VfiRGE d'or (Solidago). Ces plantes, qui don
ao6 PLANTES ncnt des touffes très-garnies de feuilles et de îigv pour le port , de la ressemblance avec les astères , et i ai mélange avec elles produit un très-bon effet. On les cultive , de même que toutes celles de cette division , aussibien pour l'ornement des parterres que pour la décoration des premiers plans des jardins paysagers ou naturels. Il est souvent nécessaire ae soutenir , au moyen d'un tu— teur , leurs tiges , qui sont souvent abattues de côté et d'autre par les pluies et les vents. Toutes les espèces se ressemblent extrêmement; leurs feuilles sont lancéolées , dentées finement , d'un vert foncé; leurs fleurs, petites et de couleur d'or, sont réunies, le plus souvent, en longs épis inclinés au sommet. Une espèce a les mêmes fleurs disposées en légers panicules du plus bel effet (i).
Les plantes de ces deux genres ne sont pas délicates ; on les multiplie très-aisément d'éclats.
3. Mille feuilles ou Achillèe ( Achillea ). Ces plantes , dont plusieurs sont indigènes et communes dans nos campagnes , ont reçu le premier nom à cause des divisions filiformes et innombrables de leurs feuilles : toutes ont les fleurs en corymbes terminaux ( voyez pl. I , fig. 17), le plus souvent de couleur jaune et à forte odeur f mais assez agréable , qui se communique par le toucher. Les espèces cjui ne sont pas délicates sur le choix du soi ou de l'exposition sont : le mille feuilles proprement dit , le M. visqueux y le M. sternutatoire et le M. à grandes fleurs.
Les M. doré , cotonneux et d'Egypte doivent être semés sur couche et repiqués en bonne exposition.
4 CofiioPE ( Coreopsis ) , grandes plantes dont on cul* tive six espèces distinctes à-peu-près fjar la seule diversité de leurs feuilles. Celle à trois ailes s'élève jusqu'à six pieds : ce surnom lui vient des divisions de ses feuilles. Les autres sont plus petites. Leurs fleurs , toujours jaunes,
( 1 ) Les espèces cultivées , sonl : Verge d'or du Canada ( Solidago canadensis ); V . élevée ( S. allissima ) ; on a obtenu cinq variétés de celte " dernière : V. a tige verte ( S. lateriflora ) , remarquable par ses fleurs unilatérales ; V. a larges feuilles ( S. Utifolia) ; V* bicolore ( S. bicolor), * d.sque jaune et rayons blancs.
M VIVACES ESTIVALES. 207 y jt* /ayons, et terminent des tiges élancées, , *v A velues et en touffes. Tout terrain , toute ex-
jjc .on , excepté celle du nord trop ombragée , leur sont mdîfférens. Pour être sûr de la maturité des graines, il est bon de rentrer les pieds en orangerie ; mais on les multiplie bien plus promptement par éclats.
Rudbeckia | grandes plantes de belle apparence , la plus élevée qui parvient jusqu'à huit pieds ? est la R. la~ ciniée > dont les tiges, rameuses au sommet, se terminent par de grandes fleurs jaunes. Viennent ensuite les R. ailée et velue 9 dont la taille est moitié moindre : toutes deux ont les rayons jaunes, mais la dernière a le disque des fleurs bruns et les feuilles velues, l'autre a les feuilles et les tiges très-divisées et très-composées (1).
Il convient de donner à ces plantes une terre légère , assez abondante en sucs nourriciers , mais peu humide , et une exposition découverte.
Parmi les fleurs composées on pourrait encore placer pour ornement et utilité tout-à-la fois, dans les grands jardins, les salsifis et les scorsonères dont nous avons parlé dans le jardin potager.
Les sept derniers genres appartiennent a diverses familles.
1. DrACOCÉphAle ( Dracocephale , f. des labiées), vulgairement tête de dragon. Ce sont de fort belles plantes d'ornement , à liges quadrangulaires ; assez souvent velues et à feuilles crénelées , dentées et aiguës.
L'espèce la plus commune est le D. d'Autriche , qui croît spontanément dans les lieux élevés et bien exposés-
Ses tiges , très-rameuses , forment touffe ; ses fleurs ,
( 1 ) Outre celles mentionnées, on cullive encore plusieurs autres belles espèces.
Rudbeckia pourpre (Rudbeckia purpurea) ; tige de trois pieds; en 4té , fleurs solitaires , grandes , à rayons longs de trois à quatre pouces, d'un pourpre rosé; disque d'un pourpre noirâtre ; anthères d'un jaune»
^Rudbeckia à feuilles étroites ( R. angustifolia) ; elle ressemble à ia rudbeckia velue , et a les fleurs jaunes; peut-être n'en est-ce ou une variété
Rudbeckia multifide ( R. muliifida ) ; tige de quatre pieds ; feuilles à lobes très-nombreux «t très-étroits*
en épîs terminaux, sont grandes pourpré.
Le D. a grandes fleurs est originaire v * fleurs font un bel effet par leur grandeur i la plante qui les porte , par leurs moucheti». sur un fond bleu et par les bractées pourpres qui compagnent.
Une espèce est annuelle et odorante ; la couleur de ses fleurs varie beaucoup , mais elle se distingue parles fines dentelures de ses feuilles , et par les filets qui les ter— minent.
Ces plantes se multiplient de semences , mais les vivaces mieux par la séparation des pieds.
2. Bug los e ( Anchusa , f. des borraginées ). L'espèce commune , dite langue de bœuf, ne dépasse guère trois pieds ; ses fleurs blanches , quelquefois bleues rou— geâtres , sont disposées d'un seul côté de la tige en épis terminaux.
La B. de Virginie a les fleurs jaunes; sa racine fournit un suc roug«.
La B. toujours verte conserve ses feuilles l'hiver, et ses fleurs sont en ombelles et d'un beau bleu : celle dite orcanette les a rougeâtres , et est plus petite.
Toutes ces plantes ont les feuilles velues et d'une rudesse extrême ; leur forme est lancéolée. Excepté cellé de Virginie , qui vient mieux en terre de bruyère , et a besoin de chaleur, elles n'exigent aucun soin.
3. Consoude {Syrnphitum, f. des borraginées). L'espèce dite grande consoude est très-employée en médecine ; on l'appelle vulgairement oreille d'âne , langue de vache. Ses racines sont charnues, grosses et visqueuses; sa tige et ses feuilles rudes : ses fleurs , blanches rosées , sont placées au sommet des tiges. De même que les précédentes, elle est rustique et se multiplie de semence et d'éclat.
Ammi {Ammi , f. des orobellifères). On cultive deux plantes de ce genre , mais particulièrement celle afeuille? a'anet : leurs feuilles sont très-divisées ; leurs fleurs blanches, très-petites et en ombelles ( voyez pl. I , fig. 16. ). On doit les semer ên place.
,U\\CES ÀUTOMNALÊS.
font un bel effet oar leur réunion en ombelles creuses au milieu , me'rite cl être placée dans les grands jardins. Elle ne demande d'autres soins que d'être couverte durant l'hiver : clie^prefère cependant les terres sablonneuses et chaudes.
6. Fabagelle {Zygophyllum , f. des légumineuses ) f demande la môme culture que la précédente : on connaît cette plante sous le nom vulgaire de faux câprier; elle ne dépasse guère deux pieds , mais forme de belle touffes , garnies de tiges nombreuses et entremêlées. Ses feuilles se distinguent par deux divisions sans aucune découpure , et par leurs deux surfaces entièrement lisses ; les tiges portent à leurs extrémités des fleurs rougeâtres placées en épis de distance en distance.
7. Guimauve (Athea, f. des malvacées), belle» plantes d'ornement pour les terrains assez vastes : celle dite officinale atteint cinq pieds , forme de beaux buissons , et se couvre de fleurs blanches rayées de pourpre.
L'espèce à feuilles de chanvre s'élève jusqu'à huit pieds : elle peut fournir de la filasse ; ses fleurs sont roses.
Toutes deux ont les feuilles et les tiges couvertes d'un léger duvet qui les rend fort douces. Tout terrain leur convient ; on les multiplie de toute façon.
§. III. Des plantes vivaces automnales.
Comprend les plantes dont la fleur paraît fort tard, c'est-à-dire à la fin de septembre ou au commencement d'octobre. L'Anthemys grandiflora , dite chrysanthemum des Indes, dont nous avons parlé ci-dessus , est la plus tardive ; elle brille encore da.ns les jardins au mois de de'ceinbre. Les graines de ces plantes ne parviennent pas à matnrité : les multiplications artificielles sont donc les plus employées pour reproduire ces plantes. Leur nombre n'étant que de huit genres , il est inutile de faire des coupures dans cette division (1).
————— il I III ■— m^—^mm m 1 —
(1) Chrysanthèmes. Nous ne pouvons passer sous silence tes su*perbes variétés que l'on possède aujourd'hui , et dont le nombre est JI. 17
a I o PLAIS
La plupart de ces végétaux »
pendant tes trois premiers genrks #.
pieds.
i. Acanthe ( Âcanthus , f. des at( plante , dont le feuillage a servi de modèle principaux ornemens de l'architecture corn, forme des touffes remarquables en effet par le feau»^ quant aux tleurs , elles sont à deux lèvres assez grandes • mais d'une couleur peu brillante. Une espèce d'acanthe a les feuilles épineuses ; elles sont délicates.
5. Valériane ( Valeriana, f. des valérianées ). On cultive beaucoup , pour l'ornement des jardins , la V. rouge, plante qui s élève jusqu'à trois pieds, fournit des tiges nombreuses, étalées, et garnies de rameaux et ofe feuilles d'un vert glauque , et très-lisses. Les fleurs , qui commencent quelquefois au printemps et durent jusqu'à la (in de l'automne , sont enpanicules terminaux , petites, nombreuses, munies d'un long tube et d'un éperon : leur couleur ordinaire est le rouge. On en fait maintenant un genre sous le nom de cintrantus.
La grande valériane , qui s'élève jusqu'à cinq pieds , a les fleurs blanches et en ombelles ; malgré sa taille, elle produit moins d'effet que la première.
Enfin, on cultive encore la V '. des Pyrénées, qui a les fleurs de la première espèce , et les feuilles de la seconde , c'est-à-dire celles qui partent des racines entières , et celles fournies par la tige à trois folioles.
Ces plantes n'exigent aucun soin : elles se reproduisent même le plus souvent dans les jardins par le semis naturel de leurs graines.
déjà porté à plus de trente. Tout îe monde connaît le bel effet que produisent leurs grandes fleurs depuis le mois d'octobre jusqu'au* gelées. Nous allons en donner leur nomenclature : Chrysantheraum album, album grandiflorum , A. tubulatum , A. nanum , A, se mi plénum, A. speciosissimum , A. variabile, A. virginale ; bicolor , coccineum , incarnation, ani— monœflorum , li las , li las à fleurs d'anémone, lilas à grandes fleurs, lilas mordoré, pourpre frisé. Luteum, luteum htlianthiflorum , luteum grandiflorum , luteum parviflorum , luteum pencluJum, luteum plénum, lu teumpreeox , luteum simplex , speriosissimum , tubulatum , tubulatum magicum , tubulé mordoré , tubulé orangé , tubulatum purpureum , tubulatum grandiflorum , tubulatum pallidm*
^V*XCES AUTOMNALES. 211 ^xialea , f. des légumineuses ). L'espèce urpres est une jolie petite plante , surtout à -i ■. ise i^/son port élégant ; ses feuilles, accumulées en ^Haisccaux, sont linéaires et longues, à grandes pétioles et à plusieurs divisions : les fleurs se succèdent en rameaux serrés, formant un épi terminal, et s'épanouissent les unes après les autres. Cette plante aime une terre bien nourrie , et craint l'exposition du nord.
Les cinq derniers genre* sont de grandes plantes trèspropres à l'ornement des jardins paysagers.
1. PHYTOLACCA ( Phytolacca , f. des arroches ) , vulgairement raisin d'Amérique , fort belles plantes qui atteignent six ou sept pieds , leurs tiges fermes sont rouges et garnies de feuilles alternes et qui passent facilement à Ta même couleur. Les fleurs , qui sont remplacées par des baies noires assez semblables aux raisins , sont disposées en grappes opposées aux feuilles. Ces plantes préfèrent une terre légère et peu humide, et demandent une bonne exposition. Quelques espèces ont besoin d'être abritées dans l'orangerie ; mais la grande, dont nous venons de parler , est de pleine terre.
2. Chrysocome ( Chrysocome , f. des flosculeuses ). Ce genre et les deux suivans appartiennent aux fleurs composées , qui nous ont déjà fourni un si grand nombre de plantes d'ornement: son nom signifie chevelure dorée. En effet, la fleur principale est composée d'un grand nombre de petites à corolle très-divisée , et dont les divisions longues et effilées sont du plus beau jaune; elles sont placées à l'extrémité des rameaux, et se succèdent long-temps (i).
Ces plantes, principalement celle dite gigantesque, sont très-propres à l'ornement des jardins; mais sur-
<i) La Chrysocome a feuilles de Un , ou Dorelle ( Chrysocoraa linosjtïs ) est une plante vivace de deux pieds, à feuilles linéaires; ses fleurs petites, jaunes et en corymbes , paraissent d'août en octobre. On cultive cette piaule en terre légère et substantielle, à demi-ombragée , et on la multiplie de graines ou df éclats.
Chrysocome ctuvtlure dorée ( C. coma aurea ). Joli petit arbuste du Cap , à feuilles linéaires et persistantes , à fleurs d'un jaune doré , paraissant tout l'été. Même culture , mais orangerie.
211 PLA"NTfc tout de ceux qui embrassent un terrain : disposées de distance en v massifs , avec les soleils et quelques au. même famille , leurs fleurs simulent des lu&. placés sur le feuillage. La couleur des fleurs -de la ^ gantesque tire un peu suc le pourpre : les C. se plaisent partout, mais mieux en terre légère et riche; elles reprennent facilement de boutures et d'éclat.
3. SYLPHIUM ( f. des radiées ). On peut appliquer à ces plantes , dont les fleurs terminales et jaunes sont analogues à celles des soleils, ce que nous venons de dire du genre précédent , pour la place qu'il occupe dans les jardins. Celui-ci est nombreux en espères , mats qui diffèrent peu entre elles , et que , par cette raison, nous ne décrirons pas en détail. Ce sont les formes variées de leurs feuilles qui font la base des caractères distinctifs des espèces ; toutes ont les fleurs jaunes et de giandcs dimension. Le S.amplexicaule a les feuilles opposées et réunies , formant vase qui retient l'eau : c'est le plus remarquable.
4. EuPATOlRE ( Eupatorium ) , f. des flosculcuses ). Les tiges de ces plantes s'élèvent à hauteur d'homme , et les rendent remarquables par leur port et leur aspect.
L'espèce indigène , dite A'aviscermes ou chauvrin , a les tiges velues, rougeàtres , réunies en touffes ; les feuilles , à pétioles très-courts , sont digitées et composées de trois folioles velues ; les fleurs de couleur purpurine et au nombre de cinq dans le calice commun. Cette plante se plaît sur les bords des ruisseaux et au soleil.
L'E. à longues feuilles a les tiges ramifiées au sommet, les feuilles grandes , et les fleurs bUnches disposées en corymbes (1).
Il y a encore un grand nombre d'autres espèces d'E. dont nous ne pouvons parler; elles sont peu délicates, et n'exigent aucun soin, de même que les précédentes.
■ ■ i * m* i ii ■ 1 ■
(1) On cultive encore V Eupatoire pourpre ( Eupatoçiom purpurcum). Tige de deux pieds, pourpre, tachée de brun ; feuilles lancéoléesovales , en vcrticilles de quatre à cinq ; eu septembre et octobre, fleur» jpnrpunncs, *
iCES d'orangerie. ai3 îs végétaux se multiplient presque expar les éclats de leurs racines.
lon ( Humulus, f. des ortidées ). Cette plante , grimpante et sarmenteuse , très-commune et employée à des usages économiques , ne sert pas à la décoration des jardins fleuristes proprement dits , maïs fait très-bien dans les massifs des jardins paysagers , en rendant plus pittoresques les troncs des vieux arbres, et garnissant les rochers et les grottes. On peut aussi , dans tous les jardins , l'employer à cacher les murs mal exposés. Cette plante, garnie de vrilles, à feuilles nombreuses , dentées , rude au toucher , devient très-grande et croît rapidement ; les fleurs mâles sont séparées des femelles , mais sur les mêmes tiges ; celles-ci, blanches verdâtres , ont la forme de cônes et font un bon effet ; elles sont ordinairement très-nombreuses.
$. IV. Des plantes vwaces d'orangerie.
Ces plantes ne présentent , dans leur culture , d'autres différences que celles amenées par la nécessité de les rentrer en orangerie l'hiver, pour les conserver, c'està-dire qu'elles doivent être placées en pots , et consé— quemment suivies avec plus d'attention ; leur reproduction exige aussi plus de soin , et doit au moins être faite sur couche pour les semis , marcottes et boutures.
Nous ne mentionnerons que les onze genres suivans.
Les deux premiers s'élèvent peu.
1. Celsie ( Celsiay , f. des solanées ) Les fleurs de cette plante, courtes , en roue , sont d'un beau jaune , avec une tache rouge à la base ; son feuillage n'est pas d'un aspect agréable. Elle n'est vivace que par les racines ; aussi pourrait-on peut-être les conserver .en pleine terre au moyen d'une forte couverture. On la multiplie des semences et d'éclats de pieds faits au printemps. Elle fleurit en juillet ( 1).
(1) Les plantes de ce genre sont plus connues sous le nom 3 Bémitkomus. On en cultive deux très-jolies espèces.
Hémithome j r ut i queux ( Hemithomus fruticosns ). Arbuste du Pérou, à feuilles persistantes, wlicilléei , linéaires-lancéolées \ en été t fleurs
a. Rhexia ( Renia , f, de*
d'Amérique demande à être cuti et de marais. Ses tiges, rouges ei feuilles sur leurs bords , fournissent . de l'e'te' de belles fleurs rouges, à e'tam. rentes (i).
3. Pervenche {Vinca^ f. des apocynées ). parlons ailleurs des pervenches rampantes ; mais la P. de Madagascar est une des jolies plantes d'orangerie. Elle forme arbuste ; sa tige rouge se divise en rameaux nombreux , couverts de feuilles lisses du plus beau vert, et de fleurs presque en roue, dont la couleur est trèsvariée.
4. AUBERGINE. Une plante d'orangerie qui mérite encore d'être cultivée , à cause de la singularité de sou fruit, est l'espèce d'aubergine dite plante qui pond , parce que ses fruits ressemblent parfaitement à un œuf de poule. Nous en avons parlé dans la première Partie. \
Les six genres sut vans sont de taille moyenne,
1. Dl AN elle ( Dianelta t f. des asparaginées ). Cette plante est remarquable par sa tige tortueuse , de deux à trois pieds de haut , nue à la base , et garnie vers le haut de feuilles engainantes , dentelées finement , épineuses sur leurs bords ; ses fleurs sont d'un beau bleu et en parii cuits terminaux, elles paraissent dès le mois de mars. On multiplie cette plante de boutures, et par la séparation des pieds.
2. Gnaphale ( Gnaphalium , f. des flosculeuses ) , réunies aux Immortelles , à l'article desquelles nous avons, parlé des G. annuels. Quant aux espèces vivaces
^cariâtes , d'un rouge de capucine, avec cinq raies vertes dans le centre de la corolle.
Hémithome a feuilles d'ortie (H. urlicœfolius). Arbuste sous-frutiqueus ; tiges de deux pieds; feuilles ovales-pointues, persistantes ; de juillet en octobre, fleurs écartâtes , unicolorcs , plus petites.
(1) L'auteur ne parle ici que de la Mexie de Virginie ( Rhexia virginica ); mail on en cultive une autre espèce tout aussi intéressante : Bhexia veloutée ( R. bolosericea ) , du Brésil : à tige de trois à quatre jpieds, rameaux opposés, quadrangulaires ; feuilles o val es-cordif ormes;
4e Mrr* chaude" SUPwbe » 5^aIlde, » cn htllt P«knl* Celte espèce est
mmr
Wgerie. ai5 s seulement qu'elles exigent moins une bonne couverture , ■rr'ik**^ uton d'argent, oui supporte bien il^^tiats ; la plupart ont les Heurs jaunes *4rf ces fleurs conservent leurs couleurs inannées entières, espèce surnommée citrine , bouton d'or , se distingue par des feuilles très-fines, lancéolées et cotonneuses ; ses fleurs ont une odeur agréable.
Ces espèces , qui fleurissent ordinairement en avril , se multiplient de toute manière (i).
3. Caca lie ( Cacaiia, f. des radiées ) , belle fleur du commencement de Tété. La C. odorante atteint quatre pieds ; ses feuilles très-rudes sont portées sur de longs pétioles ; la C. à feuilles de laitron les a en forme de lyre et dentées; leurs fleurs, d'un aspect agréable et d'une odeur très- suave , sont blanches dans la première , et aurores dans la seconde. On les multiplie de semences et d'éclats au printemps. En bonne exposition , et fortement couvertes de feuilles, elles pourraient passer l'hiver en pleine terre.
4. Pissenlit ( Taraxacum , f. des semi-flosculeuses). Le P. en arbre est une plante qui se recommande par son port singulier , ses grandes feuilles en lyre et ses fleurs jaunes. On la multiplie très-facilement de boutures.
5. AnCTOTiDE ( Arctotis, f. des radiées ), appartient à la même famille et atteint la même élévatiou que les précédentes. Ce genre renferme plusieurs espèces d'ornement assez remarquables, entre autres les A. tricolore, laciniè , à grandes fleurs, 9 ose , etc. Toutes ces plantes ont des fleurs de couleurs vaiiées; mais ont les fleurs en lyre , crénelées , blanches et cotonneuses à leur surface inférieure. La tricolore a le disque des fleurs pourpre foncé; les autres l'ont jaune. Quant aux rayons, leur couleur varie du jaune au blanc , au violet , au rose , etc. On doit, les semer en terre de bruyère bien fumée , mais
(a) Les espèce! généralement cultivées tbnt : Gnapludiumjvtidum) margvritaçcum , orientale , tximim.
on les multiplie plus aisc'mcnt de bouture^ leurs pieds lors du depotement (i).
6. Marjolaine (Origanum, f. des labiées Gci plantes odorantes , à tiges carrées , fleurissent en juillet. On cultive peu la M. ordinaire peu apparente ; ses tiges et ses feuilles sont velues, ses fleurs blanchâtres et en épis courts. On recherche davantage la M. if Egypte, qui exige une bonne exposition l'été , et l'orangerie l'hiver ; elle est toujours verte , et ses feuilles en coquilles ont de la grâce ; mais ses fleurs rosées ont peu d'apparence.
7. Ancistre ( Ancistrum , f. des rosacées. ) Plantes à longues tiges, mais rampantes, souvent colorées en rouge. Les feuilles sont composées d'environ quinze folioles; les fleurs terminales et sphériques (a).
Enfin, les deux derniers genres atteignent six pieds , et appartiennent à la famille des apocynées ; ils ont entre eux beaucoup d'analogie.
1 . AsclÉpiaoe ( Asclepias ). Ce genre très-nombreux renferme beaucoup de plantes fort belles, à feuilles opposées | ovales, le plus souvent lisses, quelquefois couvertes de duvet. Les espèces les plus remarquables sont (3) :
L'A. incarnate , dont les fleurs, d'un rouge foncé et d'agréable odeur, sont disposées en ombelles serrées.
L'A. cotonneuse , dont la couleur des fleurs est moins
(1 ) Espèces cultivées : Aretotis rose a , maculât a , undulata , spinosa 9 çrandiflora , fastuosa , tiicolor.
(2) La Primevère de la Chine ( Priraula sinensis ). Plante charmante f cultivée depuis peu d'années , a fourni deux fort jolies variétés, l'oit* 1 1 fleurs blanches , l'autre double , à pélales crénelés et du plus beau lilas foncé. Ces plantes aiment une terre légère , et se multiplient d'éclats. On les cultive en orangerie ou en serre tempérée, si on veut le* voir fleurir dès février.
(3) Asclkpiaos. L'nsclépiade de Curaçao peut être avantageusement cultivée en serre chaude. On en possède encore plusieurs espèces intéressantes, parmi lesquelles nous citerons VAsclépiade tubéreuse ( A, tuberosa), à feuilles velues et lancéolées, fleurs d'un beau roiffce jatrané , en ombelle; orangerie. VAsclépiade a feuilles de saule { A. iruucosa), à tige de cinq à %u pieds , feuilles semblables à celles du SerrVte' , chc$» ea ombclI« 1 paraissant de juin en septembre.
^ORANGERIE. 2| m -r.-posîtion est la même ; ses feuilles W jTUges sont couvertes d'un duvet
SW^f*',I,,USrltc 1ue '« Présente, , -.îi^meurs son de couleur aurore , et disposées en ombelles plates au haut de la tige. '«postes ea
onU^l^T^' Vu'g%m««rt focyn soyeux, qui a ses tiges , ses feu.lles et ses fleurs cotonneuses Ccué espèce est/ort grande et du plus bel aspect ; elle eSt au si
«rL'^n? (Jpocjrrmm), ressemble beaucoup aux
ïcin^nT' T f e^<ne'™' s'élèv« Les Les"
accompagnée, de feuilles entières , ovales, sonlterminées
ELI ,b°UqUe,S Je Peti,CS blanches ou
rosées à points noirs, et très-singulières par leur con-
formatton ; elles ont même occupl beaucoup les bota-
m. es qui n ont pas encore bien compris leur structure :
celle des asclep.ades est à-peu-près la même. Nous ne
tenterons pas de la décrire à cause de sa complication!
,„nMrrP f ' CUrS renf«rment«n suc dont les mouches sont lre»-fnandes et qu'elles cherchent à pomper avec
leur trompe ; mais la fleur se contracte, SSL IZ vertu™ par laquelle la trompe avait pénétré se ferme , et la malheureuse mouche se trouve frise par l'instrument même qu, devatt servir à apaiser'sa faim : tous les efforts qu elle fait pour s'échapper ne font qu'assurer davantage sa perte, lie là ces plantes ont été nommées gobe.
aUmPe~mouchcs- I* Plus belle espèce est l'A.
Les plantes de ces deux genres se multiplient de semences sur couche ou seulement à bonne exposition mais mieux par les traces que leurs pieds fournissent
îles
(») [• Apocyn drnt,'- ( Apocynum renetum ) est une plante vivace des s ioniennes , dont la lige s'élève à trois pieds, et dont les feuilles ressemblent asses a celles du saule. Ses Oeurs , blanches ou rouieàtres paraissent en juillet et en août. » » s
■Apocyn gobe-mouebe (A. androscmifolium ). Plante ri»ace, traçante, de la Virginic.'fïges de deux pieds; de juillet en septembre Heurs petites, nombreuses, roses, fort jolies,
2l8 PLANTES V-*
presque toujours abondamment ; leurs A. ^ ■
commencement de l'été.
§. V. Des plantes vivaces aquatiques. .
Les végétaux remarquables par- leur beauté f que Ton peut employer pour l'ornement des étangs , des rivières et des lieux aquatiques ou très-humides, sont en petit nombre ; la plupart appartiennent aux premiers ordres de la classification naturelle du règne végétal , et principalement aux familles des souche ts , des graminées , des joncs , toutes plantes sans corolle, à fleurs très-peu ap-
fiarentes , et qui ne sont remarquables que par leur feuilage. Les genres suivans sont les plus dignes d'être cultivés ; quelques-uns même fournissent de fort belles fleurs , et leur mélange suffit bien pour l'ornement des eaux. Les gelées agissant bien plus sur les végétaux pion-
5és dans une terre humide que sur ceux placés dans 'autres circonstances , on ne peut guère cultiver dans ces endroits que des plantes rustiques , et qui ne sont vivaces que par leurs racines.
Pour les quatre premières familles, nous nous bornerons à une exposition sommaire des caractères qui servent h reconnaître les plantes qui leur appartiennent. Leurs espèces sont partout fort nombreuses, et le meilleur précepte à suivre pour le choix à en faire , est de multiplier les plus belles du lieu où l'on se trouve.
1. Les MassÈTES ( Thipœ ). Cette famille ne comprend que deux genres ; mais ils sont assez nombreux en espèces. En général , ces plantes croissent flans les eaux , atteignent une grande hauteur, ont les tiges florales fortes, et les feuilles allongées, étroites, entières, radicales ( voyez, pl. I, fig. 3 ). Les fleurs femelles sont séparées des mâles , mais sur la même tige , et toujours au-dessous. Elles sont disposées en épis ou globules trèsserrés, qui ressemblent à un duvet plumeux lorsqu'on les détache de la tige. Le genre massete a ses épis de fleurs cylindriques ; le genre ruban d'eau les a globuleux.
2. Souchets ( Cypéroïdes). On confond souvent les plantes de cette famille avec les joncs ; leurs espèces sont très- nombreuses dans chaque genre, et tres-répauducs.
[^AQUATIQUES . ai g
ssi très-fréquemment radicales, ^allongées, entières, engainantes , u- 3, souvent épaisses. Les ti^es ne sont pas fleurs sont ordinairement en panicules ter-
rRAMlNKES ( Gramineœ ) , famille la plus nomjreuse en genres et en espèces, la plus re'pandue à la surface du globe, puisqu'elle garnit tous les lieux où il y a de la terre végétale ; enfin la plus utile pour l'homme et les animaux. Beaucoup d'espèces fournissent des grains , des fourrages. Quant à l'emploi de ces plantes pour l'or-
méritent d'être cultiv¥es pour leur port élégant et leur belle verdure. On reconnaît les graminées qui ont beaucoup d'analogie avec les souebets à leurs tiges noueuses et articulées, et à leurs feuilles engainantes fendues Ion— gitudinalement ( voyez pl. I , fig. i ). Dans un jardin paysager le port singulier et la grande taille du maïs en rendraient quelques groupes agréables.
4. Jonc ( Juncus9 f. des joncs ). Ces plantes ont de l'analogie avec les précédentes , et appartiennent aux mêmes localités ; aussi elles sont de même très-propres à garnir les lieux qui avoisinent les eaux , tels que les bords des ruisseaux , les talus des étangs. II en exite dans
r les p
iportéei
de les faire croître avec quelque succès.
Nous décrirons spécialement les autres genres de plantes aquatiques , au nombre de sept.
1. Butome {Buiomus, f. des alimacées), vulgairement jonc-fleur, glaïeul aquatique , fort propre à décorer le bord des eaux. Ses tiges nues qui s élèvent jusqu'à trois pieds , se terminent vers le commencement de l'été par une vingtaine de fleurs rosées, disposées en ombelle et faisant beaucoup d'effet. Les feuilles sont graminées 9 droites et en forme d'épée , souvent panachées. On multiplie cette plante par la séparation des racines, a. PhORMIVM (f. des liliacées). Nous ne pouvons
passer sous silence , malgré la difficulté d< . u " "t cette plante aussi utile dans les arts , que propre à v. } les lieux aquatiques par ses feuilles nombreuses , en sabr sVlevant jusqu'à six pieds, et ses liges jusqu'à huit. Eue fournit une filasse extrêmement fine et d'une ténacité beaucoup plus grande que celle du lin et du chanvre. Il serait donc bien précieux de la naturaliser ; mais , dans l'état actuel , elle exige une bonne exposition et une forte couverture d'hiver. Elle est originaire de la Nouvelle- Hollande ; elle a fructifié à Cherbourg , et dans les jardins de M. Gillet de Laumont, près Paris (i).
3. PontÉdÉrie (Pontederia, f. des narcissées), plante a feuilles épaisses , en cœur , portées sur un lon^; pétiole qui ceint la tige- Les fleurs bleues en épi droit sortent de la dernière feuille. Cette plante est délicate et difficile à conserver en pleine terre ; on la multiplie de semences en éclats en pots remplis de terre tourbeuse très-humide.
4. NÉNUPHAR ( Nymphœa , .f. des morènes ) , Tune des plus belles plantes aquatiques , à feuilles flottantes. L'espèce indigène les a taillçes en cœur : ses tiges sont terminées par de grandes fleurs blanches à nombreux pétales ; les étamines très-apparentes soot d'un beau jaune. D'autres espèces ont les fleurs routes, jaunes, bleues, mais toutes fort belles , méritent d être recherchées. La plupart se multiplie sans difficulté , en jetant des racines ou des semences dans les eaux (2).
5. Lysimachje {Lysimachia, f. des lysimaehies ). Ces plantes sont presque toutes indigènes de pays plus
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(1) te Phormium tenace, ou lin de la Nouvelle-Zélande, ne peut $tre considéré, an moins en France , comme une plante aquatique. Il lui faut au contraire une terre franche, légère et chaude, à bonne exposition , avec des abris pendant l'hiver. Encore est-il plus sûr v sous le climat de Paris, de le conserver en orangerie. Nous ne pensons pas, quoi qu'on en dise, que jamais il puisse être de quelque utilité, «i ce n'est peut-être dans quelques parties du midi de la France.
(2) On cultive en baquet et en serre tempérée une très-belle plante àt ce genre, originaire des Indes. C'est le Nénuphar rouge ( Nympbaea rubra ). Ses feuilles sont d'un vert noirâtre en dessus, velues en dessous ; ses fleurs aussi grandes que celles du nénuphar blanc , sont d'ua beau rouge et paraissent en aûtft.
?£pïvTVACES AQUATIQUES. 321
-^"^'l110 'a France ! aus** '«ut naturalisation l^t-el.w pas été fort difficile. Il suffit de les placer en Sine te.re et de Us arroser fréquemment , si le sol n'est pas très— humide.
La L. vulgaire , dite aussi corneille , est même indigène ; elle garnit agréablement le bord des ruisseaux. Ses feuilles^&vales, étroites, sont le plus souvent opposées , au nombre de trois. Les fleurs sont jaunes , en roue , et disposées en bouquets terminaux : les tiges, qui s'élèvent à hauteur d'homme , sont traçantes; ce qui sert à reproduire la plante promptementet facilement.
Les autres espèces sont moins élevées ; les plus cultivées «ont la L. a feuilles de saule, dont les fleurs sont blanches
ainsi elles sont trèa-propres à décorer le voisinage des eaux.
6. MenyàNTHE {Menyanthus , f. des gentianes). Ces plantes, qui croissent dans les eaux même , doivent être employées avec les nénuphars, les massètes et quelques autres , à l'ornement des étangs , dont la complète nudité diminue l'agrément, en montrant à découvert l'art tourmentant la nature , tandis qu'il ne devrait jamais être que le bon emploi de ces moyens.
Deux espèces sont indigènes ;. l'une dite trèfle d'eau , aies feuilles divisées en trois folioles, concaves, et en— tières; les fleurs blanches forment un joli épi; l'autre, dite petit nénuphar , a les feuilles et les fleurs flottantes ; celles-ci sont jaunes et disposées en ombelles.
On cultive encore le M. à feuilles ovales, dont les tiges se divisent à leur extrémité en grappes de fleurs jaunes ayant la forme d'entonnoir; celle-ci demande l'orangerie l'hiver.
Les M. étant assez délicats , doivent être multipliés de graines on d'éclats placés dans de doubles vases. Celui où est la plante est rempli de terre , et entièrement plongé dans un plus grand , qu'on entrelient toujours plein d'eau.
J, BOLTONIA ( f. des radiées ) , belle plante à fleurs iaircs, qui croît très-facilement et ne demande pas
plant;
de soins. Ses feuilles , qui parlent presque directement, ont la forme rlH vert agréable et forment touffe ; les tiges i«> mais fermes, s'élèvent jusqu'à six pieds; elles pu. des fleurs à rayons bleus (i).
On peut encore placer dans les eaux , pour en décorer la superficie et en tirer quelque utilité , la macre (Trappa) ou châtaigne d'eau , dont nous avons parlé dans la première Partie.
§. "VI. Des plantes viv aces de bordures ♦
Nous avons déjà vu que plusieurs espèces de violettes 9 de primevères, de véronique 'S , de camomilles, qui s'élèvent fort peu et forment bien touffe , sont fort propres à servir de bordures aux plates-bandes, aux massifs, etc. Nous allons , dans ce paragraphe , parler de quelques autres espèces qu'on ne cultive que pour cet usage. Toutes doivent nécessairement être fort basses, très-rustiques, n'exigeant d'autres soins que ceux de la propreté ; on doit toujours les semer ou les planter en rayons, et il faut les renouveler souvent lorsqu'elles ne permettent pas de trancher leurs pieds pour mettre un terme à leurs envahissemens ; c'est une opération qui doit se pratiquer à-peu-près tous les trois ans.
Les fraisiers , plusieurs espèces de Oiyms , des ce— rais te s , des stellaires , la plupart des plantes potagères de fournitures , font encore des bordures plus ou moins jolies; nous en parlerons ailleurs plus en détail, ainsi nue du gazon , qui est employé pour le même objet. Nous dirons seulement que les fraisiers méritent surtout d'être distingués , et que les bordures de gazons ne se placent guère que pour ceindre les grands massifs et les bosquets ; on ne doit guère se servir de gazon semé , mais de la—
(2) On cultive, en terre légère et humide, deux espèces de c« genre.
Bottonie à feuilles d^astere ( Bottonia astéroïdes ). Ses fleurs, pelitej •t panic niées , sont à rayons Lianes et disque jaune. Bottonie h feuilles dt pastel( B. glastifolia). Ses fleurs sont grandes, à disque jaune , à rayons Mançs , quelquefois, teints de §ris de lia ou de pourpre.
^prtwSrîè gazon plaqué, qu'il faut au reste tondre et ' battre très- fréquemment.
Le buis est la plante la plus employée pour bordure , et son beau vert, sa lente croissance, lui font bien mériter ce privilège ; on doit dégarnir ses pieds au moins tous les quatre ans.
Enfin , le dernier paragraphe des plantes annuelles renferme la description de quelques plantes de bordures assez jolies, mais qui ont le désagrément de devoir être renouvelées chaque année.
Celles que nous allons mentionner ici , au nombre de sept , sont vivaces.
1. Bermudienne ( Sisyrynchium , f. des iridées ). Ces plantes ont l'aspect extérieur des gazons , c'est-àdire , des feuilles effilées, étroites , linéaires ; mais elles ont de plus les jolies fleurs des iris , accompagnées do spathes colorés. Plusieurs espèces demandent l'orangerie, mais elles sont si peu connues que nous n'en parlerons pas. Celles cultivées en bordures sont la grande et la petite , toutes deux à fleurs bleues : on les multiplie de semences et d'éclats de pieds, elles préfèrent l'ombre et craignent la sécheresse.
Les jacinthes, les safrans surtout, plusieurs iris et glaïeuls , peuvent encore être cultivés en bordures.
2. StAtice ( Statice , f. des dentelaires ) , fort jolies plantes pour former des bordures et des gazons de peu d'étendue , on les connaît sous le nom de gazon d'Espagne. La S. à tête , dite œillet de Paris, a les feuilles allongées, étroites , fort nombreuses et formant touffes , desquelles sortent des tiges droites, terminées par des bouquets de fl eurs rouges, quelquefois blanches , la S, de Tartarie a les fleurs moins foncées en couleur , accompagnées de bractées et sortant d'un calice de couleur blanche. Ces plantes se multiplient de semence %t d'éclat. Les larves des hannetons leur livrent, plus qu'à toute autre plante , une guerre à mort.
On connaît encore plusieurs espèces de statices , mais qui exigent l'orangerie , entre autres la S. de Barbarie, à fleurs violettes et à feuilles couvertes d'une légère pous-. sière blanchâtre ; la S. à larges feuilles, et la S. tnafi-* fime. à nombreuses fleurs violettes ou bleues.
3. AndrosACE (Androsace, . viennent fort bien dans les terrains pi^ y former des gazons qui , vers la fui du pn. maillent d'une multitude de petites fleurs; le* . sont rudes, étroites, semblables à celles du gazon ormnaire , mais plus petites, comme toute la plante. Les tiges courtes portent quelques fleurs en ombelles, ordinairement blanches. Cependant l'A. couleur de chair les a rouges et plus grandes; elles semblent reposer sur le gazon. Ces plantes sont originaires des Alpes; on les multiplie de graines (1).
4» Hyssope ( Hyssopus, f. des labiées ). Ces plantes , toujours vertes , présentent beaucoup de variétés qui se reconnaissent aux différences des feuilles et des fleurs; leurs tiges sont toujours carrées, et ne dépassent guère quinze pouces ; elles sont assez souvent colorées ; les feuilles sont entières, longues, minces, d'un beau vert ; les fleurs en épis terminaux , le plus souvent blanches y quelquefois rouges: ces plantes, peu délicates sur le choix du terrain et de l'exposition , se reproduisent aisément de graines; mais, pour être certain de la conservation des variétés , on préfère quelquefois les reproduire de boutures , marcottes ou éclats de pieds.
5. Erine ( Erinus , f. des personnées ). L'espèce des Alpes , la seule cultivée, est une jolie petite plante , d'un bon effet en gazon et en bordure ; ses tiges ne se divisent pas , sont velues , et atteignent six pouces; ses feuilles , également velues , sont creusées et relevées en spatules ; elle fournit abondamment , et de très-bonne heure , des fleurs roses en grappes à l'extrémité des tiges ; elles préfèrent une terre un peu humide et à l'ombre. On peut les multiplier de racines , mais il est plus commode de le faire de graines semées en place*
6. Pâquerette ou Marguerite ( BeUis , f. des îadiées). Cette plante est une des plus jolies en bordure;
(i) Trois espaces de ce genre sont cultiver 5 : i° Androsact blanche ( Androsace laclea ); à fleuri blanches , jaunâtres en dedans , parais- «anten juin; a* Androsace velue ( A. villosa); fleurs blanches, à calfco *«lu, paraissant de juin en août; 3? enfin V Androsace carnée (A. caroc* ) , dont parle l'auttur.
r^^^-Kj^^ vtvaces dk bordures. %i%
' j^f^pèce cultivée n'a pas de rajons à ses fleurs ; ses feuilles J ont le collet de la racine pour point de départ , ainsi que * les tiges déliées , terminées par une petite corbeille de fleurs, remplie d'une multitude de petits fleurons , souvent de couleurs mélangées , mais toujours des plus vives. Une des variétés les plus agréables , et en même temps fort curieuses , est celle dont les folioles du calice se dé—
le
vcloppent en pédoncules terminés par une petite fleur toute pareille à la principale ; rien de plus joli que cette mil me fleur , entourée d'une multitude d'enfans , ayant tous le même air de famille , et groupés autour d'elle comme autour de leur nourrice.
On doit multiplier la pâquerette par la séparation des lieds ; par la raison qu'il faut tous les deux ans au moins , les relever et les recouper , sans qtfoi la plante dégénère.
Œillet— MlGNONETTE ( Dlanthus , f. des caryopbyllécs). L'une des bordures les plus agréables est celle formée avec cette plante, dite mignonnette , mignardise, œillet de plume; on en compose aussi de jolies touffes trés-épaisses ; elle s'élève peu; ses tiges sont noueuses et glauques, ainsi que ses feuilles, opposées, étroites, pointues ; ses fleurs présentent une multitude de charmantes variétés que nous n'essayerons pas de décrire ; mais toutes sont à pétales très- découpés , et embaument l'air de l'odeur la plus agréable. Un soi Léger % sec, bien exposé , riche en sucs nourriciers, leur convient ; on doit les renouveler de temps en temps ; on les multiplie de graines , ou mieux par le déchirement de leurs pieds au printemps , ce qui est toujours nécessaire , au moins tous les trois ans , pour rétablir la forme des bordures et des touffes (i).
L'O. en gazon, à tiges beaucoup plus courtes , à fleurs pourpres violettes, s'emploie au même usage , mais est moins riche en fleurs. 11 est indigène des bois secs et des bruyères.
Nota. Plusieurs plantes vivaecs, appartenant à des
(i) On possède une charmante variété de cette espèce , la Mignardise couronnée , à fleurs plus grandes , d'un pourpre foncé à la circonférence. Elle est un peu plus délicate «pie son type , et exige quelque* foins»
genres de plantes annuelles et bisannuelle * crtles : nous y renvoyons ; telles sont notant* ride vivace , le pavot du levant , le soleil vivace , , tier de Saint-Jacques , le delphinium vivace , la campu mile dorée , les onagres roses et frutiqueuses, la cynoglosse argentée, etc. etc.
SECTION IV
DES PLANTES A RACINES OU TIGES CHARNUES : OU DES PLANTES BULBEUSES, TUBÉREUSES ET GRASSES.
Cette section renferme des végétaux qui semblent, par la texture particulière de certains de leurs organes, s'éloigner des autres plantes , et devoir former plusieurs familles spéciales dans la classification naturelle ; car ces changemens partiels d'organisation en produisent de plus importans, soit dans le mode de propagation, soit dans le mode de développement de ces végétaux , et nous regardons ces modifications comme plus que suffisantes pour baser l'établissement de quelques familles naturelles , malgré que des différences dans les organes de la fructification ne viennent pas s'y joindre. Cependant, jusqu'à présent , les botanistes ^ paraissent n'avoir tenu aucun compte de ces caractères importans , et ils continuent à réunir dans une seule famille les groseilliers et les cactiers , les hortensia et les saxifrages ( i) ; aussi les
fiarlisans des classifications artificielles font-ils de ces vices c texte continuel des reproches qu'ils adressent aux familles naturelles, et s'en appuyent-ils pour soutenir l'impossibilité d'une méthode vraiment basée sut la na-
( i ) Auiourd'hiri , et même à l'époque où M. Bailly écrivait cet ouvrage , les groseilliers se plaçaient dans une famille des grossulariées f les cactiers dans une seconde famille des cierges; les saxifrages dans une troisième famille des saxijragêes , etc. Du reste , dans un ouvrage purement d'horticulture , comme celui-ci , il est fort inutile que l'auteur «oit rigoureusement initié dans l'histoire des familles naturelles. L'es- «entiel n'est pas d'être un grand botaniste , mais un bon cultivateur f «t , en ce dernier point , on n'a que peu de reproches à (aire à l'élève «u savant M, Thouin.
lNUES. 237 Sis des êtres (i). Quoi qu'il en soît , c'est ces considérations purement théoriques ; iOus de dire que , pour la facilité de la descrip— de l'élude , et surtout de la culture des végétaux de cette section , nous parlerons séparément des plantes bulbeuses , des plantes tubéreuses et à griffes, et enfin dei plantes à tiges charnues.
De tous les végétaux cultives ceux-ci sont les plus délicats , et ceux qui exigent le plus de soins; un grand sombre d'entre eux sont exotiques et de plus particuliers à certaines sortes de terrain ; une culture très-minutieuse est nécessaire pour assurer leur conservation et empêcher leur dégradation. D'autres , en plus grand nombre que dans toute autre section , doivent leur naissance à la seule culture , et sont tout-à-fait des végétaux domestiques. Des précautions non moins rigoureuses sont indispensables pour faire conserver à la plante les qualités qu'elle doit à l'éducation et à la civilisation , si l'on peut s'exprimer ainsi , et prévenir son retour à l'état de nature.
Nos observations générales sur la culture de ces plantes seront fort courtes , par la raison qu'elle sera suffisamment détaillée à l'article des genres les plus importans, et qu'il sera facile d'en faire l'application aux autres ; ces principaux genres sont , pour les plantes bulbeuses , les tulipes , jacinthes et txia. Pour les plantes à griffes , les renoncules et anémones , et pour les plantes charnues, les cactiers ,jicoïdes et agaves. Nous nous bornerons ici
mr "T. — r
(2) S'il nous était permis d'exposer avec quelque détail les principes et le but des classifications naturelles ; si nous pouvions nous livrer à quelques considérations physiologiques sur la structure des végétaux qui nous occupent ; s'il nous était permis de développer tout» l'importance d'une organisation qui donne lieu au développement da germes aussi singuliers qoe les soboles et même que des caïeux, et produit dans certains végétaux un mode de nutrition tout aérien ; s'il nous était permis enfin de faire pressentir les conséquences chimiques et physiologiques qui peuvent en résulter , peut-être parviendrions - nous , en faisant davantage sentir l'importance relative des organes t à faire cesser quelques-unes des incohérences que l'on rencontre dans la méthode naturelle , incohérences qu'un savant bo-» taniste a bien indiquées , mais sans tenter d'y apporter une réforme. Je m'arrête , caria nature de cet ouvrage interdit toute digression d« tetic nature. Note de l 'Auteur*
à ce qui peut s'appliquer aux espèces dont4a culture es* la plus simple, .
La multiplication des végétaux des deux premiers paragraphes ne se fait que par le moyen des semis et des racines , et celle des végétaux charnus , de toute façon , mais plus facilement de boutures ; car, pour ces derniers, il suffît presque toujours de mettre en terre un fragment de rameau ou une feuille , pour reproduire une nouvelle plante.
Quant aux autres , nous ferons observer que le m?Jen des semis ne sé pratique que le plus rarement possible , les jeunes plants qui en proviennent ayant une croissance très-lente , et ne donnant souvent des fleurs qu après plusieurs années. Généralement, c'est par le moyen des caïeux , des rejetons , des racines et des tubercules coupés ou séparés , qu'on multiplie ces végétaux. Ces procédés réunissent les avantages de promptitude et de facilité. Les plantes bulbeuses fournissent aussi des soboles, sorte de germes de racines qui se développent sur les tiges (i) ; mais, lorsqu'on veut obtenir de nouvelles variétés, gcnrc de plaisir ou de spéculation qui a ses avantages , il est indispensable d'employer le mode de semis.
Le nombre des plantes à tiges et feuilles charnues, vulgairement appelées grasses , qui peuvent se cultiver en pleine terre dans nos climats, est fort borné ; la plupart réclament l'orangerie ou la serre, et doivent être mises en vases ; ordinairement les vases n'ont pas besoin d'avoir une grande capacité relative à la plante qu ils contiennent, la terre n a pas besoin d'être très-substantielle , et les arroseraens ne doivent pas être trop considérables ; ces plantes paraissent se nourrir principalement par l'absortion aérienne , faite abondamment par leurs tiges et leurs feuilles charnues et poreuses ; «es expériences prouvent quelles font , pour ainsi dire , 1 office d'épongés. De pins , on remarque que f dans leurs climats
(i) Les soboles ne sont point des germes de racines, comme dit notre auteur, mais des germes , des bourgeons non développés, susceptibles de s'enraciner quand ils se trouvent placés dans des circonstances favorables.
trouvent
toujours dans les condans les sols les plus ingrats, et ux où il ne croît aucun autre végétal. FHT'que le cierge du Pérou est , avec raison , loïnmé Y arbre du désert; c'est ainsi que les sedons vermiculaires et des toits , deux plantes grasses de notre pays, croissent sur les rochers et les murailles.
Parmi les plantes bulbeuses et tubéreuses , un asser,
Srand nombre demeure en pleine terre , et n'exige pas 'autres soins que les plantes vivaecs ; tels sont la plupart des lis , des iris, des narcisses, etc., etc. Leur place dans les jardins est alors indiquée, comme pour toutes les autres plantes, par leur taille, leur aspect , leurs couleurs , l'époque de leur floraison ; toutes, en général, sont fort belles et remarquables , également par leur feuillage , leur port et leurs fleurs (i).
Mais , beaucoup d'autres espèces , parmi lesquelles on distingue surtout les jacinthes , tulipes , renoncules et anémones, demandent des soins spéciaux. Le plus souvent, pour conserver les ognons ou bulbes des unes , et les griffes ouj>attes <les autres, il est nécessaire de les retirer de terre chaque année pendant un certain temps ; on les conserve alors dans des vases, des cornets, des boîtes, des casiers ou sur des tablettes , dans un lieu ni trop sec ni trop humide , à Pabri des insectes. L'époque où ces plantes se reposent ainsi n'est pas la môme pour toutes ; mais c'est toujours aussitôt ajprès que leurs feuilles et leurs tiges sont fanées, ce qui arrive après la floraison, qu'on doit les retirer de terre; les unes se replantent au printemps , les autres à l'automne , et alors elles exigent ordinairement des précautions contre les gelées, et quel-
Suefois contre l'humidité. On a de plus , en terre , à les éfendre des attaques de plusieurs animaux qui sont pour elles de dangereux ennemis. Chaque individu doit être marqué et numéroté exactement pendant sa fleur, et
(i) Néanmoins, les variétés bulbeuses de lis, d'iris, «le narcisses , etc. , dégénèrent assez rapide m eut si on laisse leurs ognons en terre pendant pins de dtu* années consécutives. Pour les conserver franches,, il faut les déplanter tous les deux ans , comme on fait des tulipes e( jacinthes.
a3o PLANTES
conserver son numéro dans le casier, afin qu'il puisse être reconnu au moment où il sera replanté , et reçoive , en conséquence , la place que lui assigne le bon goût ou la volonté de son propriétaire.
Rarement on cultive ces espèces disséminées dans les parterres ; mais on en forme des planches, des platesbandes ou des corbeilles entières, qu'on nomme parcs de choix , dans les lieux du jardin les plus apparens, et où le luxe doit s'étaler avec plus de pompe et d'éclat. On les cultive encore en pots ou vases dans les jardins sur des gradins, ou dans les appartemens, soit en terre , soit simplement avec la racine plongée dans l'eau. Rien de plus beau que les corbeilles remplies de ces plantes : elles semblent d'énormes bouquets mélangés des couleurs les plus vives et les plus variées, et Ton pourrait dire avec justesse que ce sont des bouquets artificiels ; car lama-» leur, en mettant en terre ses ognons ou ses paltcs , sait à l'avance quel port* quelle forme, quelle couleur, aura chaque plante et chaque fleur qui en proviendra.
Enfin , ce sont ces plantes surtout qui ont tant exercé le talent et donné tant d'extension à l'art du fleuriste ; c'est le prix excessif que Ton a mis à leur rareté, c'est l'ambition de posséder une espèce unique , qui a fait remarquer leurs moindres qualités, comme leurs moindres défauts , avec une minutieuse attention. INous répéterons ici , à la gloire du siècle et comme une preuve de la renaissance du bon goût , que ce luxe effréné , cette mode bisarre , cette manie ridicule, est presque enticrerement abandonnée , ou au moins restreinte dans des bornes que ne saurait blâmer l'admirateur des beautés de la nature.
Pour bien dire , toutes les plantes de cette section sont clignes de remarque ; cependant on doit préférer, comme de belles plantes peu délicates , les tulipes, les jacinthes , les fritillaires% les lis, les scilles, les asphodèles, les, narcisses, les amaryllis , les iris, les glaïeuls, les sa~
frans, les orchys , les renoncules, les anémones, les hemerocalles; les dahlias, les aloès; les agaves, les saph
f rages, les cactiers , les ficdides , etc.
es plantes à bulbes ou ognons.
bcset ognons sont des renflemens charnus, naà certaius végétaux , presque toujours de forme arrondie , qui se trouvent placés immédiatement au-dessous du collet de la racine (i) , et à la base desquels sont attachées les racines. Nous n'entrerons dans aucun développement sur la nature et les fonctions de ces organes , et nous dirons seulement que les uns sont simplement une substance charnue contenue dans une enveloppe , que d'autres sont formés de tuniques superposées les unes aux autres , enfin que d'autres sont composés d'écaillés charnues , groupés ensemble. La tulipe donne un exemple des premiers , Yognon du second , et le lis du troisième.
Les excroissances que produisent la plupart des plantes bulbeuses , et que Ton nomme càieux , servent à les multiplier : ce sont des corps semblables à la mère bulbe , et qui , comme elle , réunissent tous les organes nécessaires pour produire une plante nouvelle. Ce moyen est beaucoup plus expéditif que celui des semis , et, en même temps , il assure la conservation des variétés ; il est donc préférable à tous égards.
Trois familles naturelles, désignées par les noms de lit l'accès , narcissées et iridées , à cause de l'analogie des plantes qui y sont renfermées avec les lis , les narcisses et les iris , contiennent la plupart des plantes bulbeuses. Elles nous serviront donc de divisions secondaires, et nous réunirons, dans un dernier groupe, les végétaux bulbeux qui n'appartiennent pas à ces familles.
i.o Plantes bulbeuses de la famille des lit lacées.
Cette division comprend quinze genres.
Commençons l'élude des plantes bulbeuses par celles de deux genres dont les jardiniers-fleuristes ont tiré un
d'tme nouvelle tige.
si grand parti , en exploitant la manie de certains ama-i teurs. Ce sont particulièrement les fleuristes hollandais qui ont multiplié à l'infini les variétés des tulipes et des jacinthes , et en ont propagé le goût dans presque toute l'Europe, Chez eux, la fureur de ce commerce était poussée à un tel point, qu'il devint un instant une des plus importantes spéculations de la Bourse : chacun , souvent sans posséder un seul ognon , comme maintenant sans posséder une inscription de rente, jouait des valeurs immenses sur la qualité d'une tulipe ou d'une jacinthe; mille gens quittaient leur état pour tenter la fortune par un moyen aussi séduisant; enfin, pour donner une idée de cette folie et du danger qui en résultait, il suffira de dire que les Etats-généraux de Hollande se crurent obligés, dans l'intérêt public , d'arrêter ces excès par des lois formelles.
Heurusement nous n'avons pas à déplorer maintenant de tels égaremens de l'esprit humain , et à peine cette année un ognon a-t-il été vendu 3oo fr. , encore cet exemple est-il rare; car on peut avoir une fort belle collection d'ognons français ou hollandais , si elle est un peu nombreuse , au prix de trois fr. la nièce environ ; mais il a rappelé aux fleuristes de bien doux souvenirs et il a flatté bien des espérances que , pour l'honneur de notre siècle , qui raisoune et calcule , nous osons croire mal fondées.
La culture des tulipes et des jacinthes , si importante pour leur conservation , ne présentant pas de différences essentielles ,' et demandant un certain développement, sera exposée simultanément pour ces deux plantes , après la description de leurs caractères et de leurs qualités; mais nous n'entrerons dans aucune discussion sur leur
végétation et sur les fonctions de leurs racines , et nous n'aborderons pas ces questions délicates dont les solutions opposées sont également soutenues de noms imposans, et que nous ne rendrions peul-élre que plus embarrassantes, en essayant de les résoudre à notre tour selon notre opinion particulière (i).
(i) Nous attendrons le résultat de nouvelles expériences plus décisives. Pourtonnaftre les opinions diverse* , voyei les articles de Ro*ier,
^TVrUtlPE ( Tuli'pa). Plantes à bulbes charnues , arrondies à la base, et pointues au sommet , à enveloppe d'une couleur brune , plus ou moins fonce'e. Du centre sort une tige droite , nue , forte , nommée baguette , accompagnée de quelques feuilles lancéolées, entières, sans pétioles. La tige , dont la hauteur varie selon les espèces et variétés , depuis trois pouces jusqu'à deux pieds au moins , porte une fleur unique , imitant un vase y ayant six divisions profondes, diversement colorées.
L'espèce la plus recherchée est celle dite des fleuristes, ou de Gessner. Lorsqu'on ne la cultive pas en amateur 9 elle ne réclame pas grand soin , non plus que les autres espèces. Parmi celles-ci , on ne cultive guère que la T. de Cels , à feuilles étroites et à fleurs jaunes; la T. de l'Ecluse, dont les divisions de la fleur, presque toujours blanche , sont fort allongées , et la T. du duc de Thaï, très-petite , très-précoce , formant de jolies bordures, à fleur odorante, de couleur rouge, mélangée de jaune (i).
Mais revenons à la tuiipe des fleuristes. Ces plantes, pour mériter l'attention aes fous- tulipiers 9 c'est ainsi
dans ion Dictionnaire in-4°; ceux de M.Feburier daos le Nouveau Cours d'Agriculture , et le Traité des Jacinthes , de M. de Saint-Simon , x vol. in-4*-
Note dt V Auteur.
(i) Les tulipes sont toutes de cb armantes fleurs , et tontes les espèces sont cultivées avec soin par les amateurs. Telles sont les suivantes : • ^
Tuiipe saueage ( Tulipa sylvestris ) ; hampe de dix-huit pouces ; fleura jaunes , à pétales pointus , paraissant en avril. Variété à fleurs très-* doubles. Plante agréable par sa précocité.
Tuiipe galliquc ( T. gallica ). Fleurs plus petites que |a précédente , vertes en dehors , odorantes.
Tulipe œil du soleil ( T. oculus solis). Hampe haute ; fleurs d'un rouge éclatant , les pétales marqués à l'onglet d'une large tache pourpre foncé entourée d'un cercle jaune. ,,
Tulipe turque ( T. acuminata ). Cette tulipe , connue par les jardiniers sous les noms de dragone t flamboyante ^ et Mont-Etna, offre trois variétés : x9 A fleurs blanches et pétales très-longs et festonnés; a9 à fleurs d'un rouge de laque; 3Q à fleur ; rouges , jaunes à la base. Elles ont le défaut d'avoir la nampe un peu faible.
Tulipe bossuelU ( T. rainjj$o;>et.'ila ). Fleurs étranglées au milieu, à pétales jaunes ou blancs $ avec des lignes très-rouges. Toutes se cultivent comme la tulipe des fleuristes.
qu on nomme les vrais amateurs , sieurs qualités. Leur lige ou baguette d'un beau vert; le vase que forme la fleu.. hauteur et sa largeur , être proportionne' à K la tige ; ensuite , la fleur doit avoir ses division!» dies à leur partie supérieure , ne se déversant ni à ut*, ni à gauche , assez fortes pour durer quelque temps , et résister à l'action du soleil et de la pluie , enfin bien entières. Quant aux couleurs, les tulipes qui en réunissent trois sont les plus estimées ; mais on ne rejette pas celles qui n'en offrent que deui ou même une seule, pourvu
Îu'elles soient dans tous les cas vives, pures ettranchées. ies panachures nombreuses, de couleurs très-opposées , semblables en dedans et en dehors, imitant des broderies, sont les qualités les plus recherchées; mais il n'est pas toujours facile de les obtenir , ni même de les conserver bien exactement.
On possède des variétés de tulipes à fleurs doubles , mais elles sont peu estimées. Les simples se divisent d'après leurs couleurs , en fonds blancs, quand elles n'offrent aucune teinte de jaune ni dans le fonds , ni dans les panachures , et en bizarres , quand elles offrent cette teinte. Les nuances secondaires servent à désigner les principales différences , et ensuite les variétés reconnues par les fleuristes et les amateurs , sont désignées par dos noms arbitraires, souvent mythologiques et historiques , et auxquels même ils attachent souvent une idée de rapport entre les qualités prétendues de la plante , et celles du personnage dont elle a reçu le nom. Celui qui a le bonheur d obtenir une nouvelle variété la baptise selon son goût, et la produit bientôt sous ce nom dans le monde tulipier. Il en est de même , à cet égard , des jacinthes , des anémones et des renoncules.
Les tulipes se cultivent presque toujours en planches , dont les localités ou le nombre des ognons limite retendue. On les y place ordinairement en lignes parallèles , à six pouces de dislance les unes des autres , et au nombre de sept dans le sens de la largeur de la planche. Le sol de ces parcs est plat , mais on dispose les tulipes graduellement d'après leur élévation , jusqu'à la ligne du milieu! où sont les plu> hautes ; ce caractère nous semble
bulbeuses. a35 plus essentiel h noter qua tout autre. En gênerai , la tulipe n'est pas très-difficile sur la composition du terrain ; il suffit qu'il soit un peu léger , et celui des jacinthes lui convient beaucoup. Nous en parlerons plus lias. Remarquons, en outre, que leurs ognons et leurs fleurs craignent beaucoup moins les gelées.
2. Jacinthe ( Hyacinthus) plante à bulbe composée d'écaillés superposées , d'autant plus nombreuses que la plante est plus âgée , et dont les feuilles larges , légèrement divisées , d'un beau vert , ne sont que le prolongement. Les racines charnues, Manches, assez grosses , s'attachent à un même point , à la base de l'ognon.
Outre l'espèce des fleuristes , on cirltivc encore la J. musquée , agréable par son odeur , à épi serré de fleurs globuleuses , de couleur rougeAtrc, la J. panicule'e, assez élevée , et d'un aspect charmant. On doit encore multiplier dans les bosquets la J. (les bois , à feuilles linéaires étalées , à fleurs bleues , qui se multiplie facilement de graines , sans aucun soin (i).
L'espèce la plus importante a connaître , surnommée orientale, paraît, ainsi que la tulipe, originaire du Levant; mais toutes deux, depuis leur importation en Europe , ont éprouvé bien des transformations. La jacinthe particulièrement fournit, par ses diverses variétés de couleurs, toutes les nuances du prisme. Voici les. principales qualités que les amateurs exigent délies; mais on jugera des minutieux détails qu'il faut considérer, en sachant que les jardiniers hollandais de Harlem , qui ont établi ces caractères, comptent au-delà de deux mille variétés distinctes.
La tige de la jacinthe doit d'abord être droite, assez forte pour soutenir le poids des fleurs, et formant une
(i) Outre ces espèces, on cultive encore le* variées dites blanc dè montagne, blanc de Vitry , jacinthe de mai , dont ou fait de très-jolie* bordures. En espèces, on a les
Jacinthe améthiste ( H. amethystinus), a hampe courbée au sommet ; à fleurs petites , presque cylindriques , d'un joli bleu améthiste.
Jacinthe étalée. ( H. patulus ) ; à hampe ayant un peu moins d un
Eied, à fleurs grandes, odorantes, horizontales, bien ouvertes, d un leu tendre. On les multiplie toutes deux de c*ïeux que l'on sépare tous les deux ans.
a36 PLANTES pyramide en bouquets bien proportionnée. * doivent dire d'un beau vert , et ne pas s'étaler les fleur* doivent être à pétioles inégaux , d'autant me* longs qu'ils approchent plus de l'extrémité de la pyramide , au nombre de dix à vingt environ , disposées horizontalement, afin d'exposer aux regards l'intérieur de la corolle. Quanl a la forme , on exige que les fleurs soient courtes, larges et bien garnies dans les espèces doubles; enfin, on veut des couleurs pures, vives^ et tranchées. Mais souvent ce n'est pas tout encore : les jacinthes étant cultivées dans les appartenons, sur des vases faits exprès , qui laissent l'ognon à découvert , et reçoivent seulement les racines, afin qu'elles puissent baigner dans l'eau , les amateurs veulent que l'ognon soit propre, lisse et d'une forme élégante. Mais ces qualités tiennent aux variétés , les unes les possédant toujours t d'autres jamais. Quelques cultivateurs distinguent les jacinthes en simples , semi-doubles , oui sont encore fécondes ; doubles y qui offrent comme deux fleurs simples Tune dans l'autre ; et enfin quadruples ou pleines ; mais les Hollandais les divisent seulement , comme les tulipes , en simples a doubles; puis d'après les couleurs dominantes, puis par des noms arbitraires.
Culture des jacinthes et des tulipes. Nous avons déjà dit que les tulipes n'exigeaient pas une terre très-difficile à composer; il en est tout autrement des jacinthes , et les jardiniers hollandais paraissent seuls posséder le secret, ou le sol propre à tormer une terre qui développe toutes leurs qualités ; aussi font-ils de leurs o-nons un commerce immense et très-lucratif. Ce q^ui rend la composition de cette terre plus difficile, c est qu'elje doit varier en raison de la température, et surtout de l'humidité , la jacinthe craignant la sécheresse , et en même temps les arrosemens. Aussi a-t-on fait l'essai de mille terres , et aucune n'a donné des résultats tout-à-fait satisfaisans. On peut dire, en général, que les jacinthes demandent un sol très-meuble , léger et riche ; en conséquence, on paraît adopter, comme le çlus propre à notre climat , et en même temps comme celui qui se rappioche le plus de la terre des Hollandais , un mélange d'environ deux parties de terre de bruyère ou de sable doux, trois
BULBEUSES. a3; parties de bouse de vache bien consommée , et une partie de tan ou de terreau de feuilles , également à un degré de décomposition très-avancé. On mêle bien le tout , on en fait un tas, et , lorsqu'on veut planter ces ognons de jacinthes ou tulipes, et composer les planches destinées à former les parcs , on creuse le sol de quelques pouces , on le couvre d'une couche d'environ quatre pouces du mélange , on place ces plantes en carrés alignés , à six
Eouces les unes des autres , et on les recouvre d'une semlable couche de terre préparée , que l'on passe au râteau , et qui se trouve alors relevée de quelques pouces. L'expérience a prouvé qu'il était bon d'incliner un peu la tête des ognons vers le nord , et la base vers le midi.
L'époque de la plantation des ognons est le commencement de l'automne : ils ne craignent que les froids assez vifs pour geler la terre jusqu'aux racines , et c'est alors seulement qu'on doit couvrir les planches de litières , de feuilles , de paillassons , de même que dans les cas où des gelées s'annonceraient, lorsque déjà les feuilles et les tiges commencent à se montrer. Des abris sont également nécessaires lors de la floraison, et pour la prolonger. Ceux qui nous paraissent préférables sont des toiles ou des nattes tendues et soutenues par des piquets , et qu'on peut incliner ou retirer facilement. De grandes
E récautions sont encore nécessaires pour préserver les ulbes des attaques des rats et des souris, et les jeunes plantes de celles des limaces; le meilleur moyen d'arrêter celles-ci est de couvrir le sol des allées environnantes dt débris de coquillages tranchans qui les blessent : on peut même en répandre en petite quantité sur le sol des planches.
A mesure que la floraison approche , on examine la force des tiges ; et , si on s'aperçoit qu elles auraient de la peine a porter les fleurs , on les soutient par de petites baguettes en fil de fcry auxquelles on les attache avec du fil vert.
Le moment de la fleur arrivé , l'amateur est vraiment amplement dédommagé de ses soins et de ses peines. Quel plaisir, chaque malin, de consulter l'état de sa planche , d'y admirer ses richesses ! Quel peintre pourrait rendre l'éclat, la variété des couleurs, qui de toutes
parts t éblouissent les yeux? Qui pourrait décrire les. formes, les nuances de ces fleurs , de ces vases, tous semblables et tous différens ? C'est alors que l'amateur se promène , son catalogue à la main, note exactement ce qu'il a gagne' , ce qu'il a perdu , les changemens que chaque plante a éprouve's. Ici, l'invincible Hercule a subi une défaite; plu* loin , la chaste Lucrèce a fait un faux pas. La , le modeste Aristide élève sa tète au-dessus du fier Alexandre. Aucun de ces accidens ne lui e'chappe ; il s'avance en juge dispensateur de la vie et de la mort ; les unes sont marquées d'une croix : leur jour fatal ap—
firoche : les autres réunissent à ses yeux de brillantes quaités ; il les décrit avec plaisir; il les nomme si elles lui semblent nouvelles; de grands soins seront leur récompense. Enfin , il rend à toutes justice selon leur mérite , et, quelquefois, selon ses opinions; heureux quand le caprice et l'arbritraire ne dominent pas ses jugemens souverains ! Quelquefois il distribue des grâces : il permet à une plante condamnée d'être seulement reléguée dans les plates-bandes des parterres; si clic est jeune , il lui accorde une nouvelle épreuve. C'est ainsi qu'il trouve les
{"ournées trop courtes , accablé par les devoirs de ses tautes fonctions.
Cependant le temps presse; bientôt les fleurs se flétrissent, la tige se courbe , les feuilles se fanentet jaunissent ; tout doit être préparé pour changer les ognons de demeure. Un casier, en rapport avec la planche et avec le cataloguef les reçoit alors pour les conserver jusqu'à la plantation. Avant de les y placer, on détache adroitement les feuilles; mais, quant aux racines et caïeux , et à la terre qui tient fortement, s'ils ne tombent deuxroémes, il pourrait être dangereux de les arracher : on laisse le casier quelques jours exposé à l'air , pour enlever l'humidité extrême des ognons , mais sans les placer au Soleil ; ensuite il est rangé dans une pièce bien sèche. Si on veut ne pas replanter ces ognons à l'automne , et les conserver pour le printemps, afin d'avoir la fleur vers le milieu de l'été , il faut les stratifier avec du sable bien sec.
Pour faire voyager les ognons sans inconvénient, oa doit les envelopper de papier, et les assujettir dans fi*
BULBEUSES. aîo,
noîte en les remplissant de son , afin d'éviter tout frottement. Dans tous les cas , c'est au moment de la plantation qu'il convient d'enlever la vieille terre , ainsi que les racines qui ont pu restera Rognon , et les caïetix.
Enfin , pour jouir des fleurs de jacinthes au milieu d# l'hiver , on les cultive encore en pots , ou sur des carafes remplies d'eau légèrement sale'e ou charbonnëe , que l'on place sur les meubles dans les appartemens. On place aussi de plus pelits ognons dans des navets, des carottes, des betteraves , creuse's adroitement, et remplis d'eau f
Îu'on suspend avec des rubans aux cheminées ou ailleurs. ,'ognon s'y développe , et en même temps la racine potagère fournit de petits jets de racines, mais <jui , rencontrant l'air au lieu de la terre , en verlu des lois de l'organisation végétale , se changent bientôt en feuilles , se relèvent et entourent la plante bulbeuse. Mais une disposition charmante , c'est de former un lustre de ces pfantes, c'est-à-dire de les mettre dans un vase percé de tous côtés ; à chaque trou on place un ognon dans la direction de l'ouverture , et rien n'est plus magique que le bouquet formé par cette réunion de plantes toutes variées de formes et de nuances : on met ainsi à profit la singulière propriété de ces végétaux de croître indifféremment dans toutes les directions (i).
Ulultiplication des jacinthes et des tulipes. Le semis y
(i) C'est un des phénomènes de ta physiologie végétale des plus extraordinaires et des pins difficiles a expliquer ; il contrarie la plupart des hypothèses proposées pour expliquer la direction des tiges el des ra~ cines ; voyez les ouvrages de Physiologie végétale et la Chimie agricoled'Huropbry Davy ; celte singularité ne tient-elle pas à l'organisation différente ies plantes bulbeuses (*) ?
Note de V Auteur.
(•) Il vaudrait mieux demander si cette singularité existe, et tour les cultivateurs, les physiologistes répondraient à l'auteur qu'elle n'existe* ni dans cette plante ni dans aucune autre. Les lustres formés nar ces jacinthes n'ont jamais existé que dans l'imagination des écrivains que M.. Bail I y a erns avec trop de candeur Lorsque la plante a fleuri dans un Ires-petit pot , on peut , en profitant du moment de la fleur, la placer dans la position que l'on veut , les réunir , les groopper de toutes les façons, selon l'industrie d» celui qui compose ces bizarreries» Telle est la méthode suivie pour les lustres.
pour obtenir de nouvelles variétés , les caïeux, pour conserver les anciennes , sont les deux modes de reproduction de ces plantes; ils ont chacun leur but , et exigent une longue éducation.
Si on veut pratiquer un semis t le premier soin est de choisir des graines provenant des variétés les plus re-
is doit être considérable , !S conquêtes , à cause de .
Mu<mi.ic Fia*»«» qu'on sera forcé de rejeter, mois d'octobre que Ton répand les graines , soit dans des terrines, soit sur des planches dé terre préparée , ou il faut en tous cas couvrir durant l'hiver, surtout a 1 approche de la levée des jeunes plants , dont la délicatesse est extrême. Les deux premières années au moins on les laisse en place ; des sarclages, des arrosemens, des précautions contre le froid et le grand soleil , sont les seuls soins qu'ils réclament. Au bout de ce temps, on les lève ; et , après le repos ordinaire , on les met en pépinière : les uns les retirent chaque année pendant leur saison morte , comme les ognons faits; lesaulres les y laissent deux ans, en renouvelant la terre (1) : enfin , au bout de six ans au plus , ces ognons donnent une tige à fleur ; on peut rtest__- • i! • ~A a ont lamais avant la
leur troisième floraison. H.n.l}ol lande , toutes ces piaïucs conservent leur beauté pendant huit ou dix ans ; mais , en France, il est rare, que les jacinthes ne dégénèrent pas la troisième année
(i) Voyez Vonvra« déjà cité de M. de Saint-Simon , et le Dictionnaire des Jardiniers , de Miller.
Note de V Auteur.
(a) Voici pourquoi : un ognon de jacintbe ne dure que huit ans. 11 ne marque fleurs que la troisième ou quatrième année, et 1 on ne peut juger de la perfection de la fleur qu'a la seconde fleuraison au plutôt; les Hollandais nous les envoient donc à leur sixième année. Ils fleurissent encore deux fois cher nous , ce qui accomplit la durée de leur existence ; les ognons périssent ensuite, et il ne reste plus que des caieux qui , faute d'une nature de terre ou de climat qui leur convienne , n acquièrent jamais la perfeelion des oaiions-mères d'où ils sortent. Un amateur qui veut avoir de belles jacinthes t est obligé dt les faire venir
BULBEUSES. a£i
jgnons en gênerai fournissent abondamment des x ; mais , comme de cette production dépend la conervation des variétés et la possibilité d'en tirer profit, les fleuristes ont cherché les moyens d'en augmenter le nombre. C'est ainsi que Ton s'est aperçu que les caïeux étaient d'autant plus nombreux que les ognons sont moins enterrés ; c'est ainsi qu'en faisant des blessures aux écailles ou tuniques , et des incisions aux couronnes , on détermine leur formation : c'est ainsi, enfin, qu'on tire
Sarli d'un ognon gâté , en lui faisant produire des caïeux , e sorte qu'il est à-peu-pr^s impossible qu'une belle variété vienne à se perdre à moins qu'elle ne tombe dans des mains avares , ou tout-à-fait inhabiles. Les caïeux ne doivent se détacher que lorsqu'ils sont bien formés, ce qu'on reconnaît à la facilité de les enlever; on les traite comme les ognons faits jusqu'à leur floraison.
Nous aurions encore à entrer dans quelques détails sur les maladies des tulipes , et surtout ues jacinthes , et à faire connaître les remèdes à y apporter; mais elles sont trop nombreuses et trop peu connues ; d'ailleurs nous en disons quelque chose , ainsi que des animaux les plus nuisibles , à l'article qui traite des maladies des végétaux en général (i). Nous passons donc à la description des autres plantes bulbeuses de la famille des liliacées.
3. Muscaki , plantes qui ont beaucoup de ressemblance avec les jacinthes , et qui ont longtemps fait
Sartie du même genre ; leur culture est facile. Il en est e même des ViOULTES ( Erithronimn ) , petites plantes qui disparaissent aussitôt après la fleur : on les connaît
annuellement de la Hollande , de les renouveler par tiers, et de demander expressément à ses correspondans des ognons de cinq ans, c'est-àdire qui n'auront fleuri au 'une fois , a6n qu'il puisse jouir de trois floraisons. Si on lui envoie des ognons de six ans , il devra les renouveler annuellement par moitié.
(i) Voyez le chapitre VI de la première partie. Voyez encore , pour plus de détail , le Traité des jacinthes , de Voarlera.
Note de V Auteur.
sous le nom de dent de chien , à cause de la forme de leurs c aïeux (i).
4. Lachenale. Celles-ci exigent un peu plus de soin : leurs fleurs , qui affectent les couleurs jaune , rouge ,
!>ourpre , souvent mélangées , sont remarquables ; elles brment grappes, et sont à six divisions (a).
5. FlUTiLLAiR.fi ( Fritillaria). Plusieurs espèces sont cullivees pour l'ornement des jardins. Celle dite.//i£léagrc ou damier^ indigène de nos prairies humides, mais, perfectionnée par la culture, a le bulbe aplati, la tige droite et grêle , d'un port élégant , les feuilles étroites et pointues, les fleurs pendantes à l'extrémité des tiges et de couleur blanche , jaune ou pourpre , avec des taches carrées plus foncées. Une seconde espèce est la F. de Perse , à bulbe arrondi et à fleurs d'un noir violet, plus petites et en épi. La plus remarquable de toutes est la F. impériale , dite couronne impériale ou simplement impériale ( genre imperialis de Jussieu ).
( 1 ) Mu scari. Les espèces cultivées sont : Muscari monstrueux ( M. conos m m ) , fleurs petites , bleuâtres, formant un très-joli panache, Muscari odorant ( M, suaveoleos ) , fleurs d'un jaune violet el obscur, à odeur de musc, en épi globuleux. On ne les déplante que tous les trois ans , pour en séparer les caïeux.
Quant aux érythrones , ou dent de chien , on en cultive deux espèces VErithrone h longue feuille ( E. longifolium ) est petite , à feuilles lancéolées , ovales , maculées de vert et 4e rouge ; hampe de six pouces, terminée , en avril , par une jolie fleur penchée , blanche en dedans et pourpre en dehors.
Erythrone a fleurs jaunes et dorées (E* flavescens), plus grande, à feuilles maculées de rouge et de blanc , fleurs d'un jaune doré , ponctuées dans le fond. On sépare les caïeux de ces plantes tous les trois ans, et on les replante de suite,
(2) Lachxmale. Les espèces cultivées sont : Lachenale à fleurs pendantes ( L. pendu la ) , fleurs à tubes plus longs que les autres , à divisions extérieures courtes et d'un pourpre noirâtre , les intérieurs d'un beau rouge poncean. Lachenale tricolore ( L. tricolor ), fleurs à divisions extérieures d'un jaune citron bordé de vert , les interienres du même )aune avec une ligne de rouge safrané. Lachenale quadricolotc (L. quadricotor) , divisions extérieures de la fleur rouges à la base , jaunes aux tiers supérieurs, bordées de vert au sommet: les intérieurs jaunes , bordées de vert , a limbe pourpre. Lachenale a fleurs jaunes (h» luteola). Lachenale a fleurs laneêolées ( L. lanceœfolia ). A fleurs bleu-pourpre ( L. purpureocacrulca ). Toutes se cultivent comme les ixias , en orangerie* éclairée et terre de bruyère
BULBEUSES. 243 es Font un charmant effet dans les parterres , îets et les gazons. Elles donnent, par le semis , Ititude de variétés de couleurs qu'on reproduit e moyen des caïeux : ce dernier mode est le plus en sage, .comme beaucoup plus expéditif. Du reste, ces plantes sont rustiques et n'exigent aucune culture.
Ail. ( Allium ). Ce genre renferme encore plus d'esp.èces cultivées pour ornement que pour les usages domestiques. Ce sont des plantes de peu d'élévation et de peu d'apparence , mais dont quelques-unes ont d'assez jolies fleurs , toujours re'unies en tête.
L'A. dorez les fleurs jaunes et assez grandes. Deux espèces ont des fleurs blanches assez belles, surtout celle dite à fleur de lis; d'autres les ont rosées ou purpurines.
7. Lrs ( Lilium ) , l'un des genres qui fournit les plus belles plantes d'ornement , tant poui les parterres que pour les jardins paysagers. Plusieurs espèces atteignent une haute taille ; toutes ont les feuilles allongées , nombreuses à leurs pieds, et les fleurs à six divisions profondes (i).
Le L. de Chine, à fleurs rouges tachées de brun ; le L. turban ou de pomponne , à feuilles linéaires et fleurs pendantes peu nombreuses , de même couleur , ainsi que e L. de Philadelphie; sont les espèces les plus basses.
Le L. blanc est le plus cultivé : il se distingue par sa belle grappe de fleurs du blanc le plus éclatant , grandes, évasées avec élégance , d'une odeur délicieuse. Le L.
(1) Lis. On possède un très-grand nombre de ces plantes superbes. Les espèces auxquelles les amateurs donnent la préférence sont les Lis blancs à fleurs doubles ( L. candidum flore pleno ). Blanc ensanglanté ( L candi dum purpureo-variegai iim ). De Constant inople ( L. peregrinom). Du Japon ( L. japonicum ). Bufbi/cre ( bulbiferwa ). Tigré ( ligriiium). Du Kamtschatka ( kamtschateense ). Superbe (suj'erbum ). Du Canada ( canadense ). Martagon ( martagon ) ; celui-ci a plusieurs variétés , a fleur blanche , jaune brillant , double , piqueté de pourpre, piqueté de blanc, pourpre. Lis orangé ( L. croceura ). A fleurs pendantes ( pendulinum ). De Pensyhanie ( Pensylvanicum ). De PhiladtJphie ( philadelphicum ). Turban ( pomponium ). Des Pyrénées ( Pyrenaïcuro ). Concolor ( roncolor). Monadelphe ( monadelpbum ). Toutes ce? belles plantes doivent entrer dans le jardin dt l'amateur.
rouge ou tigré en diffère peu , si ce n est par ses fleurs rouges mouchetées de noir.
Les espèces dites martagons , sont le L. superbe, qui atteint cinq pieds , à grandes fleurs jaunâtres , mouchetées de noir, très-nombreuses ; le L. du Canada , à-peuprès semblable, mais moins remarquable; le L. mariagon , à fleurs d'un rouge jaunâtre à points noirs ; enfin le L. de Calcédoine ; dont les fleurs sont du rouge le plus éclatant.
- Les lis demandent une terre légère et riche , où ne se fasse sentir ni l'humidité, ni la sécheresse; du reste leur culture est fort facile. On les multiplie de caïeux que l'on détache en transplantant lognon , ce qu'on doit faire tous les trois ans.
8. Aletris. Ce genre, fort nombreux et très-riche en belles plantes , a été récemment divisé en quatre , dont nous parlerons successivement : toutes les espèces demandent l'orangerie ou même la serre (1).
1.0 Les aletris proprement dites; l'espèce dite odorante atteint une grande hauteur, quelquefois dix pieds. Sa tige forte est terminée par une touffe de longues feuilles lancéolées , de laquelle sort un épi ramifié qui porte les fleurs rouges en dehors , blanches en dedans. Cette belle plante fleurit l'hiver, elle ne peut quitter la serre. L'A farineux, ainsi nommé de la poussière qui couvre sa tige , ne dépasse pas un pied ; ses fleurs sont blanches, à lignes rouges. Cette espèce se multiplie de caïeux , et la première de rejetons.
a.o Sanséviéra , établi pour X aletris de Guinée , et qui maintenant comprend d'autres espèces récemment découvertes. L'espèce de Guinée a les feuilles mouchetées de blanc , engainantes et fort longues ; la tige également mouchetée se termine par une hampe de fleurs
(i) Aletris. Noui croyons devoir donner ici la nomenclature des espèces les plus intéressantes et les plus cultivées. Aletris iragrans , farinosa , arborea, Sanstv'ùn gnineensis , zeylanica , carnea , sessihÛora. Tritoma uvaria , média . pumila. l'eUhcimia viridifoUa.
blanches auxquelles succèdent des baies rouges. On multiplie ces plantes d 'œilltrtons ou traces (i).
3.° Tritoma; formé des aie iris dont les feuilles sont triangulaires à côtés à-peu-près égaux. L'espèce la plus connue est dite à grappe. Ses feuille* , fort longues , ont la forme d une lame d opée ; la tige , assez élevée , se termine par une grappe de grandes fleurs rouges qui durent long-temps. On les multiplie de graines el d'œilletons.
4- Feltheimia. Formé principalement pour Xaletris du Cap , qui se distingue par une tiampe verte , mêlée de brun rougeâtre et terminée par des fleurs jaune et rouge qui s'épanouissent l'hiver : on la cultive en appartement. On la multiplie de semences et aussi de caïeux, mais avec l'attention de ne déterrer sa bulbe que quand la plus grande partie de ses feuilles est desséchée , ce .qui n'arrive pas tous les ans.
9. Albuca. Trois espèces sont cultivées dans les jardins. L'A. à fleurs blanches rayées de vert , et le grand et le petit albuca à fleurs jaunes aussi mêlées de vert. Ces plantes ont les feuilles allongées, étroites, formant touffe d'où sort une lige qui, dans les deux premières espèces , atteint trois ou quatre pieds et se termine par un épi de fleurs.
On les multiplie de caïeux qu'il est prudent de mettre en terre de bruyère : ces plantes réclament aussi l'orangerie.
10. SciLLB ( Sciiia). Ce genre a les bulbes formées de tuniques charnues formant enveloppe. Leurs feuilles radicales sont épaisses : on en cultive un assez grand nombre d'espèces.
Le S. maritime a l'ognon fort gros , fournissant des feuilles lancéolées d'un pied de longueur, et une hampe d'environ deux pieds, terminé par un épi de fleurs blanches.
(t)Sanseviere de Ceyîan ( Sanseviera zeylanica) ; fleurs blanches, en c'pi , répandant une odeur suave pendaut la nuit. Sanwiere camée ( S. carnea ) , fleurs nombreuses , en épi, d'un blanc rosé, répandant une odeur agréable. Sanxevïere a fleurs stssiles ( S. sessiliflora ) ; hampe de sept a huit pouces , rougeâtre ; fleurs en épi , scssiles , couleur dt chair.
il. 20
Le S. d'Italie est plus pelit : il en diffère encore par ses feuilles creusées en gouttière et ses fleurs bleues dis—
J>osécs en épi conique. Il fleurit en mai et est connu sous e nom de fis-jacinthe.
Le S. des jardins a la tige anguleuse et les feuilles plus longues qu'elle ; ses fleurs bleues à centre jaune s'épanouissent aussi en mai.
Le S. du Pérou diffère peu du précédent ; ses fleurs bleues forment un beau corymbe (i).
Il existe encore plusieurs autres espères , mais qui sont moins cultivées; ces plantes demandent une terre légère et sablonneuse et une bonne exposition. On doit les enterrer profondément, de peur des gelées, et couvrir l'hiver principalement les deux premières espèces. On les multiplie de ( aïeux qu'on réunit au nombre de cinq à six pour former de petites touffes.
11. Okmthogalk ( Ornithogalus ). Deux espèces indigènes sont cultivées en pleine terre ; les autres , fort nombreuses, sont pour la plupart du Cap et demandent la culture des ixias {voyez plus loin n.o 4 du 3.°): leurs fleurs sont agréables. îïous ne parlerons que des premières.
I/O. pyramidale fournit des feuilles longues , faibles , qui se couchent à terre ; la ti^e se termine par un long épi de fleurs blanches , ce qui la fait nommer vulgairement épi de lait.
L'O. ombelle, en tout plus petite, a également les fleurs blanches , mais disposées en corymbe : on la connaît sous le nom de dame d'onze heures , parce que ses
(i) Toutes tes scilles ont des fleurs agréables. On cultive encore les espèces suivantes :
Scille campanulèe ( Scilla campanutata ) ; hampe de d?x pouces ; en juin , fleurs d'un joli bleu violacé , en grappes lâches.
Scille à deux feuilles (S. bifolia); hampe de cinn ou six pouces, terminée, en mars, par trois ou quatre petites fleurs bleues, en ëpi lâche.
Scille a fleurs en ombeUc ( S. umbellata) j hampe de deux à six ponces* en avril et mai, six à dôme petites fleurs en étoile, à odeur d'attbe'pmc , formant un corymbe orabelliforme. Toutes se cultivent de
fleurs s epanomssent à cette heure , au printemps , queU qucfois aussi à 1 automne. 1 V ' ™
hanlVl^V ' «Tn /'ev?s • de cult™ ^rile , font ua bon effet en toutes dan, les parterres et les massifs • on les multiplie abondamment de caïeux
hJhf ^f"*08? / PàfyvÙus ). Ces plantes ont une bulbe pointue insérée sur une racine tuberculeuse; leurs feuilles sont radaales, longues et étroites. La tige parvient jusqu a quatre p.eds et se termine parun jolîéoi
ou bouquet de fleurs blanche* «P.™. „ 1P ' f ? n "cu'^ uiancnes, dune odeur suave; le
centre des fleurs doubles est souvent rosé. Dans notre climat ces plantes ne se cultivent pas en pleine terre ; on les Ph.ce tomours en pots, qu'on 'doit ^ printemps mettre en couche et sous châssis, afin d'activer la végétation! On ne le, en tire qu'au moment de la floraison po"' \es exposer en parade ou en décorer le, appartemensPdont il faut avoir grand soin de le, écarter Xrant la nuit , à
hSZJït?* r,e odeur- L'°8non 1ui a fourni une ««§•
à Heu ner,t 0U)Ours> ttf a |;rer chose ,
il faut le relever et en séparer les caïeux ; mais le plus souvent «, caïeux ne donnent pa, de fleurs, ou «ouf au Plus au bout de quatre ans. Aussi préfère-t-on acheter chaque année des ognons venus de^rovence. On doit donner a ces végétaux une terre franche et substantielle avec beaucoup d arrose mens,
i3 Agapanthe (Agapanthns) , connne sous le nom
t , Ub,erTexbkcU% CfUe P,aD,e a lc Pied 6"ni d'une forte toufle de feu.l e, l.néalre,, fort longue, , de laquelle
sort une tige qui s'élève jusqu'à troi, pieBs , e,t très-li,,e , se 1,,erm,n„e au commencement de l'été par une jolie ombelle de fleurs bleues. Ces plante, se multiplient mieux ce ca.eux que de toute autre manière ; souvent , pour leur en iaire produire davantage , on le, tient dans un pot un peu re„erré , alors les caïeux se multiplient; |a cause en est : que ce sont des sortes de divisions de la racln' » et» quand celle-ci ne trouve pas une nourriture abondante , elle fait tous ses efforts pour profiter de la pente quantité qu'elle peut atteindre. Les agapanthes doivent être mises en terre de bruyère un peu forte, et sur couche ou sous châssis quand on lut a fait passer l'hiver hors de terre ou pour la reprise des caïeux. Cepen-
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dan! on peut la laisser en pleine terre pendant les gelées , pourvu qu'on la couvre fortement (1).
14. PHALANGÈRE (Phalangium). Quatre espèces peuvent être cultivées pour l'ornement des jardins , et le méritent par l'agrément de leurs fleurs.
Les P.JÏeurs de lis et rameuses sont indigènes , à fleurs blanches disposées en épi , ressemblant à celles des lis. Ce sont des plantes à racines vivaces , qui n'exigent d'autre attention que d'être placées à l'ombre , et , autant que possible , en bonne terre.
Les espèces les plus délicates sont la P. bicolore, à fleurs blanches en dedans et roses en dehors, et la P. dite iis de Saint— Jfruno , à fleurs blanches presque pareilles à celles du lis ordinaire. Ces plantes exigent une couverture d'hiver, un lieu ombré et chaud, et une terre légère , mais riche en humus.
15. Asphodèles ( Asphodelus ) , jolies plantes qui ne demandent qu'une bonne exposition. Deux espèces sont surtout cultivées :
L'A. jaune , dit bâton de Jacob, à feuilles triangulaires ; elle donne beaucoup de tiges garnies de feuilles : les fleurs sont jaunes el en long épi fort beau.
L'A. rameux, à feuilles aplaties et à fleurs blanches, disposées en panicules. On peut regarder ses racines comme un amas de bulbes.
Ces deux derniers genres se multiplient de graines , et mieux par la séparation des racines : il faut seulement faire cette opération avec adresse ; et ne pas user d'instrumens tranchans. Les racines de ces végétaux ne sont pas précisément bulbeuses : elles sont intermédiaires avec les tubéreuses ou fibreuses. Les asphodèles les ont épaisses et charnues , réunies en bottes ou faisceaux : on peut même les utiliser comme aliment pour les hommes ou les animaux.