‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 109 sur 217 · IV. RÉGION CERVICO-OCCIPITALE SUPERFICIELLE · texte numérisé non relu

IV. RÉGION CERVICO-OCCIPITALE SUPERFICIELLE

Elle présente les muscles splénius, grand et petit complexus.

Muscle splénius (0.

PI. y>, ()i. Obliquement placé derrière le cou, il est allongé et aplati; il se fixe en dedans par des fibres aponévrotiques plus larges en bas qu’en haut , aux apophyses épineuses des quatre ou cinq premières vertèbres dorsales , à celle de la septième cervicale et à la partie inférieure du ligament cervical. Les fibres charnues qui partent de ces différens points d’insertion , d’autant plus longues qu’elles sont plus inférieures , se portent obliquement en haut et en dehors , de sorte qu’il reste entre ce muscle et son semblable un espace triangulaire où paraît le grand complexus. Elles ne tardent pas à sc diviser en deux faisceaux , dont l’un supérieur , plus étendu , s’attache par de courtes aponévroses en dehors de l’empreinte qui est au-dessous de la ligne courbe supérieure de l’occipital , et à tout le côté externe de l’apophyse mastoïde du temporal , tandis que l’autre , inférieur , se subdivise en deux portions, pour s’insérer aux apophyses transverses des deux premières vertèbres cervicales. On trouve aussi quelquefois un petit faisceau qui se fixe à celle de la troisièine. Ce muscle est recouvert en arrière par le trapèze, le rhomboïde , le petit dentelé supérieur , l’angulaire et le sterno-mastoïdien. 11 est appliqué sur les petit et grand complexus , le long dorsal et le transversaire. Il étend la tête et l’incline, ou lui imprime un mouvement de rotation

^i) M. ceri'ico-mastoïdien et dorso-trachélien. Chauss. M. splénius capitis et splénius ceri'icis, Soemm.

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE, qui tourne la face de son côté. Quand il agit avec son semblable , la tête est directement étendue.

Muscle grand complcxus (O.

Situé au-dessous du précédent, il est allongé et assez épais. Il s’attache par des tendons d’abord isolés , puis placés parmi les fibres charnues , et d’autant plus marqués qu’ils sont plus inférieurs, aux apophyses transverses et articulaires des dernières vertèbres cervicales et aux apophyses transverses des quatre ou cinq premières vertèbres dorsales. Nées de ces divers tendons, les fibres charnues forment, par leur union , un faisceau étroit et pointu en bas, qui devient progressivement plus épais en se portant en haut et en dedans , et en se rapprochant de son semblable , dont il se trouve seulement séparé en haut du cou par un interstice cellulaire placé au-dessous du ligament cervical postérieur. Quelquefois plusieurs de ces fibres se fixent aux apophyses épineuses de la dernière vertèbre cervicale et des deux premières dorsales. Le muscle, continuant de monter, parvient a l’occipital, et s’y fixe par des aponévroses assez prononcées en dedans des inégalités qu’on voit au-dessous de la ligne courbe supérieure. Il est partagé, suivant sa longueur , par divers faisceaux aponévrotiques ; l’un d’eux forme une espèce de tendon aplati , plus large à ses extrémités qu’au milieu, qui est placé près de son bord interne. Un autre faisceau existe au milieu ; le plus souvent il forme une intersection en forme de zigzags et transversale. On trouve aussi quelquefois une troisième intersection aponévrotique. Le grand complexus est recouvert par le trapèze, le splénius, le petit complexus, le trànsversaire et le long dorsal. Il est appliqué sur les M. droits postérieurs de la tète et le transversaire épineux. Il étend la tête, en l’inclinant de son côté, et en la tournant dans la rotation du côté opposé, s’il agit seul. S’il se contracte avec son semblable , la tète est directement étendue.

Muscle petit complexus W.

Placé sur les parties latérales et un peu postérieures du cou, ce muscle est allongé, PI. 91 , 9J, étroit et fort mince; il se fixe en dehors des apophyses transverses des quatre dernières vertèbres cervicales, et quelquefois à celles de la première dorsale , par de petits tendons d’autant plus prononcés qu’ils sont plus inférieurs. Les faisceaux charnus qui leur succèdent, d’abord isolés, se réunissent bientôt en un seul, lequel remonte verticalement derrière l’apophyse mastoïde , et s’y insère par un tendon aplati. Les fibres charnues sont souvent interrompues par un tendon aplati. Ce muscle est recouvert en arrière par les M. splénius et transversaire; il est appliqué sur le grand complexus, les deux obliques de la tète et le faisceau postérieur du digastrique. Il incline la tête en arrière et de côté, s’il agit seul, et l’étend directement s’il se contracte avec son semblable.

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