils apparaissent sur-le-champ, et deviennent bleus en perdant une portion de l’eau qu’ils contiennent. Par le refroii.iis>einenl , ils disparaissent peu à peu , parce qu ils repreom nt à l’air un peu d'humidité. Si on ies chauffait trop fort , la couleur noire qui se tonne ne dssparailraii jdus par le refroidissement. Cette dissolution , en raison de celte propriété, porte le nom d’entre de sympathie.

1 orscpi’on mêie une dissolutu n de ce (hlcruie, qui es! bleue, avec une dissoluiion de perchioime de fer qui est jaune, ou obtient l’encre de sympathie verte.

CHIMIE

On peut préparer ce chlorure en faisant passer uii courant de chlore sur du cobalt chauffé au rouge. Dans ce cas, il est aîih)dre; on peut encore l’obtenir en traitant le carbonate de cobalt par l’acide chlorbyJrupie, et concentrant la liqueur ÿ m^^is dans ce cas , les cristaux que l’on obtient sont hydratés.

29®. CHLOUHYDRATE d’ammoniaque 5 SmîCATES, \EKRESj POTE- RIES, MORTIERS ET MASTICS ; PIERRES PRECIEUSES.

CHLORHYDRATE D’AMMONIAQUE. [Sel ammoniac,) — Ce sel est blane, doué d’une saveur piquante , soluble dans moins de trois parties d’eau à i5‘> , et dans une moindre quantité d’eau bouillante. Il cristallise eu longues aiguilles qui se groupent sous forme de barbes de plumes. Soumis à l’ai tion du feti , il fond dans son eau de cristallisation, bout, et puisse sublime sous forme de vapeurs blanches. Chauft'é avec de la craie, il se dégage du carbonate d’ammoniaque, et il re.ste du chlorure de calcium.

On trouve le sel ammoniac dans les urines humaines et dans la ûeule de quelques animaux, des chameaux en particulier. On l’obtient en sublimant la suie qui résulte de la combustion de la fiente des chameaux. Eu France, on l’obtient en décomposant le sulfate d’ammoniaque par le chlorure de sodium.

On se sert de ce sel pour faire l’ammoniaque; le carbonate d’ammoniaque est pour décaper les métaux : on l’emploie en médecine comme stimulant.

SILICATES.

Aucun silicate n’est décomposable par la chaleur, seulement les uns sont facilement fusibles , d’autres sont difficiles à foudre, enfin d’autres sont totalement iiifusibles.

Le charbon n’attaque ni les silicates alcalins ni les silicates terreux, H tranTorme, au contraire, les silicates de manganèse et de fer en siliciures. Probab'ement d’autres siiica'es éprouveraient une semblable transformation.

L’eau ne dissout que les silicates de potasse et de soude basi* ques. Tous les silicates sont attaqués par l’acide fluorhydrique ; il se forme alors de i eau et de l’acide fluosilicique , aussi .se serton de cct acide pour attaquer le verre. Parmi les autres acides , il

fîHIMIË.

n’y a que les acides borique et phosphorique qui les attaquent , encore faut-il que la température soit très élevée.

Selon M. Berzélius, les silicates neutres sont ceux chez lesquels le rapport de i’oxigène de l’oxidé est à celui de la base comme I : 3==RO,SiO^^. -

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