‹ Manuel complet théorique et pratique du jardinierChapitre 91 sur 111 · ARBUSTES · texte numérisé non relu

ARBUSTES

mille des amentacées, et en sont les deux genres nains . Les arbustes de celui-ci sont vulgairement connus sous les noms de gaie, cirier, tamarin; il renferme un assez grand nombre d'espèces, la plupart de pleine terre , formant buisson , et agréables dans les bosquets. Cependant l'espèce qui a fait (Tonner à ces plantes le nom de cirier, doit être rentrée en orangerie , ou au moins bien couverte : cette dénomination lui appartient, puisque ses semences , plus que celles des autres espèces, dissoutes dans l'eau bouillante y fournissent une sorte de résine verdîUre avec laquelle on fait de> bougies ; ou les emploie à cet usage en Amérique. C'est un arbuste à feuilles longues , dentées, odorantes et à fleurs verte» ; il offre beaucoup de variétés.

Les espèces de pleine terre les plus remarquables sont :

Le M. dit piment royal, arbuste odorant dans toutes ses parties, à feuilles élargies , dentées , h points jaunâtres sécrétant un suc résineux, à fleurs mâles en chatons 9 et à fleurs femelles en globules, de couleur rouge.

Le M. de Pensyknnie , dit aussi cirier% parce qu'il peut encore fournir de la cire, est également odorant et forme un joli buisson : de même que le précédent, il se plaît sur le bord des eaux.

Ces arbustes n'exigent que de l'humidité quand ils sont d'une certaine force; mais les jeunes plants, qu'on obtient de semis , rejets ou marcottes , doivent, par prudence, être placés sur couche. Ces arbustes paraissent cependant naturalisés, et ils mériteraient bien d'être multipliés à cause de l'usage important de leurs fruits : ils pourraient, sans doute , devenir l'objet d'une culture utile, et M. de Morogues, dans son excellent ouvrage sur les Améliorations de l 'agriculture , le recommande dans ce but.

7. Fothergille (Fothergilla), petits arbustes d'Amérique formant buisson par leurs nombreux rameaux couverts d'un duvet blanchâtre; les feuilles ont le même duvet à leur surface inférieure; les fleurs, blanches , odorantes, également duveteuses, paraissent avant les feuilles : il leur succède un fruit qui lance les graines *}u il renferme avec éclat.

d'ornement. 3S7

Ces arbustes 5e multiplient de graines et de marcotte* : ils exigeât la culture des bruyères et de fréquens arrosemeus.

SECTION m.

Cette section comprend les végétaux ligneux du second rang , c'est-à-dire qui , dans une plantation en amphithéâtre où Ton veut jouir de l'aspect de tous les objets qui la composent, doivent être groupés au second plan, derrière ceux que nous venons de décrire , non aune ma— nière régulière et uniforme , mais d'après les règles du goût qui doivent toujours présider aux plantations des

Iardins naturels. Les genres qui en font partie sont nom* >reux, et presque tous recherchés pour l'ornement des jardins ; ce sont des végétaux dont le but n'est pas seulement de produire des effels pittoresques , mais qui l'atteignent en partie, et de plus ont tout l'agrément des plantes à fleurs les plus brillantes : ils ont encore sur les précédens l'avantage d'être en général d'une culture facile , telle qu'il convient dans un vaste terrain , et de n'exiger des soins extraordinaires qu'au plus pour leur première éducation. Ces arbrisseaux sont aussi d'un fré-

Î uent usage dans les parterres, où ils occupent le centre es corbeilles et des plates-bandes , et dans tous les jardins fleuristes. Dans ceux paysagers, on doit les placer partout où l'on a besoin de distraire l'attention , ou d'occuper agréablement l'œil du promeneur; ils servent encore à décorer les contours des massifs et les lisières des plantations en amphithéâtre , et, groupés en massifs, à rompre l'uniformité d'une prairie ou aune plaine sans masquer la vue ; ils ne dépassent pas dix pieds , et le plus sou vc ut se tiennent dans des limites plus bornées.

Les neuf premiers genres conservent leurs f milles toute Vannée.

1. Fil ARIA (Phyllirea, f. des jasminées) , arbrisseaux toujours verts , fort agréables dans les bosquets , et en haies et buissons. On en cultive un grand nombre qui font plutôt des variétés que des espèces, et qu'on peu*

358 S0U5-ARBRISSEArX ramener a trois types, savoir : le P. à étroites, à moyennes et à grandes feuilles. A ces différences près, elles ont beaucoup de ressemblance : la première a les feuilles épaisses et entières, assez semblables à celles du romarin ; la troisième les a ovales et dentées. Les fleurs, peu apparentes , sont remplacées par des baies noires. Les variétés sont distinguées d'après la forme des feuilles; il en est une à épines.

Ces arbustes supportent assez bien nos hivers, et se plaisent partout : cependant il est bon de les décharger des neiges et givres qui couvrent leurs rameaux , et d'abriter les jeunes plants pendant quelques années.

2. Buplevrum (f. des ombellifèrcs) , dit oreille de lièvre, sans doute à cause de la forme des feuilles , qui allongées, entières, lisses, imitent jusqu'à un certain point la forme d'une oreille longue comme celle du lièvre : elles se distinguent de plus par la nervure du centre trèsapparente , et par une teinte glauque produite par une poussière particulière à cet arbuste ; il forme, avec ses tiges multipliées et sortans de terre en grand nombre , de charmantes touffes ou buissons qui doivent être recherchés dans tous les jardins : les fleurs , petites et jaunes , font assez d'effet, parce qu'elles sont disposées en ombelles terminales sur des pédoncules élevés.

Cet arbuste préfère les terrains substantiels et un peu humides : on le multiplie de rejetons, marcottes et semences (i).

3. CelASTRE (Celastrus, f. des nerpruns). Ce genre renferme plusieurs arbustes agréables dans les bosquets : les uns forment buisson et touffe ; les autres sont saimenteux et grimpans.

Parmi les premiers on distingue :

i°. Le C. à feuilles de bais % qui les a cependant un peu plus grandes, mais entières et d'un vert foncé : il fournit pendant tout l'été' des bouquets de fleurs blvnches remplacées par un fruit rouge.

a°. Le G. luisant , dit cerisier des Tlottentots , à

(0 On euhive en orangerie la Buptevre coriace ( Buplerrum coria qui ressemble beaucoup à la précédente.

d'ornement. 35g féuillcs épaisses , luisantes f armées à leur extrémité d'un aiguillon crochu.

3°. Le C. multijlore , à tige droite , hérissée d'épines, et à fleurs nombreuses ; elles sont blanches , et le fruit rouge dans ces deux espèces : ces arbustes demandent une bonne exposition, et môme, par précaution, l'orangerie.

Parmi les espèces sa r menteuses on remarque : i°. Le C. grimpant % dont les tiges atleignent dix à douze pieds , dit bourreau des arbres , parce qu'il les fait souvent périr en empêchant leur croissance avec ses rameaux : ses feuilles sont pointues, dentées et lisses; son fruit rouge présente trois proéminences d'un effet singulier.

2°. Le C. de Virginie , plus petit, et connu sous le nom de fusain bâtant , à tiges rameuses de couleur brunâtre et à feuilles entières; ses (leurs sont blanches et les fruits rouges.

Tous ces arbustes sont assez indifférens sur le sol et l'exposition où on les place , si ce n'est le premier, mais ils aiment l'humidité; on les multiplie de graines et aussi de marcottes et de boutures qu'il est plus prudent de placer sur couche , surtout pour les espèces non sarmenteuses (i).

Ces trois genres forment en gênerai buisson , tandis que les cinq derniers , à feuilles persistantes , affectent plus ordinairement la forme arborescente.

4- Sauge ( Salvia , de la famille des labiées, ainsi que le suivant). Ce genre très-nombreux , et dont toutes les espèces sont fort aromatiques , en renferme un assez grand nombre à tige demi-ligneuse : il serait trop long et à-peu-près inutile de les décrire , la plupart étant étrangères et de serre , les autres fort connues ou peu remarquables. Nous nous bornerons à dire que toutes ont les tiges carrées et la plupart les feuilles allongées , ova-

(1) Célastrc h feuilles entières ( Celastrus inlegrifolius ). Arbrisseau de quatre à six pieds, à feuilles persistantes, obovales, coriaees; de juillet en août, ûeurs blanches, en étoiles, formant des cïmes lâches. Cette espèce ic cultife comme les precédens , mais eu orangerie.

36o SOUS- ARURISS fi AUX

les , cannelées , velues el ridées ; les fleurs bleues en verticales formant panache plus ou moins loug à l'extrémité des rameaux (i).

5. Romarin (Rosmarinus), arbrisseau à tige ligneuse, à rameaux presque herbacés, à odeur aromatique , qui ne peut manquer de se trouver dans un jardin , puisqu'il est consacié à celui qui le cultive. On en connaît quelques espèces Ou plutôt variétés qui ditlèrent peu du R. commun , à feuilles persistantes , linéaires , fermes et épaisses, blanchâtres, surtout en dessous, disposées sur deux rangs le long des rameaux : les fleurs , qui paraissent au printemps, sont bleues et en bouquets.

Ces Jeux genres exigent une exposition chaude et abritée : les variétés du romarin et beaucoup d'espèces de sauge doivent être rentrées en orangerie ; on les multiplie facilement d'éclats de pieds, de boutures et de marcottes.

6. BuDLKB {Budlcia, f. des personnées) , arbustes à rameaux carrés , dont quelques espèces peuvent être cul-

(i) Plusieurs sauges produisent un effet admirable dans l'orangerie» par le nombre , la beauté et l'éclat de leurs fleurs. Telles sont les espèces suivantes :

Sauge cardinale ( Salvia coccinea )• Arbuste de quatre pieds ; feuilles cor diformea , persistantes ; fleurs grandes , d'un ecarlaie vif. Serre tempérée.

Sauge d'Afrique ( S. africana ) ; de cinq à six pieds ; feuilles ovales , fleurs violettes ou d'un bleu foncé , assez grandes. Oran-

Sauge élégante ( S, formosa ) ; de trois à six pieds ; feuilles cordiforroes , crénelées ; fleurs grandes , d'un très - beau rouge. Orangerie.

Sauge darée ( S. aurea ) ; de cinq à six pieds ; feuilles arrondies ; en mai , fleurs grandes , d'un beau jaune doré, se changeant en couleur de rouille. Orangerie.

Sauge éclatante ( S. fulgens ); de deux à trois pieds; feuilles ovales - acurainées ; en automne , fleurs superbes , grandes , en longs épis, d'un rouge éclatant ainsi que le calice el les bractées. Orangerie.

SaugèinPùlutrée ( S. iftvolucrata ) ; àê deux a trois pieds ; feuilles grandes , cordiformes ; en automne , fleurs rouges , enveloppées de grandes bractées de la même couleur.

Les autres espèces muins remarquables , mais cependant feule* belles , sont : Salvia horminum , argentea , ojficmalis , bicolor # . pomijera , crttka , ebamerdrjoides , paniculuta ,

d'ornrment. 36 i

tivées en pleine terre, mais dans un lica abrité, bien exposé , et avec le soin de les empailler l'hiver.

Les B. à feuilles de saule , à feuilles de sauge et glo~ bulcuse , sont dans ce cas : cette dernière a ses rameaux blancs | opposés; les feuilles grandes, aiguës, dentées 9 blanches à leur surface inférieure; les fleurs de ces arbustes, portées sur des pédoncules et disposées en grappes , sout odorantes et de couleur jaune ou blanche.

La Budlèe très-glabre ne peut se passer de l'orangerie.

Ces végétaux demandent de fréquens arrosemens ; ils se multiplient de semences , boutures et marcottes , qu'il faut toujours placer sur couche ou sous châssis, en pots, afin de les rentrer en orangerie pendant quelques années.

7. Arbouster {Arbutus^ f. des bruyères). Les espèces cultivées demandent des soins pour ne pas geler l'hiver. Cependant on les cultive en pleine terre, mais en les couvrant pendant les froids. L'A. commun , dît arbre aux fraises, à rameaux colorés en rouge, ainsi que le pétiole des feuilles qui sont d'un vert Lès-luisant. Les île un» , le plus souvent blanches , sont rouges dans une variété et doubles dans une autre. Les fruits ressemblent à la fraise pour la forme, mais non pour le goût; ils mûrissent à la fin de l'automne.

L'A. andrachne el TA. à longues feuilles ressemblent du précédent , mais se dépouillent de leur écorce et fleurissent au printemps ; ils sont plus sensibles au froid.

L'A. dit bousscrole, est un arbrisseau à tiges ram-

Î tantes , allongées , formant touffe , et garnies de petites euilles luisantes; les fruits , d'un beau rouge, sont disposés en grappes comme le raisin; cette espèce est la moins délicate.

Ces végétaux exigent une bonne exposition 9 et doivent avoir, non-seulement les rameaux empaillés, mais encore les racines couvertes ; on les multiplie de semis faits sur couche , et de marcottes en terre de bruyère.

8. ËPHÈDRA (f. des conifères), arbustes singuliers par l'absence totale des feuilles , remplacées , comme chez le casnarina, par des ramilles ou brindilles analogues au] chevelu des racines ; les fleurs sont en ebatons et remplacées par des baies de couleur rouge.

L'E. r/wt atteint dix ou douze pieds, elle forme ua

3Ga SOUS- ARBRISSEAUX

buisson garni d'une multitude de rameaux effilés et pen-

dans.

L'espèce à deux chatons parvient à hauteur d'homme ; ses tiges sont grêles , et portent une grande quantité de ramilles filiformes.

L'E. à un chaton est semblable , mais plus petite.

Ces arbrisseaux ne demandent pa» grands soins ; cependant surtout les deux premières espèces doivent être

{dacees dans une position abritée , et couvertes durant 'hiver ; on les multiplie facilement de rejetons , ce qui se rencontre bien rarement parmi les végétaux de celte famille.

Les derniers genres , au nombre de vingt , perdent leurs feuilles chaque année. La plupart forment buisson , mais la taille peut leur faire prendre une direction contraire et élever leurs tiges ; beaucoup sont des arbrisseaux tres-remarquables , aussi les rencontre- 1- on fréquemment dans tous les jardins. Nous les rangeons dans l'ordre des familles naturelles , cJ est- à-dire d'après leur

analogie.

i. DiRCA (f. des thymélées). L'espèce cultivée dans les lieux humides et marécageux, et dite, par ce motif, D. des marais, est aussi connue sous le nom de boiscuirf parce que son écorec est tenace et souple ; on pourrait même mettre cette qualité à profit pour beaucoup d'usages et la cultiver à cet effet; c'est un arbrisseau à rameaux nombreux fort souples, à feuilles jaunâtres et velues à leur surface inférieure , enfin à fleurs en forme de cornets , peu apparentes et devançant les feuilles.

Cet arbuste demande les lieux humides, même marécageux et tourbeux , et l'ombre. On le multiplie facilement de graines, mais assez difficilement de boutures et marcottes , ce qui arrêtera peut-être sa propagation.

a. JASMIN (Jasminum) 9 sert de type à la famille des jasminees, à laquelle appartiennent également les trois genres suivans. Celui-ci renferme un assez grand nombre de jolis arbrisseaux, les uns droits, les autres grimpans, qu'on recherche pour leur feuillage et leur port élégant, ainsi que pour leurs fleurs nombreuses et odorantes, employées en parfumerie. Les jasmins f en général, fournissent de nombreux rejets qui servent à les multiplier ;

on le fait encore facilement par le moyen fies marcottes et des boutures. Les uns réclament la «erre chaude , d'autres seulement l'orangerie, enfin, plusieurs peuvent demeurer en pleine terre ; mais ils sont un peu délicats ; au reste > ce ne sont que leurs rameaux qui gèlent quelquefois , et leur croissance très-rapide les remplace bien prompte ment

Les espères de pleine terre sont : le J. jaune , à tiges nombreuses, droites et faibles, à feuilles allongées, à divisions entières, à fleurs jaunes, petites., disséminées à l'extrémité des rameaux, se succédant pendant longtemps. Cette espèce est fort rustique, et doit être rceberchée dans les massifs et les bosquets, à cause de ses belles touffes . qui cependant s'étalent trop : clic eroit dans les mauvais terrains.

Le J. d'Italie ressemble au précédent, mais est plus petit; de même que le précédent, ses fleurs jaunes sont inodores , et ses feuilles persistantes.

Le J. blanc perd ses feuilles; c est un arbrisseau sarmcnlcux très- recherché pour son élégance et l'odeur agréable de ses innombrables fleurs; il est très-propre à décorer toutes les fabriques et les troncs d'arbres isolés. Il est assez rustique ; cependant ses rameaux gèlent quelquefois. Ses fortes liges sont grises , mais les jeunes branches sont d'un vert foncé ; les feuilles, également très-foncées , sont allongées, composées de sept folioles aiguës. Lt fleurs blanches ont un long tube, et le limbe aplati.

(1 ) Jasmin triomphant ( J. revolutum ). TV 5— joli arbrisseau à figes grimpantes fie dix a douze pieds; ses feuilles son! trois fois ailées , scr fleurs, assez grandes , d'un beau jaune, sont très-odorantes. Longtemps on Ta cru d'orangerie, n,ais »" aujourd'hui qu'il passe Irc*bien l'hiver en pleine terre , au pied d'un mur au midi , ;»vec la précaution de le couvrir de paille. Le ./. sarmvntcux ( T. volubiTe ) , est une for» jolie espère nui ne s'clevc puere qu'a six pieds, à feuilles simple?, cl dont les fleurs blanches exhalent une odeur des plus agréables. Il est de serre letnr, -rée. Le J, de P lie-ik-Fra :c( (J. inauritiauutn ) , à fleurs nombreuses , blanches , «ub rau se cultite en serre chaude. Le ./. gffii'.ule < J» genicula'um ) , se reconnaît aisément à ses feuilles simples port t'es par des pétioles articulés , et à ses fleurs très- odorantes et d'un blanc $al«»

Les principales espèces d'orangerie, qu'on dirige de manière à en former «les boules pour décorer et parfumer les apparlemcns , sont : le J. d Espagne , nommé ainsi , malgré qu'il soit de même que le précodent originaire des Indes ; il lui est assez semblable , mais est plus petit ; ses rameaux faibles ne. grimpent pas ; ses fleurs sont plus gtandes et rougcàtres à l'extérieur; elles sont aussi fart odorantes.

Le J. à feuilles de troène a les fleurs du dernier, mais il se distingue par ses feuilles simples et glauques.

Le J. des Açores , à longs rameaux pendans , sarmenteux , à feuilles ternées , luisantes cl foncées , à fleurs nombreuses, blanches, très-odorantes.

Le J. jonquille, à fleurs jaunes ; d'une odeur suave, à feuilles de forme variée, lisses , d'un beau vert, alternes; cette espèce est celle qui soutient le mieux ses rameaux.

Toutes ces espèces conservent leurs feuilles durant l'biver.

3. FontANÉSIE {Fontanesid) , genre dédié à M. le professeur Desfontaines. L'espèce la plus répandue , dite à feuilles de filaria, peut se cultiver en pleine terre , où elle est agréable dans les bosquets , et en palissades ; elle perd alors ses feuilles, tandis qu'en serre elle les conserve toute Tannée. Cet arbrisseau fournit de nombreux rameaux minces et flexibles, et formant une forte touffe ; les feuilles sont oblongues et aiguës ; les fleurs , petites et abondantes, sont blanches lors de leur épanouissement, et deviennent ensuite rougeâtres : elle n'est pas difficile sur le choix du terrain, et préfère même les mauvais. Mais les jeunes plants, que l'on se procure de graines, d'éclats, de marcottes et de boutures , doivent être placés en bonne terre terreautéc , et à l'exposition du soleil levant.

4. Chionanthe (Chionanthus). La seule espèce cultivée dite de Virginie et arbre de neige , recherche le bord des eaux. Les rameaux , nombreux et formant buisson en s'écartant , sont , ainsi que les pétioles des feuilles , de couleur noirâtre; celles-ci sont grandes, entières, aiguës, d'un beau vert ; les fleurs d'un beau blanc f nombreuses , disposées en grappes sur des pédoncules divisés en trois parties. Cet abustc est difficile à reproduire; ses graine*

mettent beaucoup de temps à lever et pourissent fréquemment avant la germination , et les marcottes fournissent des rarines avec difficulté : il se marie bien, parla greffe, avec le frêne ordinaire.

5. TfiOÈNE (Ligustrum). L'espèce commune est un des arbrisseaux les plus rustiques et les plus indifférens sur le terrain : il c roit partout avec facilité et vigueur, et est employé avec avantage dans les jardins paysagers , aux lieux mal exposés et dont le sol est mauvais, soit dans les bosquets , soit autour des rochers ou sur les coteaux : ses racines sont traçantes et fournissent beaucoup de rejetons. Ses tiges , flexibles , nombreuses , atteignent assez de dcvelopin-mcnt , mais ne peuvent guère se soutenir à moins d'être dirigées par une taille rigoureuse : elles sont bien garnies de rameaux et de feuilles lancéolées, presque sessiles, d'un vert foncé. Les fleurs, blanches, petites, odorantes, sont disposées en grappes » l'extrémité des rameaux , et remplacées par des baies noires. Il offre plusieurs variétés. r

Le T. d'Italie lui est en tout semblable, mais dans

des proportions doubles.

On connaît encore le T. du Japon . à grandes fleurs ; mais il est plus délicat, et demande à être placé en lieu abrité (i) (i).

6 HydrangÉE (Ifydrangea, ainsi que le suivant, de la f." des saxifrages^. L'espèce de Virginie • les tiges A abord vertes et carrées, et , en s élevant , elles deviennent brunes et arrondies : les feuilles, dentées, sont un peu

(i) Ces arbrisseaux sont prr'cieux en ce qu'ils peuvent servir de suje4 pow recevoir les greffes des diverses variétés d'oliviers

Note de V Auteur.

fal Une espèce nouvelle et fort intéressante est le Troène du Népmit i Lienslrum ncpaulcnsc ). Cet arbrisseau n'a encore atteint que quaîre Iciuq pieds dans no* serres; «e< feuilles persistâmes sont ovales, oblon«ues , velues eu dessous ; ses fleurs , blanrhes, en pamcules terminales , exhalent une odeur agréable. On Ta d'abord plaç- en serre chaude; aujourd'hui on le conserve en orangerie; SmJUS fhC il eM originaire, il paraît a-peu-pres certain qu'il passerait trct-b>"" «" ver en pleine terre. On le multiplie de boutures étouffées, et par la greffe sur le troène commun. jo

jduiiaircs t ci ics neurs, Diancues, en ombelles terminales.

L'H. glauque a les feuilles Hanches à la surface inférieure , et les fleurs en houle. Du reste , elle est su nblahlc à la première, ainsi que TH. à feuilles île chêne, si ce n'est que les feuilles, dans cette espèce, sont plus grandes cl velues en dessous : elle est aussi plus délicate.

Ces arbrisseaux décorent agréablement les premiers plans des massifs dans les endroits ombragés cl abrités; ils aiment la terre légère, surtout celle de bruyère. On les multiplie de drageons et de marcottes couchées dans cette terre.

ItÉe (liea). On devrait multiplier dans les jardins d'ornement soignés deux espèces d'un aspect lrès-a<>réable , qu'on peut cultiver en pleine terre. °

La première est IX à grappes, à tige dro te, noueux, et fournissant des rameaux qui prennent la forme de boule. Au commencement de l'été se montrent de longues grappes de fleurs blanches. °

La deuxième est IX de Virginie % qui ne dépasse pas cinq pieds, et a les fleurs pareilles ; mais ses feuille*, d'un beau vert, sont dentelées ; ce qui le distique encore du précédent. °

On cultive encore, mais en orangerie , Pl. épineux.

Ces arbrisseaux demandent la même culture que cru* du genre précédent; mais les marcottes doivent être opérées avec le secours des ligatures.

La même famille fournit encore le genre hortensia , qui peut , à la rigueur, passer l'hiver en pleine terre.

8. CoRETTE (Corchorus, f. des tiliacées). La seule espèce cultivée est du Japon ; c'est un charmant arbuste à ticres grêles, flexibles, et qui ont souvent besoin Je soutien : ses feuilles, plus nombreuses à l'extrémité de» rameaux où elles sont réunies en paquets, sont allonges, pointues, dentées profondément, et d'un joli vert.n Oft ne recherche que la variété à fleurs doubles, qu'on obtient d'ailleurs très-facilement, et qui est du plus bel effet dans les bosquets , et même dans les parterres : le* fleurs sont jiuncs, et le plus souvent forment tétes or* bouquet à l'extrémité des rameaux j elles se prolonge»! et

d'ornement. 367 se succèdent depuis le mois d'avril, pendant fort longtemps.

Cet arbuste préfère une terre légère, un peu ombrage'e : on le multiplie facilement de rejetons ou de marcottes et de boutures.

cj. KetmiE {Hibiscus, f. des malvacées). C'est un des genres qui fournit les arbustes les plus propres à dé— corer les premiers plans des massifs, et même les parterres. Il renferme un grand nombre d'espèces, et plusieurs espères un grand nomhre de varie'tës.

T^a plus connue , et une des plus agréables, est appelle vulgairement althea , mauve en arbre. C'est un arbuste très-touffu , formant uu beau buisson qui s'élève à hauteur d'homme, mais qu'on maintient facilement à moitié de celle hauteur par la tonture quand la position l'exige. Ses feuilles , d'un beau vert, sont à trois divisions arrondies, dentées. Il fournit, vers la fin de I été% d'abondantes fleurs , larges , solitaires dans l'aisselle des feuilles, et du plus bel aspect ; elles offrent mille variétés de couleurs et de paoacburcs, et chacune de ces variétés double facilement.

Le K. des marais a les liges et les feuilles vcloute'es : celles-ci sont profondément découpées; les fleurs sont blanches, légèrement teintes de jaune.

Ces espèces sont de pleine terre, et s'accommodent de tout terrain et de toute exposition. On les multiplie facilement de semis; mais, pour les variétés, îl faut einpîoyer la greffe ou les boutures et marcottes, avec inci^ sien, qui reprennent assez difficilement.

Parmi les espèces qui réclament les serres ou l'orangerie , on re mai que surtout le K. à feuilles variées , dont les feuilles ont en effet des divisions de forme trèsdiverse sur beaucoup d'entre elles; les rameaux sont garnis de nombreux aiguillons; le K. à fleurs changeantes, qui les a de la plus grande dimension et de la plus grando beauté 5 le K. dit ambrette , à tige herbacée.

On multiplie ces espèces «le semis et de boutures sur couche chaude ou sous châssis; elles demandent beau-*

coup <le chaleur pour fournir abondamment leurs belles Heurs ( i).

10. Tamarix (f. des portulacées). On cultive dans les jardins paysagers deux espèces très-propres aussi à former des haies; elles croissent avec la plu* grande rapidité | atteignent environ quinze pieds y et forment des touffes très-élégantes, et d'un aspect fort agréable parmi les autres plantations; il est difficile de les former en tiges droites, parce qu'elles fournissent un grand nombre de jets très-vigoureux et très-élcvés. Ces arbrisseaux viennent dans les plus mauvais terraius , pourvu qu'ils soient sablonneux et humides : on les multiplie avec la plus grande facilité de marcottes et de boutures: les boutures renversées réussissent parfaitement, et Ton peut en tirer parti pour obtenir des touffes plus larges et des haïes mieux garnies du pied.

Le T. de Narbonne a les rameaux nombreux ,4 grêles , élancés; les feuilles très-petites, serrées ; les fleurs blanchâtres et en épis termiuaux.

Le T. d'Allemagne a le même port , mais les rameaux sont jaunes, ses feuilles moins petites et moins rapprochées , d'un vert cendré ; les fleurs un peu plus, grandes.

Le premier a souvent ses rameaux gelés par les grands froids de nos climats ; mais les racines fournissent des jets qui ont bientôt remplacé le bois mort.

1 1. Calycanthk (Calycanthus , f. des magnoliers ), L'espèce la plus connue , qui occupe une place distinguée dans les premiers plans du jardin paysager, est vulgairement appelée arbre aux anémones , faux giroflier, pompadoura, etc. C'est un arbre aromatique dans toutes ses parties, à rameaux nombreux, diflus, formant touffe. Ses fleurs , solitaires, assez apparentes, ont les divisions du calice et celles de la corolle colorées en rouge et recourbées en dedans.

( i ) Kctmic militaire ( Hibiscus militaris )t Plante vivace , rustique v • pleine terre. Tiges herbacées et simules, glabres , trilobées , acuraiecs et dentées en scie; Heurs belles , pourpres. Terre franche légère; loliipticatiou de (raines on par l'éclai des raciues.

d'ornkmknt. 365

Deux autres espèces plus petites peuvent encore être cultivées en pleine lerre , à bonne exposition , mais Mtk

feu ombragée ; Tune est le C. nain , à rameaux jaunâtres; autre est le C. feraao , à rameaux bruns et à anthères blanches.

Enfin , une espèce plus délicate est le C. précoce , à fleurs jaunes mouchetées de rouge, très-odorantes , et précédant les feuilles; elle doit être rentrée en orangerie.

On multiplie principalement ces arbrisseaux de rejetons et de Marcottes avec iucision , placées en terre de biuyère.

îa. Epine-vinette (Berberis, f. des rinettiers). Les arbustes de ce genre sont encore plus cultivés pour ornement que pour utilité. Leurs tiges , jaunâtres, hérissées d'épines aiguës, et garnies de nombreuses petites feuilles dentées , ont un joli port , et forment de charmaus buissons ; les fruits rouges qui succèdent aux fleurs jaunes , et sont disposés en grappes , leur font produire beaucoup d'effet dans les massifs et les bosquets : une espèce a les feuilles garnies d'épines; on cultive TE. V. commune , et TE. V . de la Chine , assea semblables. Ces arbustes se multiplient de toute manière , et s'accomodent de tout terrain et de toute exposition (1).

i3. HAMAMELÉE {Hamamelis , appartient à la même famille ). C'est un arbuste d'Amérique qui s'est bien naturalisé , et mérite d'être recherché dans les jardins. Il se plaît dans les terrains humides et ombragés; ses feuilles sont arrondies et dentées , accompagnées de stipules ; ]cs fleurs sont à longs pétales jaunes , tortillées et réunies en paquets , de même que les fruits qui leur

( 1 ) Epine- vinette du Népavl ( Barbe ris nepaulensis >. ArI>rU$eau de dix à doute pieds , à feuilles o\ ales-ellipl iques , réunies en faisceaux de cinq à sept , teintées de rose dans leur jeunesse , ayant trois ou Quatre dents assez fortes près du sommet ; en avril et mai, fleurs semblables à celles du. vineltier ordinaire, mais beaucoup plus grandes et d'un effet remarquable; fruits violets % couverts d'une poussière çlauque , moine acides et plus agréables que ceux du berberis ordinaire ; ptema lerre ordiraire ; multiplication de greffe sur la TÎnétuer comnum * de marcottes et de drageons» .

succèdent , et ne mûrissent que l'année suivante. Les gtaines qu'ils fournissent, semées en terre de bruyère ~ ne lèvent que la troisième année; aussi préfère-t-on les multiplier au moyeu de marcottes avec iucision, en terre humide.

14. CÉPHALANTE (CephnlanUms , f. des rubiacçes). L'espèce cultivée dans les jardins , nommée bois-bouton, est un arbuste formant buisson épais , à rameaux rougeâtres, à grandes feuilles entières, aiguës , et a fleurs blanches réunies en tète ou houppe sur de longs pédoncules , et paraissant vers le milieu de l'été. Cet arbuste recherche les sols humides et ombragés ; on le multiplie de graines qui sont souvent fort long-temps à lever, ou de marcottes qui ne donnent de racines que la seconde année.

15. ROSIER (Rosn , f. des rosacées, ainsi que le genre suivant } , fournit une innombrable quantité d'espèces et de variétés d'arbustes remarquables par la beauté et l'odeur suave de leurs fleurs partout recherchées, partout admirées : la rose n 'est-elle pas la plus belle des fleurs? Qui oserait lutter avec elle pour la pompe du vêtement, l'élégance et la grâce de la tournure , le parfum délirât

ui s'exhale de son sein ? Quelle plante méritait autant 'être répandue avec profusion dans les jardins, où on la rencontre toujours avec un nouveau plaisir , devant laquelle on ne passe jamais sans une sensation de plaisir en la voyant , sans un regret en s'en éloignant ? C'est bien pour elle que les poêles ont du toujours trouver leur verve éveillée (1).

Car qui peut refuser un hommage à la rose , La rose dont Venus compose ses bosquets , Le printemps sa guirlande, et l'amour ses bouquets; Qu' Auacréon chanta , qui formait avec grâce , Dans les jours de festin , la couronue d'Horace : La ruse au doux parfum , de qui l'extrait divin, Goutte a goutte versé par nue avare main , Parfume , en s'ekhatant , tout un palais d'Asie Comme un doux souvenir remplit toute la vie ?

(1) La culture des roses s'est tellement répandue , on en a obtenu ijn si gand nombre de belles variétés depuis Ja première publication, du. Manuel théorique et pratique du jardinier , qu'à moiuj de faira

D ORNEMENT. 3}l

Toutes les qualités de la rose devaient la faire remarquer des amateurs, et les engager à multiplier leurs plaisirs

un volume , il nous serait impossible de les décrire toutes. Nous «lions donc nous borner à donner ici la nomenclature et la description des plus belles variétés, de celles que les amateurs recherchent avec le plus d'empresseraeut , et le nombre en sera encore très-grand.

SECTION J. -- Roses oe Provins.

i. Belle Herminie ; semi-double , d'un pourpre vif ponctué de blanc.

a. Mithridate ; superbe , large , bien faite, d'un rouge brillant ; les extrémités de ses rameaux sont rouges, caractère que l'on rencontre 1resrarement dans les provins.

3. Roi des pourpres , ou Renoncule noirâtre ; fleurs très-doubles, assez bien faites, d'un pourpre foncé.

4. Ourika; fleurs superbes, très-bien faites, très-doubles, d'un brun foncé ; ses rameaux sont d'un violet noirâtre et son feuillage d'un vert sombre.

5. Capricorne ; fleurs belles , très-doubles, d'un pourpre velouté, foncé; pétales irès-réguliers.

6. Louis XIV ; (leurs larges , belles, bien faites , très-doubles , d'un très-beau rose vif ; cette variété ressemble à la joséphine, mais ses cou-* leurs sont beaucoup plus vives.

7. Hervy; fleurs assez grandes, d'un beau pourpre nuancé de pourpre plus clair, surtout sur le bord des pétales.

8. Archidamie ; fleurs d'un rouge vif, larges, très-doubles, parfaitement faites , superbes.

9. Roi de France; fleurs très - grandes , belles, d'un pourpre loncé.

10. Temple d'Apollon , ou cramoisissimo ; fleurs semi-doubles , trèsgrandes , d'un pourpre cramoisi foncé , superbes.

1 1. Pourpre couronne'; fleurs moyennes, doubles , d'un pourpre violet , au ceutre de la fleur , une petite couronne formée par les etaraines; feuillage profondément denté.

12. Raucourt ; fleurs grandes, pourpres, à pétales irrcgoliers et comme chiffonnés.

13. Ornement des rouges ; fleurs grandes, doubles d'un rouge vif. Cette variété donne une très-grande Quantité de fleurs qui s'épanouissent très-bien , ce qui rend l'arbrisseau d'un effet superbe.

i4- Promille; fleurs grandee, Ires-doubles, d'un rouge carmin éclatant ; belle variété.

i5. Phénix ; fleurs paraisssant des premières , très-doubles, moyen* ces , d'un fort beau rose ; c'est de toutes les roses de Provins celle qui fleurit la première.

t6. Carmin brillant ; fleurs de grandeur moyenne, d'un carmin vif dans le ceutre et d'un pourpre clair à la circonférence.

17. Cocarde pourprée; fleurs grandes , d'un pourpre fonce , avec des pétales panache» de pourpre clair.

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par une culture soignée. Si <|tielque chose peut autoriser les folies des floriraanes, ce sont certainement les agré~

18. Sémonoille a fleurs doubles ; fleurs superbes , grandes , d'un rose cuivreux ; do reste, elle ressemble à la rose sémonville ordinaire, quant à la couleur de son bois et à ses autres caractères.

19. Belle Thérèse; fleurs grandes , asses bien faites, très-doubles , d'un pourpre un peu violacé,

so. Eveque ou Bishops; fleurs grandes , d'un pourpre violet ; assex belle variété recherchée, quoique ancienne.

ai. VioUttc-Crémcr ; finir s grandes , très-doubles, à pétales trèsserrés et bien disposés ,d'un violet foncé.

ai. Merveilleuse; fleurs moyennes , très-doubles , d'un pourpre violacé t nuancé de pourpre plus pâle.

s3. Amande; fleurs régulières, très-nombreuses, très-doubles, d'un pourpre violacé et très-foncé.

?4. Enfant de France; fleurs moyennes, très - doubles , d'un pourpre violacé , durant et conservant leur fraîcheur pendant longtemps*

aS. Assemblage de beauté ; fleurs moyennes, d'un cramoisi i rès -éclatant, la plus riche de toutes pour la vivacité des couleurs.

^ aG. Ninon de l'Enclos; fleurs bien faites , très-grandes, d'un pourpre violacé et nuancé de pourpre plus clair.

^f. Grand Alexandre; fleurs très - doubles, grandes, asses bien faites , violettes.

a8. Bizarre flammé* ; fleurs moyennes, base des pétales d'un rouge de feu , se fondant et passant au violet clair à mesure qu'il s'approche du sommet.

29. Impératrice^ ou Kaiserium Phlggeton ; fleurs moyennes, asser bien faites, très-doubles, d'un pourpre violacé très-foneé.

30. Belle Equermoise ; fleurs grandes , assez bien faites , belles, d'un pourpre violacé.

31. Grande ardoisée; fl ours grandes , très -doubles , Violettes, avec quelques panaches blanchâtres.

3 a. Nathalie Promille ; fleurs grandes, se mi -doubles, roses, ponctuées de blanchâtre ; très-jolie variété.

33. Ducd'Angouléme ; fleurs moyennes, doubles , assez bien faites , violettes, à pétales bordés de blanchâtre.

34. Bose semée; fleurs grandes, d'un beau rose, ayant au centre une conronne formée par les étaraines ; feuillage très-dentelé.

35. Cramoisi brillant ; fleurs doubles, très-grandes, d'un cramoisi *if et velouté.

36. Léonidas; fleurs aussi grandes et de la même forme que la rose pivoine , mais d'un coloris beaucoup plus vif.

37. Charlotte de la Charme; fleurs moyennes, doubles, d'un rosé purpurin , ponctuées de rose pale.

38. Mort de Virginie; fleurs superbes, grandes , d'une belle forme, « un violet foncé. ^

3 p. Beauté surprenante ; fleurs moyennes, doubles t rose pâle dans le •entre , d'un blanc pur à la circonférence.

me ns <!<» relie planlc, si supérieure à toutes Ici autres fleurs d'amateurs; et quel esprit misanthropique et sombre

4o. Glacée; fleurs moyennes, très-doubles, d'un joli rose couleur de ebair, a pétales très-minces et légèrement transparens.

4if Dupuytren ; fleurs grandes, doubles, belles, d'un violet

foncé.

4* Duc de Bordeaux; fleurs moyennes , doubles , d'un pourpre cri* moisi uniforme et très-vif ; très-belle variété.

43. Comtesse de Genlis; fleurs moyennes, quelquefois prolifères, variant beaucoup dans la forme et la couleur, d'un rose carné ou tirant un peu sur le gris de lin.

44* Pony pourpre ; fleura grandes , régulières, très- doubles , d'un cramoisi foncé , très-belles.

45. Sœur Joseph; fleurs très-doubles, moyennes, régulières , d'un beau rose nuancé de blanc*

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