Encéphale de Protopterii,!!. Face inférieure
VU, cerveau antérieur ; ZH, cerveau intermédiaire avec l'infundibulum (Iiif) qui forme un encadrement charnu(L/p)àl'liypopliy»e (//);NH, arrière-cerveauii?, moelle épinière ; Oh, capsule auditive; /, nerf olfactif; //, nerf optique ; *, sa partie intra-cranienne ;-j-, point où il traverse la paroi du crâne ; V, trijumeau réuni au facial ( VII) ; VIII, les deux nerfs auditif»; 7A', une des racines du glooso-pharyngien ; IX', l'autre racine qui s'unit au ganglion (G) ; XII, hypophyse; ISp, premier nerf rachidien.
la série des Mammifères. 11 émane de la moelle épinière. Au niveau de la quatrième et delà cinquième paire cervicale, c'est un long nerf collecteur qui reçoit toujours sur son trajet des anastomoses du nerf rachidien. Il se dirige en avant parallèlement à la moelle épinière et à la moelle allongée, pénètre enfin dans le crâne pour en ressortir aussitôt avec le nerf vague. Il innerve certains muscles qui s'insèrent sur la ceinture scapulaire, tels que le sterno-cléido-masto'idien ei le trapèze. Ses rapports morphologiques sont encore en bien des points très obscurs.
Nerf hypoglosse.
La douzième paire de nerfs, qui correspond toujours à plusieurs nerfs, se distribue à certains muscles situés sur le plancher de la cavité buccale entre l'omoplate et le sternum d'une part et l'arc hyoïdien d'autre part. Elle se rend aussi dans les mucles propres de la langue, principalement chez les Mammifères où ces muscles atteignent leur plus haut degré de développement. Mais là ne se borne pas sa distribution; elle innerve encore, comme on commence déjà à l'observer chez les Vertébrés inférieurs, par des anastomoses qu'elle envoie aux nerfs rachidiens [ansa hypoglossi), les, muscles qui s'insèrent sur le sternum et le corps de l'hyoïde, c'est-à-dire le sterno-hyoïdien, le sterno-thyroïdien, le thyro-hyoïdien et Y omo-kyoïdien.
Chez les Dipnoiques on voit de la manière la plus claire comment, par suite de la fusion progressive de la première vertèbre cervicale avec le squelette céphalique, l'hypoglosse, qui est représenlé chez certains Téléostéens et chez les Amphibiens, par le premier nerf cervical, se trouve attiré dans la cavité crânienne. Il possède aussi chez eux, comme on sait, encore deux racines dorsales, dont la postérieure seule est pourvue d'un ganglion (Iversen]. Primitivement l'hypoglosse présentait chez tous les Vertébrés ces deux racines, comme le prouve le fait qu'on les retrouve encore jusque chez les Mammifères pendant la période embryonnaire.
Sympathique.
Le système du grand sympathique, qui se distribue, comme on l'a vu, principalement sur le canal digestif, dans le système vasculaire et dans les organes glandulaires du corps, dérive du système nerveux cérébro-spinal.
De chaque ganglion spinal part chez l'embryon un nerf qui, après un court trajet, s'enfonce dans un petit amas irrégulier de cellules nerveuses au-dessus des veines cardinales. L'ensemble de ces amas ganglionnaires constitue les ganglions du sympathique, qui primitivement présentent, comme les ganglions spinaux, une disposition segmentaire. Ils sont réunis entre eux par des commissures longitudinales, qui par leur ensemble constituent de chaque côté de la colonne vertébrale un tronc nerveux auquel on donne le nom de cordon du sympathique. Celui-ci est donc une formation secondaire. Il en part des nerfs qui se rendent, en formant de nombreux plexus, dans les organes que nous avons énumérés plus haut;
d'autre part, par son mode d'origine, il communique avec le système nerveux central (1).
Le sympathique s'étend au delà de la colonne vertébrale dans le crâne ; il y présente avec plusieurs nerfs crâniens des relations semblables à celles qu'il affecte au niveau de la moelle épinière avec les ganglions spinaux.
Sa disposition seg'mentaire primitive disparaît fréquemment plus tard, principalement dans les rég"ions oii pour une cause quelconque surviennent des modifications plus ou moins profondes dans l'ébauche primitivement métamérique du corps, c'est-à-dire au cou, dans le tronc et dans la région sacrée.
CheyA'Amphioxus, il n'existe pas de système nerveux sympathique; ctiez les Pélromyzonles (et Y Ammocète) il est rudimentaire, c'est-à-dire qu'ici les ganglions ne sont pas réunis par des commissures longitudinales. Néanmoins on observe des plexus qui se rendent au tut>e digestif et au système vasculaire (2). La différenciation des ganglions spinaux primaires n'a lieu que chez les Poissons supérieurs ; elle débute dans la tête et progresse dans la direction de la queue. C'est là un fait que nous montre la phylogénie aussi bien que l'ontogénie. C'est ainsi que chez les Téléostéens la partie céphalique du sympathique seule est bien développée, tandis que chez la Grenouille les coi'dons du sympathique s'étendent déjà dans toute la longueur du tronc. Chez les Dipnoïques on n'a pu jusqu'ici découvrir aucune trace du sympathique.
Les fréquentes anomalies que l'on observe dans le sympathique s'expliquent facilement par son mode même de développement. C'est ainsi qu'il arrive parfois que le ganglion interverlébral ne se sépare qu'incomplètement, ou même qu'il ne se développe pas du tout; dans ce cas, le cordon du sympathique présente une interruption locale. D'autres fois le rameau de communication entre le ganglion spinal et le ganglion sympathique reste très court ou prend une longueur démesurée.
Quant à la structure intime du système sympathique et surtout à la formation des plexus, nous sommes dans une ignorance presque complète.
Bibliographie.
F. Ahlborn. Untersuehungen ilber das Gehirn der Pelromyzonten. Zeitschr. f. wiss. Zool.