‹ Manuel complet du baccalauréat ès-sciences physiques et mathématiquesChapitre 166 sur 234 · STRUCTURE AIVATOMIQUE DES TIGES · texte numérisé non relu

STRUCTURE AIVATOMIQUE DES TIGES

La structure de la ti^e varie, suivant (ju’on l’examiue dans les vé^'élüux mouocotylédoues ou dicotylédones. Quant à celle des acolylédoues, étant formée , comme tous les autres organes de cette classe, de tissu cellulaire, elle n’offre rien de particulier dans son organisation. Nous étudierons donc à part la tige des deux premières divisions.

ORGANISVTION DE LA TIGE DES DICOTYLEDONES.

Quand on coupe transversalement le tronc d’un arbre dicoîylédone, ou peut voir (ju’il e.st formé, en procédant de la circonférence au centre, des parties suivantes : M épiderme; a» \en-

veloppe herbacée ; 3° les couches corticales ; 4® 1g liber; 5® l hier; bois; 7” Vétui médullaire; 8^ la moelle.

DE l’épiderme.

L'épiderme, ou cuticule, sous forme de membrane mince, transparente, incolore, composée de cellules extrêmement variables et présentant un grand nombre d’ouvertures ou pores. Il enveloppe toutes les parties du végétal et peut souvent être isolé du lis.sii qu’il recouvre. Il jouit d’uii certain degré d’extensibilité, passé lequel il se déchire, et se fendille, comme on le voit dans l’orme, le diênc ; quebiuel'ois il tombe par plaques comme dans

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le platane , etc. Si on l’enlève de dessus une jeune branche , il se régénère facilement. C’est la partie du végétal (pii résiste le mieux à la décomposition.

L’épiderme est, suivant quelques auteurs, une membrane distincte. M. Mirbel et d’autres le considèient comme formé par la paroi exierne des cellules sous-jacentes , appartenant à l’enveloppe herbacée, laquelle paroi a clé endurcie par l’action de l’air etde la lumière. Cependant récemment MM. Amici et Brongiiiart ont publié des observations en faveur de la première opinion, celle qui la fait considérer comme distincte. Quant aux pores dont nous avons parlé, et que l’on désigne sous le nom de stomates , pores corticaux, etc., ce sont de très petites ouvertures, répandues en grand nombre dans l’épaisseur de l’épiderme, s’ouvrant à l’extérieur par une fente ovalaire, bordée d’une sorte de bourrelet et communiquant à l’intérieur avec des espaces vides remplis d’air, et qui résultent de l’arrangement des cellules et des tubes entre eux.

DE l’eNVELOITE HERBACEE.

V enveloppe herbacée (médulle externe, Butrochet) est une cüuclie de tissu cellulaire qui, ordinairement verte dans les jeunes tiges, recouvre le tronc , les branches et leur divisions, et remplit les espaces qui existent entre les ramifications des nervures des feuilles. Sa couleur est due aux petits grains de globuline placés dans les parois des cel iules. C’est dans l’enveloppe herbacée que se trouvent renfermés les vaisseaux propres; c’est aussi dans son tissu que s’opère la décomposition de l’acide carbonique que la plante absorbe dans l’air. L’enveloppe herbacée, qui paraît avoir des usages analogues à ceux de la moelle, prend un accroissement très considérable dans le cjuercus suher, et des propriétés physiques que l’on connaît dans le liège,

DES COUCHES CORTICALES.

Les couches corticales placées entre l’enveloppe herbacée et le liber, dont on le sépare quelquefois bien difficilement, sont formées de plusieurs réseaux de cellules allongées et superposées les unes sur les autres; elles ressemblent assez bien à une toile tissue, ainsi qu’on peut le voir dans le bois dentelle , qui offre celte disposition d’une manière remarquable.

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P!;icé im{)eé(JiuU;iiu‘]it au-dessous dos couches corticales, le Vibvr est un envo'oppe l’ormée par une ])lexus de cellules allongées dont les iiitervailcs sont remplis do tissu cellulaire. On peut très J>ien séparer le liber en feuillets distincts en employant la macération. Beaucoup de phénomènes prouvent que le liber est indispensable à la végétation. On sait, en effet, qu’une greffe ne prendra qu’autapt que le liber de l'arbre et celui de la greffe seront en contact : quand le liber a été enlevé il ne se régénère (ju’autant qu'il sera à l’abri de l’air. /

L’épiderme, l’enveloppe herbacée, les couches corticales et le liber forment cette partie qu’on appelle X écorce,

DE l’auiher.

aubier ou faux bois est placé entre le liber et le bois proprement dit; quoique n’ayant ni la dureté , ni la ténacité de ce dernier, il offre cependant la même structure. Son tissu est formé de fibres bien plus faibles et bien plus écartées. On le distingue du bois par sa couleur qui diffère quelquefois considérablement; ainsi dans ’ébène le bois proprement dit est noir, tandis que l’aubier est blanc. Il est, scion M. Mirbeî , totalement privé de vaisseaux.

DU BOIS rP^CPREMEXT DIT.

Le bois, situé entre l’aubier et l’étui médullaire, est la partie la plus dure du tronc, surtout dans ses couebes intéricur(;s. Il est composé de couches concentriques auxquelles chaque année il s’eu ajoute une nouvelle, formée aux dépens de la couche la plus interne de l’aubier; en sorte que le nombre de ces couches peut dévoiler l’âge de l’arbre. Le bois ne présente jamais de véritables trachées, mais on y trouve des vaisseaux poreux et de fausses trachées, tantôt disposés sans ordre, tantôt réunis en faisceaux et qui servent à la circulation de la sève.

HISTOIRE NATURELLE

DE l’Étui médullaire.

Uétiii médullaire, qui occupe le centre de la tige et tapisse ia couche la plus interne du bois, contient dans son intérieur la moelle, et constitue ce que l’on nomme le canal médullaire. Ses parois sont composées de vaisseaux très longs qui sont des trachées , des fausses trachées et des vaisseaux poreux marchant parallèlement tout le long du tronc; sa forme varie quelquefois. Ainsi, tantôt il est cylindrique, tantôt triangulaire ou quadrangulaire, etc., ce qui paraît dépendre de la disposition des feuilles sur la tige ; une fois formé, sa forme et sa dimension ne changent plus.

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