‹ Manuel d'agriculture pratique algérienneChapitre 38 sur 39 · A NOS LECTEURS · texte numérisé non relu

A NOS LECTEURS

L'Étude des questions coloniales est à l'ordre dn jour, en France comme a l'Etranger.

L'émigration hors d'Europe est aujourd'hui un fait régulier et permanent. Chaque année 3 ou 400,000 individus quittent l'Europe pour aller au delà de l'Atlantique chercher des moyens d'existence qu'ils ne trouvent plus dans leur pays.

En Amérique, on Afrique, on Océanie, des pays nouveaux grandissent, et par tous les moyens possibles, appellent ù eux les émigranls.

Quant aux colonies quo certains Ëlats européens possédaient déjà, les unes sont en pleine voie de prospérité, tandis que d'autres végètent et dépérissent chaque jour davantage ; l'histoire des unes et des autres olTre de précieux enseignements.

Les colonies françaises ne sont pas p^rmi les plus riches;

[es lois qui, trop longtemps ont pesé sur elles, ont contribue puissamment h entraver leur essor. Cependant une ère nou-

l'clle semble demie s'onu'ir puni' elles.

Il n'est plus question coin me riuli-efois d'inféoder les colonies aux métropoles ,oii, en pays conquis, d'iissujeltir complètement, Mens el personnes, cl l'on a renoncé, — loul au moins en principe. — ;i une domination ;il>snlucqui no laissait d'an Ire choix aux indigènes que l'as-ervissenienl ou la mort.

Les principes nouveaux d'.nlmini^raliun coloniale doivent désormais avoir pour nul '.le faire participer les pays conquis aux av an lapes île la civilisation el du commerce île la métropole. Aussi tandis que li'- anciens principes tendaient fatalement à la sépRralinn dus colonies, l'application des nouveaux doit avoir pnurrésulln! l'ni;i le rapprochement, l'association éqnilalile des colonies à la métropole.

Alt point de vue (les iménHs figurais Ions nos efforts doivent tondre à hâter le moiueni où ce but pourra être atteint.

Nos colonies réclament îles liras, des travailleurs. Lo Ilot immense des populaiionséiniLTaiiies ipii se portent toujours vcrslesmèmes points de l'Amérique un des colonies anglaises pourrait certainement eu e oéloui'né au profil Jo nos possessions coloniales d'Afrique ou d'oulre-racr.

Faire connaître nos colonies, leurs ressources, leurs richesses, leur climat el leurs besoins, c'est leur fournir les Cléments du travail qui leui manquent pour se développer el prospérer.

Mais la splendeur du elimnf, la richesse du sol ne suffisent pas aux populat ions émis âmes. Ce qu'elles recherchent surtout ce sont des insiiiutious meilleures, pins parfaites que celles des pays qu'elles quittent.

n Les hommes, disait tout dernièrement un de nos colla-

0 borateurs (1), ne multiplient pas dans les contrées où la

* vie est étroite, l'alimenlaiiiMi dillirile. la production en- « travée, la pensée comprimée, la liberté individuelle en- « chaînée ou restreinte. Les hommes se portent là où règne = la liberté sous tontes ses formes cl dans lentes SCS appli-

• calions : liberté poliiique, liberté civile, liberté religieuse, ' liberté industrielle, libelle commerciale.

n Voyez l'Amérique. vu\e/ les Colonies a utilises, l'accroi9~ « sèment prodigieux de leur population, sans exemple dans

1 l'histoire, n'csl-il pas la consécration la plus éclatante qn'ait jamais reçue le principe de liberté? «

L'étude de la Colonisation dans les Deux-Mondes, l'histoire de3 succès ou tics mécomptes obtenus par los différents

(I) H- finie CjrJjn, t» Qaetlin ■IjfrbiiM, nnclls ten la solution*

peuples dans leurs colonies, nous sert de point de comparaison pour cheivliei- i'L inmierla voie que la France doit suivre dans l'intérêt de ses établi ssements coloniaux. C'est dire implicitement que chaque fois que des documents Impartiaux, authentiques et nuises .un meilleures sources nous sont communiqués sur les Colonies étrangères, on sur les essais de colonisation lentes par les puissances étrangères, nous les accueillons avec plaisir et leur consacrons toute la place qu'ils peuvent reclamer.

C'est ainsi que nous publions en ce moment une série d'études sur les colonies anglaises.

Bientôt viendront successivement des éludes complètes sur la colonisation au Brésil, sur les colonies espagnoles, portugaises, russes hollandaises, etc., etc.

Tel est le but que nous nous proposons en continuant la publication de la Revue nu Monde colonial.

Pour l'atteindre, nous avons fait appel aux. Hommes spéciaux qui se sont occupes du la silu;ilinn actuelle et de r;ii c;iir ..le !a ei.lmiisjl.em fr.ine;iisn et é Iran ce, et les écrivains les plus omincnls do la Presse coloniale veulent bien nous prêter leur concours.

Nous nommerons entre autres : MM. Louis Bars», — T. A. Barbie du Bocage, — Sabln Berthelot, consul de France à Ténériffe, — Emile Cinlnn, — C.nt-rat, 1)11 service de la dégustation

de Saint- Waur, président du Conseil général delà' province d'Oran, — Clément Duvernois,— J. H. Fabre, —Achille Fllllas — Arthur de FoQvlelle — Wilrrid de Fonvlelle, — Jules fiémd, — Ermens Gérard, jardinier en chef de la pépinière de la Taouey (Sénégal). — Fernand Giraudeau, — Gresteï, — Guéri u-Menevi lie, secrétaire de la Su.jiêié il a.L'L'li uiatalion, — A. Hardy directeur delà Pépinière centrale d'Alger, — Maurice La Cbesnals, — Mes de Umarque. — Emile Legrand, — Ch. Bérioart de Tbnry membre-correspondant de la Société impériale et centrale d'Agriculture de France,— Le Pelletier de Saf ut-Rem j, administraleurde l'Agence centrale des Uanquos coloniales, — Malte- Brun, secrétaire général de la Société do Géographie.— Arthur Mangin,-MeWil-Bloni!Ourt 1 — MiogagdfduGardJ,— AnértFasflort,

— Jules Pautet, — le docteur Perron, orientaliste, directeur du collège arabe-français d'Alger,— le docieur Prosper de Pietra Santa, médecin pae .]iTac;iec de l' Empereur, — Armand Pignel, —Elisée Reclus, —Emile Booert, ancien président de la Chambre de Commerce d'Alger,— Hlppoljte Rwsse,— Salomon,— Siegfried,

— A. R. Souvlron, etc., etc.

En agrandissant notre cadre, nous avons étendu le cercle

de nos éludes qui, maintenant, embrassent l'Agriculture, l'Industrie, le Commerce, In Marine, les Sciences, la Littérature française et Étrangère, les Voyages, les Beaux-Arts, l'Ethnographie, l'Archéologie, etc.

Nos livraisons contiennent habituellement et alternativement :

1» Des articles d'actualité;

2" Des articles sur l'agriculture, le commerce, l'industrie, la marine et les finances de la France, des colonies oc i'e l'Etranger;

3° Une revue de la presse métropolitaine an point de vue des intérêts coloniaux; i° Une revue de la presse coloniale et étrangère ; 5" Une chronique de la quinzaine; 6° Les documents officiels;

7° Un bulletin de colonisation française et étrangère dans les deux mondes ; 8° Une revue critique de la littérature des deux mondes; 9° Un bulletin si'icmiiique :

10° Une revue artistique des beaux-arts, musique, théâtres, expositions ;

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