‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 114 sur 217 · I. RÉGION BRACHIALE ANTERIEURE · texte numérisé non relu

I. RÉGION BRACHIALE ANTERIEURE

Elle est formée par les M. biceps brachial, coraco-brachial, et brachial antérieur.

Muscle biceps brachial (a).

Situé à la partie antérieure et interne du bras, ce muscle est allongé, renflé à sa partie P), fig , moyenne, mince au bas , terminé en haut par une double extrémité. De ses deux extrémités supérieures, l’une, plus courte, s’insère au sommet de l’apophyse coracoïde par une aponévrose qui lui est commune avec le coraco brachial ; les fibres charnues, nées de cette apophyse , forment un faisceau assez épais, qui ne tarde pas à s’isoler du coraco-brachial avec lequel il était d’abord confondu, pour se porter en bas et en dehors, et se réunir vers le tiers supérieur du bras, à l’autre portion du muscle. Celle-ci, plus longue que la précédente , se fixe au-dessus de la cavité glénoïde du scapulum , par un long tendon qui

(i) M. sous-aevomio huméral. Chauss. M. deltoïdes. Soèmm. — (2) M. scapulo-radial. Chauss. M. biceps brachii. Soemm. '

MANUEL

se conlimie avec le ligament glénoïclien , se rénéchit sur la tète de l’humérus en s’aplatissant, traverse I articulation , étant entoure par une gaine complète que lui fournit la membrane synoviale, et s’introduit dans la gouttière bicipitale, au-dessous de laquelle il s épanouit en une large aponévrose. Les fibres charnues qui en proviennent, constituent la longue portion du muscle, faisceau arrondi, fusiforme, qui se joint à la courte portion, et se confond bientôt avec elle de la manière la plus intime. Le faisceau unique , né de cette réunion , continue à descendre , se rétrécit , et vient s’insérer sur un tendon d’abord large et mince , qui est caché dans les fibres charnues ; ce tendon passe au-devant de l’articulation du coude, et s’enfonce dans l’espace triangulaire que laissent entre eux les M. grand supinateur et rond pronateur : il donne naissance, par son bord interne, à une expansion fibreuse qui se jette dans l’aponévrose anti-brachiale ; il va ensuite , en se contournant , s’insérer à l’apophyse bicipitale du radius. On trouve une petite capsule synoviale entre lui et le col de cet os. Le M. biceps brachial est recouvert par le deltoïde, le grand pectoral , l’aponévrose brachiale , les tégumens ; il est appliqué sur l’humérus , le coraco-brachial et le brachial antérieur. Il a pour usage de fléchir l’avant-bras sur le bras , de tourner la main dans la supination, quand elle est dans la pronation; il peut aussi fléchir le bras sur l’avant-bras, élever le bras sur l’épaule, ou abaisser le scapulum sur l’humérus, en lui imprimant un mouvement de bascule.

Muscle coraco-brachial (').

VI. 97. Cg. I. Placé à la partie supérieure et interne du bras, ce muscle est mince, allongé, aplati; il se fixe au sommet de l’apophyse coracoïde , par une aponévrose qui lui est commune avec la courte portion du biceps et s’étend d’abord au-devant de leurs fibres réunies , pour se perdre ensuite sur la courte portion. Les fibres charnues, nées de cette aponévrose et de la cloison qu’elle forme , s’isolent de celles du biceps, et constituent un faisceau qui descend obliquement en arrière et en dehors , et se fixe , au moyen d’une aponévrose plus marquée en dedans qu’en dehors , à la partie interne de l’humérus, un peu au-dessus de son milieu , entre les M. brachial antérieur et brachial postérieur. Le coraco-brachial est recouvert par le grand pectoral et le deltoïde ; il est appliqué sur le sous-scapulaire , les tendons du grand dorsal et du grand rond et l’humérus; il est traversé , dans son milieu , par un nerf. Ce muscle dirige le bras en avant et en dedans ; il peut élever légèrement l’humérus, et faire tourner l’omoplate, en lui imprimant une sorte de mouvement de bascule qui éloigne sou angle inférieur de la poitrine.

Muscle brachial antérieur (2'.

Pl.98.Cg.,.

Ce muscle est situé à la partie antérieure , inférieure et profonde du bras ; il est allongé , aplati , et cependant fort épais : ses fibres s’insèrent, 1° aux faces interne et externe de l’humérus, depuis l'empreinte deltoïdienne qu’elles embrassent en se bifurquant, jusqu’au-dessus de l’articulation du coude ; 2® le long du bord interne de l’humérus , sur une

(1) 1\I. coraco-humèral. Cbauss. 31. coraco-brachialis. Soemin. — fa 31. hiimcro-çiihital. Chauss. 31. bru" chialii internus. Soëmm.

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE. 191

I cloison aponévrotique qui en provient, et les sépare du triceps brachial; 3° au bord il externe du même os , par des aponévroses qui leur sont communes en haut avec le triceps brachial, et plus bas avec le long supinateur. Ces fibres, plus longues et verticales au milieu , plus courtes et obliques sur les côtés , descendent en formant un faisceau qui grossit jusqu’à la partie moyenne du muscle, s’amincit ensuite, et se termine sur une large aponévrose à fibres longitudinales, laquelle vient, avec les fibres charnues qu’elle accompagne, se terminer à l’apophyse coronoïde du cubitus. Le brachial antérieur est recouvert par l’aponévrose brachiale , la peau , le biceps , le long supinateur, le rond pronateur et divers vaisseaux et nerfs. Il est appliqué sur l’humérus et la partie anterieure de l’articulation du coude. Il fléchit l’avant-bras sur le bras , et réciproquement.

Muscle triceps brachial ou brachial postérieur *.0.

Ce muscle occupe la partie postérieure du bras; il est épais , allonge , aplati , simple à sa partie inférieure , et divisé en haut en trois portions : l’une moyenne , plus longue que les autres , se fixe à la partie la plus élevée du bord axillaire de l’omoplate , au-dessous de la cavité glénoïde ; cette insertion a lieu par un tendon aplati , qui se sépare en deux aponévroses, l’une interne, et l’autre externe : les fibres qui naissent de ce tendon forment un faisceau d’abord aplati et mince, lequel descend verticalement entre les M. grand et petit ronds, derrière l'articulation scapulo-humérale , augmente d’épaisseur, et se joint à la portion externe , vers le tiers supérieur du bras , et à l’interne , vers son milieu. La portion externe , moins volumineuse que la précédente, plus large en bas qu’en haut, s’attache, par une extrémité pointue, à la partie supérieure du bord externe de l’humérus , au-dessous de sa grosse tubérosité. Ses fibres chaimues descendent obliquement en dedans et en arrière , et sont d’autant plus courtes qu’elles sont plus inférieures. Elles se fixent aussi au bord externe de l’humérus, ainsi qu’à une cloison aponévrotique qui leur est commune avec celles des M. deltoïde et brachial antérieur. La portion interne est plus courte, mais de même forme que la précédente; elle commence au-dessous des I tendons des M. grand rond et grand dorsal, par une extrémité allongée , qui s’insère au bord interne et à la face postérieure de l’humérus ; elle se fixe aussi à une cloison fibreuse qui la sépare du brachial antérieur ; ses fibres descendent en arrière et en dehors. Les trois portions du triceps étant réunies, forment un faisceau épais, large, concave en avant pour embrasser l’humérus, et se terminant à l’apophyse olécrane, au moyen d’un tendon qui envoie des expansions latérales à l’aponévrose brachiale. Ce tendon remonte et se change derrière le muscle en une large et forte aponévrose à fibres longitudinales , libre et très-apparente au milieu et en dehors , mais qui , en dedans, est cachée par les fibres charnues. Le tendon commun reçoit aussi beaucoup de fibres charnues qui viennent delà face postérieure de l’humérus, et descendent très-obliquement pour s’insérer sur sa face antérieure. Le M. brachial postérieur est recouvert par les M. deltoïde et petit rond , par l’aponévrose brachiale et la peau ; il est appliqué sur les M. grand rond, grand dorsal et sous-scapulaire , sur l’humérus et la partie postérieure de l’articulation du

(i) Jfl. scapulo-olécranien. Cliauss. M. triceps Irachiî. Soëmin.

PI. 97. fig. 1.

Pl.98.fig, ,, a, 3.

ftl

Ï92* . manuel

coude. Il étend 1 avant-bras sur le bras , et, dans quelques cas, ce dernier sur le premier. Sa longue portion peut porter le bras en arrière , quand il est étendu , ou bien abaisser l’épaule sur l’humérus.

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